Le président américain s’est entretenu à la Maison Blanche avec 115 jeunes Africains participant au forum organisé à l’occasion du demi-siècle des indépendances de 17 pays africains de l’Afrique sub-saharienne.
Le président américain Barack Obama a exhorté le mardi 3 août 2010 les jeunes Africains à enraciner les principes démocratiques dans leurs pays, et à ne pas suivre les pas de la génération des indépendances qui s’est, selon lui, accrochée au pouvoir, à l’exemple du Zimbabwéen Robert Mugabe qu’il a durement critiqué.
Il a, d’après l’AFP, fait cette déclaration lors d’un entretien à la Maison Blanche avec 115 jeunes Africains participant au forum organisé à l’occasion du demi-siècle des indépendances de 17 pays africains de l’Afrique subsaharienne. Au cours de cette rencontre à laquelle des chefs d’Etat ou de gouvernement africains ne sont pas conviés, les jeunes discutent avec M. Obama de « leur vision de l’Afrique pour les 50 ans à venir ».
La bonne gouvernance, le développement, les droits humains, la femme, la jeunesse, la justice, la santé et particulièrement le sida sont autant des questions en discussion durant les trois jours du forum.
M.Obama a exprimé, à cet effet, l’espoir que « certains d’entre ces jeunes deviendront un jour dirigeants de leurs pays respectifs.
« Si vous y réfléchissez, dans les années 1960, lorsque vos grands- parents, arrière- grands parents se battaient pour l’indépendance, les premiers dirigeants disaient tous qu’ils étaient pour la démocratie », a-t-il rappelé lors d’une séance de questions réponses avec ces jeunes.
« Et ce qui s’est produit, c’est que lorsque vous avez été au pouvoir pendant un certain temps; vous vous dites + j’ai été un si bon dirigeant que pour le bien du peuple, je dois rester en place + (...) et c’est comme cela que l’on commence à changer les lois, à intimider et à emprisonner des opposants. Et bientôt, des jeunes gens comme vous, pleins d’avenir et de promesses, sont devenus ce qu’ils avaient combattu », a regretté M.Obama, en citant en exemple la démocratie américaine, dans laquelle les institutions sont plus importantes qu’un individu ».
« Et cela ne veut pas dire que nous sommes parfaits, nous avons aussi beaucoup de problèmes », a reconnu le président, tout en estimant que les pays africains doivent aussi prendre confiance dans le processus démocratique.
Pierre Emangongo Kunga/Le Potentiel
(TN/Ern./GW/Yes)