Une première à la Régie des voies maritimes (RVM) qui vient de conclure un accord de financement en sa faveur avec une firme danoise comptant parmi les principaux armateurs clients de ses services, et cela pour permettre à la régie de louer une drague appelée à lui faciliter le dragage difficile à ce jour sur le bien maritime de la RDC.
La fermeté a fini par payer. C’est une cruciale impasse d’impuissance devant laquelle s’est retrouvée l’entreprise publique RVM (Régie des voies maritimes) à assurer la navigabilité sur le bief maritime de la RDC entre Matadi et le littoral marin de Banana pour cause de défection quasi complète de son très vieil outil de travail, notamment ses dragues. La sonnette d’alarme n’avait pas été sonnée seulement par la situation de fait de blocage de montée des bateaux vers les ports de Boma et Matadi, mais aussi par le S.O.S. lancée par la direction même de la RVM.
La semaine dernière l’Adg de l’entreprise RVM, le Prof. Robert Mbuinga Bila avait convié à cet effet les partenaires armateurs concernés par la critique situation, non pas tellement pour écouter leurs doléances puisqu’il est mieux placé pour les connaître et comprendre avant que les concernés les lui signifient, mais surtout pour leur proposer carrément une collaboration dans la recherche de la solution au problème qui les préoccupe ensemble.
Passant donc de l’aveu d’impuissance à la sollicitation de collaboration dans un partenariat voulu gagnant gagnant, le numéro 1 de la RVM a tellement bien convaincu ces précieux partenaires qu’il révèlera que des tractations préalables menées avec un des leurs avait abouti à l’acceptation de l’intéressé de conclure cet original partenariat. Il s’agissait, puisqu’il n’était même plus question de la voiler, d’un des armateurs parmi les gros clients de la RVM, en l’occurrence Maersk Line.
La surprenante révélation avait même créé une émulation dans la corporation. D’autres armateurs, tel Delmas, se sont pointés pour répondre aussi favorablement à la requête de la direction de la RVM qui a convenu de poursuivre des tractations pour faire aboutir ce partenariat qui se réalisait pour la première fois entre l’entre prise publique et ces sociétés privées.
Concrètement les choses sont allés vite, chaque partie on eût dit ayant très à cœur la solution urgente au problème qui les préoccupait ensemble. C’est à ce propos que la direction de la RVM a convié jeudi les représentants des institutions de la République ayant droit de regard sur les activités de la régie des voies maritimes pour assister à l’aboutissement du premier partenariat recherché, celui convenu avec l’armateur danois Maersk Line.
Des délégués aussi bien de la présidence de la République, du cabinet du Premier ministre, des ministères de tutelle administrative et technique que sont les Transports et voies de communications ainsi que le Portefeuille, se sont présentés à la dite cérémonie de signature de l’accord de financement à l’ordre du jour. Le cadre de l’événement a été l’Hôtel Cana dans la commune de la Gombe à Kinshasa.
D’entrée de jeu, l’Adg de la RVM, le Prof. Robert Mbuinga, a circonscrit l’événement en présentant ses tenants et aboutissants. Il commencera par expliquer plus à l’attention des représentants des institutions comment et pourquoi la direction de la RVM a été amené à recourir au partenariat avec les firmes auxquelles le cahier des charges lui impose d’assurer la navigabilité sur le bief maritime en assurant une calaison acceptable d’au moins 24 pieds pour leurs bateaux.
Il se fait malheureusement que la RVM dispose d’un outil de travail très vieux et obsolète qui ne lui permet pas de garantir ce niveau de calaison notamment en période de décrue des eaux du fleuve Congo généralement à son plus bas étiage périodique.
C
omme la RVM est une entreprise publique, elle a toujours alerté son propriétaire qu’est l’Etat qui a le devoir de lui faire renouveler cet outil de travail. Malheureusement le gouvernement n’a pas toujours été en mesure d^’accorder les facilités sollicitées, et la situation allant de mal en pis au fil des années, une prévisible débâcle a toujours été annoncée par les experts avertis.
La menace de l’arrêt complète des servies de la RVM à ses clients armateurs est apparu cette fois à son comble. C’est pour éviter le pire que la direction de la RVM a contourné la difficulté d’être épaulé par les instances de l’Etat pour décider de se tourner des partenaires les plus intéressés eux-mêmes. La persuasive plaidoirie débitée à ce propos par le numéro 1 de la régie a porté ses premiers fruits que les représentations des institutions publiques étaient conviés de constater à la cérémonie du jour.
La présence de ces représentants officiels signifiait suffisamment avis favorable de l’Etat propriétaire. L’Adg de la RVM qui a répété les évocations des enjeux de l’acquis du jour a remercié ses invités officiels remerciés en même temps que la firme danoise dont le directeur général, ci-devant M. Verner Hammoken, a aussi des mots affables et très édifiants sur l’importance du partenariat conclu. Son discours en dit long.
« C’est un grand honneur pour moi, commencera-t-il par déclarer, de me tenir devant vous ce jour qui restera sans doute inoubliable dans l’histoire du transport maritime en république démocratique du Congo. Nous aurions pu saisir cette opportunité pour vous présenter notre entreprise A.P. Moller-Maersk, une société danoise qui mène des activités au niveau mondial avec 120.000 employés à travers 130 pays impliqués dans le transport, la logistique, le pétrole et gaz, etc. Mais nous préférons plutôt partager avec vous quelques réflexions sur la raison de notre rencontre de ce jour.
Bien qu’étant une société représentée en RDC, nous sommes avant tout des citoyens de ce pays. En tant que tels, nous travaillons pour le pays et participons au développement de la RDC en reliant le pays au reste du monde. Nus informons nos clients du monde entier sur le potentiel que nous voyons ici et sommes fiers de faire la promotion au quotidien de la RDC.
Notre propre vision de la RDC ne voit aucune limite à la croissance économique évoluant à travers une économie basée sur l’exportation qui sera la tête de proue de l’économie de toute la région. Ainsi, nous pensons qu’il est juste de dire que nous travaillons ne RDC et pour la RDC.
Depuis quelque temps, nous étions entrain de réfléchir sur la manière dont nous pourrions également travailler avec la RDC. Nous sommes convaincus que nous avons beaucoup de choses à offrir et nous avons également examiné les différentes options pour une collaboration plus étroite avec certaines entreprises publiques.
C’est donc avec grand plaisir que nous sommes ici aujourd’hui pour entériner l’accord de partenariat avec la RVM et les ministères du Portefeuille, des Finances et des Transports. C’est, en effet, notre première occasion, parmi les nombreuses opportunités à venir, nous l’espérons, de travailler directement avec une entité publique en RDC.
Ce projet est très spécifique, très technique, mais aussi très nécessaire pour protéger la stabilité des échanges commerciaux. Il est également très risqué, car une chose est claire : le fleuve Congo est un adversaire coriace, qui peut donner beaucoup, mais peut aussi rapidement rejeter beaucoup au loin. Avec ce partenariat, nous sommes certains que nous serons en mesure de relever efficacement tous les défis que le fleuve pourrait nous lancer.
La Régie des Voies maritimes (RVM), a signé mardi, à Kinshasa avec une firme danoise « AP.Maersk Line », spécialisée dans les transports maritimes, pétrole et gaz, un protocole d’accord portant sur les financements de la location d’une drague. La firme danoise accepte de disponibiliser des fonds pour la location d’une drague qui doit exécuter les travaux des dragages sur le bief maritime congolais.
Les fonds débloqués par l’entreprise « AP.Maersk » n’ont pas été révélés mais l’on sait que ces genres des travaux demandent de gros montants. Cette drague en provenance de l’Europe est attendue dans les eaux territoriales de la RDC, en mi-août. Dans ces travaux des dragages à exécuter, sur le fleuve Congo, elle aura à curer plus de 2 millions cinq cents m3 de sable, en vue de permettre à la RVM de remonter le tirant d’eau faible sur le bief à 23 pieds. Profitant de cette opportunité le directeur général de la RVM, Robert Mbwinga a présenté la situation qui prévaut actuellement sur le bief.
La RVM, a-t-il indiqué, observe à ces jours, une baisse de calaison (tirant d’eau sur le fleuve) de 18 pieds marée. Cette situation préoccupe la RVM car, elle oblige les armateurs du bief à réduire la charge de leurs navires et fait perdre à son entreprise des recettes en termes de réalisation. Par ailleurs, a précisé le DG Mbwinga, la baisse de tirant d’eau est d’abord due au phénomène saisonnier des baisses décrues et au manque des travaux des dragages qui ne sont pas exécutés selon les nouvelles technologies en vogue. Par ailleurs, a indiqué le DG Mbwinga ce problème de réduction se s’aggrave chaque jour.
La RVM a perdu au cours de cette période des faibles décrues, 2,16m3 soit 7 pieds de calaison pourtant la liaison convenue est de 26 pied Cette situation est tellement préoccupante et risque de couper la RDC de l’extérieur par voie maritime. Cependant, a dit le DG Mhwinga, la solution durable est l’acquisition d’une drague propre à la RVM. Etant donné que les trois dragues dont elle dispose sont vieilles et ne permettent pas une exécution efficiente des travaux des dragages.
M.Verner Hammekew représentant de la firme Maersk en RDC, a quant à lui indiqué que leur entreprise entend contribuer efficacement au développement économique de la RDC. Cette entreprise est implantée dans le monde à travers 25 pays et emploi plus de 130 mille employés. La baisse de tirant sur le bief congolais la préoccupe car elle empêche une bonne circulation des échanges commerciaux.
MMC
(DN/TH/GW/Yes)
Last edited: 30/07/2010 17:58:15