De retour de Sange, les médecins ont rencontré le ministre de la Santé, Victor Makwenge pour lui faire un état de lieu de la situation dans le Sud-Kivu où ils étaient au chevet des accidentés de cette contrée. Il en ressort pour ses corps médicaux, qu’une coordination bien organisée serait indispensable.
C’est pour longtemps, pensent certains analystes, que les Congolais, les populations du Sud-Kivu en particulier, garderont à l’esprit la tragédie du 2 juillet 2010 à Sange dans la province du Sud-Kivu, où, on s’en souvient, un camion citerne plein d’essence a pris feu après s’être renversé. L’accident, commenté par tous les médias du monde, était horrible, plus de 250 morts ! Outre les personnes décédées sur place, beaucoup d’entre elles le sont devenues, après, dans les formations médicales à Sange, Uvira et Bukavu.
L’assistance du Gouvernement ne s’était pas fait attendre et des stratégies de suivi ava lent été prises, tel est le cas de t’appel pathétique du Chef de l’Etat Joseph Kabila, qui s’y était même rendu, par le Premier ministre Adolphe Muzito interpose pour des actions de solidarité nationale en faveur de tous les sinistrés et leurs dépendants sociaux. Les Apports financiers viennent de partout, notamment des structures publiques qui alimentent un compte bancaire créé à cet effet.
La catastrophe ayant naturellement nécessité la présence d’une expertise médicale de qualité, surtout qu’il s’agit des brûlés, le ministre de la Sante publique Victoire Makwenge Kaput, à la tête d’une forte délégation, s’y était aussi rendu pour une meilleure évaluation du sinistre. Depuis, des médecins restés sur place, pour un suivi conséquent, ont présenté un rapport en vue d’une prise en charge à la hauteur des faits et d’une attitude gouvernementale prospective y afférente.
C’est le vendredi dernier, en effet, qu’une délégation de ces médecins a fait l’état de la situation au ministre de la Sante publique précité en son cabinet à Kin/Gombe. Etant le porte-parole, le Dr. Mobile a fait l’économie des préoccupations à Sange, Uvira et Bukavu. La délégation a fait savoir que l’étape la plus délicate est l’intervention à faire dans les 48 heures après la brûlure, car il faut faire le décapage.
A tout moment, des interventions médicales se faisaient! A Sange, par exemple, la situation était beaucoup plus grave que celle annoncée précédemment. La délégation a salué la contribution de l’Unité militaire d’intervention rapide qui a permis le déplacement facile d’un lieu à un autre ; le transfert de certaines victimes, au regard de la gravité de leur condition, était donc assure. Restée sur place depuis, l’équipe de 17 médecins s’est enrichie en connaissances du fait des cas spécifiques qui se sont présentés.
Autres volets, des personnes non brûlées, mais traumatisées par la cruauté du sinistre, présentent malheureusement des troubles psychologiques ! C’est normal, le choc en était grand Pour la population, c’est la première fois que le Gouvernement s’est vite impliqué par des actions salutaires d’envergure parce que, généralement, les premières interventions énergiques et rapides! Viennent d’abord des partenaires en cas de grande catastrophe.
Ce constat de plus d’un habitant dans ces parties du pays voudrait que le tir soit rectifié. C’est dans ce sens qu’il est à encourager l’initiative du ministre Victor Makwenge qui a demandé que l’on fasse des recommandations concrètes pour que la prise en charge soit à l’avenir mieux assurée. L’un des points marquants de cette restitution a été le vœu exprimé par les médecins pour une coordination des actions à bien organiser.
Assistance aux victimes des catastrophes en République démocratique du Congo, les médecins revenus de Sange, Uvira et Bukavu pensent à une coordination bien organisée ! Il va de soi que cette catastrophe soit une interpellation pour un éveil national de prise en compte des dangers. Une conscience collective est souhaitée afin que la République se prépare d’avance à mieux faire face à ce genre de sinistres. C’est un devoir d’Etat.
Le Palmarès
(GTM/Milor/GW/Yes)