Les habitants du Moyen plateau à Uvira, dans la province du Sud Kivu, ont mis en place un système d'autodéfense pour contrer les attaques récurrentes dont ils sont souvent victimes de la part des groupes armés.

En ce qui concerne le niveau sécuritaire dans cette zone, depuis quelques temps, nous assistons à un phénomène d'autodéfense dans le chef de la population ", a affirmé le porte-parole de la Mission de l'organisation des Nations unies pour la stabilisation du Congo (Monusco), Madnodje Mounoubaï, hier mercredi 4 août au cours du point de presse hebdomadaire de la mission onusienne.
 
Le porte-parole de la mission de la Monusco trouve certes noble l'option prise par la population, mais a émis de réserves. Il estime que la population ne doit pas se faire justice elle-même et craint surtout que cela ne donne lieu à long terme à une nouvelle source d'insécurité et de conflits dans cette zone.

Ainsi, sur base des éléments reçus par la section des affaires civiles de la Monusco en rapport avec l'insécurité dans le Moyen plateau à Uvira, une mission conjointe de protection a été dépêchée dans la zone du 27 au 29 juillet dernier. La mission s'est rendue notamment dans les localités de Mulenge, Lemera, Latala, Rubanga et Sange. A cette occasion, elle a eu des entretiens avec différentes autorités locales et représentants de la défense locale de la jeunesse. Au terme de cette mission, " une série de recommandations seront faites très bientôt afin de permettre à la Monusco de s'occuper de la question ", a souligné Madnodje Mounoubaï.

Toujours dans le cadre des activités des composantes de la Monusco, une autre équipe conjointe vient de boucler une mission de quatre jours dans trois localités de la province du Nord Kivu à savoir : Mpati, Nyange et Kivuye.
 
Formation des auxiliaires judiciaires à Kindu

L'objectif de la mission consistait à évaluer la situation générale de protection dans la zone de déploiement et d'accompagner le " standing combat deployement " à Mpati. Elle consistait en outre, à faire l'état de lieu des besoins des déplacés internes dans les camps de Mpati, Kivuye et Nyange

Une centaine d'officiers et d'inspecteurs de police judiciaire du Maniema ont bénéficié d'une formation de renforcement de capacités en leur qualité d'auxiliaires judiciaires à Kindu, dans la province de Maniema. Cette formation de 24 jours organisée par la section Etat de droit de la Monusco/Kindu, a pris fin le lundi 2 août courant. Les participants venus de Kindu, Kailo, Kalima et Kasongo, ont essentiellement reçu des cours ayant trait sur le droit, notamment le droit pénal, général, le droit pénal spécial, l'organisation et la compétence judiciaire, ainsi que la procédure pénale ordinaire. Parmi les cours subsidiaires il y avait : les techniques d'enquêtes criminelles, la rédaction des procès-verbaux, les aspects genre, la police technique et scientifique, les lois spéciales, mais aussi le droit international humanitaire.

Une formation similaire d'une journée, cette fois-ci à Kisangani, destinée aux trente officiers et inspecteurs de la police judiciaire du chef-lieu de la Province Orientale, a été organisée le 29 juillet dernier par la section protection de l'enfant de la Monusco en partenariat avec le comité provincial de suivi de la justice pour enfants.

Cette session de formation portait sur la vulgarisation et l'appropriation du contenu de la loi relative sur la protection des droits de l'enfant par ces différents corps, compte tenu de leur implication dans le traitement des dossiers des enfants en conflit avec la loi. " Ce qui est recherché, c'est l'amélioration de leur prestation pour un travail en conformité avec la loi ", soutient la Monusco.
 
Plus ou moins 350 armes détruites à Goma

Par ailleurs, dans le cadre du programme de la stabilisation de la partie Est du pays, la Monusco a procédé le 31 juillet dernier à Goma, à la destruction de 390 armes légères et de petit calibre récupérées des mains des combattants des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR) ayant adhéré au processus DDRRR (Désarmement, démobilisation, rapatriement, réinsertion et réintégration). Plus ou moins 22.000 munitions récupérées aux FDLR démobilisés par l'équipe DDRRR depuis 2009 ont été remises au Centre action mines des Nations Unies, l'agence en charge des engins explosifs.

Dovin Ntelolo Diasonga/L’Observateur


(GTM/Milor/GW/Yes)