Pour cause de non payement de leur dus du second semestre, les enseignants et les responsables du Collège Saint Pie X de Ngiri-Ngiri ont menacé de boycotter la rentrée scolaire 2010-2011.
Depuis la clôture de l’année scolaire 2009-2010 en juin dernier, le torchon brûle entre les enseignants et les responsables paroissiales du Collège Saint Pie X de Ngiri-Ngiri. Et pourquoi ? Impayés depuis le second trimestre, les enseignants de cet établissement scolaire construit grâce aux contributions des paroissiens de l’Eglise Saint Pie X, ne s’expliquent pas comment les caisses peuvent sonner vides, alors que les parents d’élèves avaient payé les frais scolaires de trois trimestres à près de 80%.
Et en outre, malgré les pressions du Comité des parents d’élèves, le contrôle de gestion des frais scolaires encaissés durant les trois trimestres n’est pas effectué. En réalité, ce refus d’auditer la comptabilité de cette école cache plusieurs cas de détournements opérés par les anciens et les nouveaux gestionnaires.
Des réunions tenues en présence de l’Abbé Assistant juridique de l’Archevêché de Kinshasa se sont terminées en queue de poisson, sous prétextes que la situation est calme à l’école. Pourtant, la tension était montée de plusieurs crans au niveau du personnel enseignant floué à souhait. Certains ont subi des menaces de révocation, tandis que l’ancien préfet des études du secondaire est filé et menacé d’enlèvement, ont déploré certains paroissiens.
On ne comprend plus ce qui se passe dans cet établissement scolaire. Déjà, pour le fait que le Comité des parents était noyauté, certains paroissiens sentent que les autorités ecclésiastiques de Saint Pie X privilégient leurs intérêts, au lieu de se préoccuper de ceux de l’éducation de leurs enfants. Comment comprendre que c’est la Directrice de l’école maternelle qui devient la caissière principale pour le primaire et le secondaire ? Comment comprendre que sous sa comptabilité, les enseignants de toutes les sections sont impayés et abandonnés à leur triste sort, alors qu’ils avaient accepté de travailler sans débrayage jusqu’à la fin de l’année scolaire ? Maintenant que les enseignants menacent de claquer la porte et que les parents d’élèves envisagent d’inscrire leurs rejetons ailleurs, que deviendra cette école paroissiale qui a suscité beaucoup d’espoirs auprès des paroissiens.
Cette situation alarmante mérite d’être décantée avant la prochaine rentrée scolaire et qu’il y a urgence que la réorganisation soit opérée au profit de ceux qui ont pu gérer cette école à ses débuts et dont la comptabilité n’accusait aucune faute de gestion. Menacer les enseignants pour en recruter d’autres, ne serait pas la solution idéale ! Il y a lieu que les autorités ecclésiastiques se délestent de la gestion de cet établissement scolaire pour que l’ordre revienne. En tout cas, tous les paroissiens sont déçus.
JRT/Cp/L’Avenir
(GTM/Ern./GW/Yes)