Les membres de l’Association des transporteurs de la route de Bandundu (ATRB) restent vigilants et se disent prêts à dénoncer la reprise des ces tracasseries et leurs auteurs.
Selon le secrétaire général de l’ATRB, Jules Mambau, « le passage mercredi 4 août 2010, du chef de l’Etat sur un tronçon de la nationale n° 1 nous rassure. Car il a palpé du doigt la réalité que nous avions exprimée dans notre lettre adressée au ministre des Transports et voies de communication, dont une copie lui était réservée : protester contre le nombre élevé de barrières érigées sur cette route. Et sans compter les déclarations faites à la presse pour la même cause. Aujourd’hui, les transporteurs qui empruntent le tronçon routier Kinshasa-Bandundu sont optimistes. Bientôt, le problème va trouver une réponse ».
Il a ajouté qu’ «il convient de rappeler qu’après notre passage à la presse, nos véhicules ont été réquisitionnés dans certaines barrières de la nationale n° 1. Certains responsables des barrières nous demandaient d’aller voir le chef de l’Etat pour notre solution. Mais aujourd’hui, ils sont confondus. Nous connaissons notre chef de l’Etat, il lie toujours la parole à l’acte ».
Toutefois, les membres de l’Association des transporteurs de la route de Bandundu restent vigilants. Ils vont dénoncer, en cas de reprise des tracasseries, ces actes et leurs auteurs, et des menaces à leur endroit.
Pour rappel, le président Joseph Kabila a exigé l’année dernière le démantèlement de toutes les barrières érigées sur le tronçon Kinshasa-Kikwit, dont il avait constaté un nombre excessif. Quelques jours plus tard, les autorités provinciales du Bandundu et Kinshasa ont érigé d’autres barrières.
En effet, l’ATRB a fait publier, dans le journal Le Potentiel du 19 juin et 17 juillet 2010, une protestation contre l’installation de plus trente barrières sur le tronçon entre Kinshasa et Kikwit.
Et une lettre avait été rédigée et adressée au ministre des Transports et Voies de communication, dont des copies avaient été réservées au chef de l’Etat, au Premier ministre, au ministre de l’Intérieur, à l’inspecteur général de la Police nationale, au gouverneur de la ville de Kinshasa et celui de la province du Bandundu, au commandant des brigades routiers, à l’inspecteur provincial de la police et au représentant des Nations unies pour les droits de l’homme en République démocratique du Congo pour le même motif.
Dans cette correspondance, cette association émet le souhait de voir le nombre de barrières réduit et demande aux services commis au niveau de chaque barrière de délivrer, après paiement par chacun de ses membres, une quittance. Cela en vue de leur faciliter la tâche.
L’ATRB avait demandé aux autorités que ne soient retenus que deux postes d’entrée et de sortie qui vont s’occuper du péage. Elle souhaite également que ce travail soit exécuté par des experts venus de toutes les parties prenantes. En outre, l’association demande la levée, dans un bref délai, des barrières érigées à N’Sele-rivière, Mbankana, Kabuba, Bokangalonzo, Tshikapa, Masamuna, Kwenge et Kasaï.
A signaler que cette association compte plus de cent membres. Chacun est propriétaire d’au moins un camion assurant le transport sur le tronçon Kinshasa-Kikwit. Actuellement, le comité de l’équipe dirigeante de l’association se présente de la manière suivante : Daniel Matanda (président), Victor Abudi (vice-président), Jules Mambau (secrétaire général), Me Mananga (conseiller) et Alfred Nkawu (trésorier).
Delphin Bateko/Le Potentiel
(TN/Ern./GW/Yes)