Le vice-gouverneur est accusé d’avoir détourné des fonds destinés à la réhabilitation de l’avenue Kulumba qui constitue l’artère principale qui mène au quartier Kingabwa dans la commune de Limete.
Lundi dernier, le numéro 2 de la ville de Kinshasa, le vice-gouverneur Clément Bafiba a été viré de ses fonctions, sans autre forme de procès. La décision porte la signature de l’Assemblée provinciale de Kinshasa. L’adjoint du gouverneur Kimbuta, est accusé d’avoir détourné des fonds destinés à la réhabilitation de l’avenue Kulumba qui constitue l’artère principal qui mène au quartier Kingabwa, dans la commune de Limete.
Mais, l’intéressé refuse de se laisser enterrer vivant. Il vient ainsi de saisir la Cour Suprême de Justice parce qu’il estime mordicus que la procédure utilisée par l’organe délibérant est « inconstitutionnelle ». Il s’agit donc d’un recours en annulation.
En effet, les faits lui reprochés à savoir le détournement des fonds, n’ont jamais été formellement établis. Il est ainsi couvert par le sacrosaint principe de la présomption d’innocence. Pour un membre de l’Assemblée provinciale, joint hier au téléphone par Le Palmarès, mais qui a requis l’anonymat, la culpabilité de Bafiba ne souffre d’aucun doute et qui pis est, il est même coupable du crime de lèse-majesté. Est-il normal qu’un vice-gouverneur viole l’article 182 du Règlement intérieur de l’Assemblée provinciale, en refusant de se présenter devant cette dernière pour un débat démocratique? ».
Deux nouvelles motions de défiance
Comme si le gouvernement Kimbuta, était poursuivi par le signe indien, deux nouvelles motions de défiance, viennent d’être diligentées contre deux de ses membres. Il s’agit de la ministre de la Communication, Mme Olenga et de son collègue des Finances.
Il est à noter que le ministre provincial des Finances, s’est signalé par un manque criant de civisme dans l’exercice de ses fonctions. L’incriminé a émis un cheque sans provision en faveur d’une entreprise chinoise chargée d’exécuter un chantier au profit de la ville-province. Arrivés à la Banque, les Chinois se sont entendus dire qu’il fallait revenir deux semaines plus tard pour toucher l’argent. Mis au parfum de l’affaire, un député a diligenté une enquête éclaire et a découvert le pot aux roses : le compte désigné par l’autorité financière provinciale était sans provision.
Au regard de la loi congolaise, la faute est très lourde. Elle appelle non seulement l’éviction du coupable, mais aussi la nécessité de la trainer devant la justice pour escroquerie et abus de confiance manifeste au sommet de la ville. Car, le comportement du ministre des finances kinois discrédite tout l’exécutif provincial et même le législatif vis-à-vis des partenaires étrangers. Et lesquels? Ceux qui, de bonne foi et presque de façon altruiste, ont accepté de voler au secours de la RDC.
A cause de cet acte criminel, la plupart des chantiers soutenus par la ville risquent de subir une série d’arrêts. Les partenaires étrangers ne sauront plus faire confiance aux autorités provinciales surtout en matière d’engagement financier.
Le Palmarès
(TN/TH/GW/Yes)