Après la formation à Kindu, dans la province du Maniema, de deux bataillons d’élite par des formateurs belges, c’est le tour aujourd’hui des Américains d’envisager celle d’un corps d’élite dans le cadre du programme Africom.

En effet, les questions sécuritaires intéressent de plus en plus plusieurs nations. A celles-ci, il faut ajouter les enjeux régionaux et internationaux. Ce programme qui entre dans le cadre de mettre en place une « armée africaine » dont les missions seraient d’interposition et d’imposition de paix intéresse de nombreuses organisations internationales qui le voient d’un bon œil. Et bon nombre d’entre elles sur le continent africain y ont déjà adhéré.


L’Africom s’est donc engagé à former « des casques bleus africains ». Des corps d’élite qui disposeront des combattants bien formés et capables de remplir des missions d’interposition et d’imposition de paix dans un continent déchiré par des guerres sans fin.

Déjà, plusieurs pays africains regroupés en sous régions ont compris cette nécessité. Ainsi, les pays de l’Afrique de l’Ouest sont regroupés dans l’Ecomog.

Ceux du Sud sont avancés dans le cadre de la Sadc avec le pays de Nelson Mandela en tête. Les pays de l’Afrique de l’Est ont décidé d’en faire autant avec la réunion de Bujumbura après les rencontres de Nairobi, Dar es-Salaam et Kampala. Quant à l’Afrique centrale, elle se cherche encore dans le cadre de la CEEAC, et la 3ème session de Brazzaville visait justement à jeter les bases d’un espace de paix et de sécurité dans la sous-région.

Ce sont ces deux thèmes qui ont dominé les travaux préparatoires de Kinshasa en prévision du l4ème sommet des Chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale, CEEAC.

De ce qui précède, et compte tenu des plans dedéstabilisation que la RDC a subie, il convient de réagir en vue de répondre également aux préoccupations de l’Union africaine.

Aussi, la restructuration des FARDC s’impose, une fois de plus, comme priorité des priorités. C’est justement pour remplir cette obligation que les Américains s’emploient à former dans un premier temps, quelque 700 soldats dans le cadre de l’Africom. Selon le commandant américain qui s’occupe de cette formation, un tri rigoureux des éléments à former a été appliqué et des accords conclus avec le gouvernement congolais ont été signés pour leur bonne rémunération.

Ces accords s’inscrivent dans le contexte d’une nouvelle approche de paix et de sécurité. Mieux, pour aboutir à une stratégie de sécurité nationale et élaborer une bonne politique de défense au regard des priorités économiques, politiques et sociales.

Le Palmarès


(BT/Ern./CL/Yes)