La délégation, composée des membres de la Division de l’assistance électorale du Département des affaires politiques de l’Onu, est venue s’enquérir des besoins sur le terrain pour un éventuel soutien à travers la Monusco.
Il ne sera pas candidat à la présidentielle de 2011. Mais cela ne l’empêche nullement de prendre, de concert avec le Gouvernement congolais, toutes les mesures qui s’imposent en vue de garantir la tenue d’élections libres, démocratiques et transparentes dans les délais prévus.
Ban Ki Moon, Secrétaire général de l’Onu, a dépêché une délégation à Kinshasa pour évaluer les conditions de viabilité des élections de 2011. Les membres de cette délégation font partie de la Division de l’assistance électorale du Département des affaires politiques de l’Onu. Ils sont descendus au Congo dans le but d’étudier tous les contours liés à l’assistance que l’Onu, à travers la Monusco, est tenue d’apporter au processus électoral en 2011. De manière concrète, il s’est agi de prendre tous les éléments possibles sur le terrain concernant les conditions dans lesquelles les opérations électorales vont se dérouler. Ceci permettra de préciser la forme et la dimension de l’assistance fournie par les partenaires pour la réussite du prochain processus électoral.
La démarche de l’Onu n’est qu’une continuité de l’assistance de l’Organisation planétaire à la RDC depuis 2003. Force est de reconnaître qu’en 2006, l’Onu, à travers la Monuc, a contribué de manière très décisive à la réussite du processus électoral. Surtout sur le plan logistique et Sécuritaire.
Le signal de Kinshasa
Il y a eu beaucoup de spéculation autour des futures élections. Dans l’incertitude du lendemain, on a même vu les Usa, l’Union européenne et l’Onu adresser une lettre interpellatrice au Chef de l’Etat. Le priant de respecter les échéances électorales telles que prévues par la Constitution nationale. Cette lettre, qui avait tout l’air d’un procès d’intention, avait donné lieu à une certaine agitation. Il a fallu que Joseph Kabila donne toutes les garanties, en vue de l’organisation sans faille des élections en 2011, pour que la Communauté internationale s’apaise.
Au nombre des garanties, le Gouvernement s’est engagé à soutenir, sur fonds propres, les futures élections à 60 pour cent. Le reste sera assuré par les partenaires. C’est une avancée très significative par rapport à 2006 où cette pyramide était inversée.
D’autre part, les kits électoraux qui débarquent déjà à Kinshasa ont fini par convaincre tous les sceptiques. Contre toute attente, la Cei a repris du service quoique sur fond de tension sociale interne. C’est donc fort de tous ces signaux que le Secrétaire général de l’Onu a réservé une suite favorable à la requête du Gouvernement congolais lui adressée à propos des élections. Question de faire complètement, patte blanche, le Gouvernement congolais avait, dans la foulée de la polémique et, de la spéculation, sollicité l’Onu pour la centralisation et la coordination des ressources financières qui vont appuyer les élections générales et locales de 2011. La réponse de Ban Ki Moon à la requête congolaise prouve que 2011 n’est pas un leurre.
Le Palmarès
(TN/TH/GW/Yes)