Cette formation dont la première phase débute le 08 novembre 2010 à Kinshasa, va s’étendre sur tout pays pour débarrasser la Rdc, pays post-conflit, de ces engins de la mort et de renforcer la capacité des Congolais en matière de déminage humanitaire.
Le vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur et de la sécurité, Adolphe Lumanu Mulenda Bwana N’Sefu, a, reçu mardi en audience M. Jack Holly, responsable du déminage humanitaire dans l’Armée américaine, venu lui annoncer la formation par l’Armée des Etats-Unis des éléments des FARDC et de la Police nationale congolaise en matière de déminage humanitaire. Cette formation dont la première phase débute le 08 novembre 2010, à Kinshasa, va s’étendre sur tout le pays pour débarrasser la RDC, pays post-conflit, de ces engins de la mort et renforcer la capacité des Congolais en matière de déminage humanitaire.
Jack Holly dont la mission pour l’Afrique est coordonnée par les Nations Unies, travaillera avec le ministre de l’Intérieur et de la sécurité pour déterminer, outre Kinshasa, les sites où cette formation va se dérouler après la session de Kisangani (province Orientale) qui vient de prendre fin. L’hôte du ministre congolais de l’Intérieur était accompagné du directeur du centre de coordination des Nations Unies pour la lutte anti-mines en RDC, Salim Raad.
Ce dernier avait profité de cette occasion pour examiner avec le chef de l’administration du territoire congolais, la question de la prolongation de la date butoir fixée par la Convention d’Ottawa en novembre 2012 pour dépolluer l’ensemble du territoire national de ces engins. L’inspecteur général a.i. de la Police nationale congolaise, le général Bisengimana a pris part à cette séance de travail.
Le dossier de formation des policiers congolais examiné au ministère de l’Intérieur
La représentante spéciale adjointe du secrétaire général de l’ONU en RDC, Mme Leila Zerrougui, a eu mardi, un échange de vues avec le vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur et de la sécurité, Adolphe Lumanu Mulenda Bwana N’Sefu, sur différents dossiers concernant la formation des policiers congolais. Ces dossiers avaient déjà été examinés et validés par le gouvernement et la Mission de l’ONU pour la stabilisation de la RDC (MONUSCO).
L’année dernière, le gouvernement congolais avait demandé la formation de 20 (vingt) bataillons de la Police nationale congolaise. Selon la chef adjointe de la MONUSCO, il avait été déjà décidé de commencer par un projet pilote avec trois bataillons pour la première année. Ce travail a été finalisé avec notamment les types de formation, le coût et les modules en attendant la réalisation de tout le projet qui demande des ressources importantes.
Un projet alternatif dont le financement existe déjà débutera avec la formation d’environ 500 (cinq cents) policiers par centre. Les deux personnalités ont, en outre, évoqué le volet relatif à la préparation des prochaines élections. Cette question, rappelle-t-on, avait constitué la préoccupation d’une délégation du Département des Affaires politiques de l’ONU, Division électorale, qui avait séjourné dernièrement à Kinshasa pour évaluer la capacité de la MONUSCO à appuyer les prochaines élections en RDC.
L’UE réaffirme son appui à la réforme de la Police nationale congolaise
Le chargé d’Affaire a.i. de la délégation de l’Union européenne à Kinshasa, Vincent Dowd, a réaffirmé mardi la poursuite de l’appui de l’UE à la réforme de la Police nationale congolaise (PNC), au terme d’une visite de travail auprès du vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur et de la sécurité, Adolphe Lumanu Mulenda Bwana N’Sefu. Pour M. Dowd, il s’agit d’un appui « très important » estimé à près de neuf millions (9.000.000) d’euros.
Dans ce contexte, les opérations de collecte des données sur les éléments de la Police nationale congolaise vont démarrer dans les mois à venir, a-t-on appris par ailleurs de source autorisée du Comité de suivi de la réforme de la police (CSRP).
ACP
(TN/TH/GW/Yes)