Le Gouverneur Julien Paluku très inquiet de l’insécurité qui sévit dans plusieurs entités de sa province, a d’abord exprimé ses sentiments de compassion pour toutes les victimes des barbaries à travers la Province.
Fin de la mission officielle du Gouverneur de la Province du Nord-Kivu à Kinshasa. L’Honorable Julien Paluku Kahongya est rentré ce jeudi 29 juillet 2010 à Goma, chef lieu de la province.
L’Autorité Provinciale a été accueilli à l’aéroport international de Goma aussi bien par les membres du Gouvernement Provincial, les membres du comité provincial de sécurité et par la notabilité locale.
Aussitôt arrivé, le Chef de l’Exécutif Provincial a parlé à la presse du déroulement de sa mission à Kinshasa où il a pris part à plusieurs rencontres notamment avec le Premier Ministre et le Président de la République.
La faisabilité de mise en place des nouvelles provinces, villes et communes, la problématique de la retenue à la source de la rétrocession ainsi que l’évaluation du niveau d’exécution des 5 chantiers à travers la République, sont autant des points traités au cours de ces différentes réunions à Kinshasa.
Le Gouverneur Julien Paluku très inquiet de l’insécurité qui sévit dans plusieurs entités de sa province, a d’abord exprimé ses sentiments de compassion pour toutes les victimes des barbaries à travers la Province.
Dans son message, l’Autorité Provinciale a également annoncé l’arrivée à Goma du Vice-Premier Ministre et Ministre de l’Intérieur, son Excellence Adolphe Lumanu et le Ministre de la Défense, son Excellence Mwando Simba. Tous deux viendront s’enquérir de la situation sécuritaire préoccupante dans la province.
Le Gouverneur de Province a saisi l’opportunité pour inviter la notabilité de Walikale à s’impliquer pour la libération des otages du samedi 24 juillet à Kilambo. Cela éviterait d’être qualifié de terroriste a-t-il renchérit.
La délégation mixte gouvernement central et gouvernement provincial du Nord-Kivu va sillonner toute la province pour évaluer différents cas en vue d’y apporter des solutions adéquates.
En présence du vice-Premier ministre Lumanu : la tripartite RDC-Rwanda-HCR clôt ses travaux à Goma
Une cinquantaine de délégués du groupe de travail de la commission technique de la tripartite RDC, Rwanda et Haut commissariat pour les réfugies (HRC) ont pris part à une réunion depuis mardi 27 juillet à Goma afin d’adopter des modalités pratiques pour le rapatriement des réfugiés de la RDC et du Rwanda.
Dans les couloirs de la conférence, on n’a cessé d’évoquer les réels problèmes qui se posent à plus de 53.000 réfugiés congolais vivant encore au Rwanda et plus de 200.000 réfugiés rwandais établis en RDC. Ce flux de réfugiés dans un sens comme dans l’autre dans ces deux pays voisins est consécutif à l’insécurité caractérisée dans la sous-région depuis 1994.
Les conflits liés à la terre sont les principales causes de la violence qui ravage les provinces du Kivu. La surpopulation, le manque de terres accessibles et les immenses réserves minérales du sous-sol ont contribué à créer une atmosphère délétère qui a souvent conduit à des conflits.
OCHA estime qu’environ 80 pour cent des réfugiés sont originaires du Nord-Kivu, où des combats au sein même des groupes rebelles, et entre les groupes rebelles et le gouvernement font rage encore.
De plus, la question de la nationalité des réfugiés soulève des inquiétudes, des habitants de Masisi et d’autres territoires ayant émis l’hypothèse que nombre de réfugiés étaient en fait Rwandais. Il revient au gouvernement congolais de vérifier leur identité.
Selon IRIN, Félix Musanganya, membre du Comité national pour les Réfugiés mis en place par le gouvernement, pense que la responsabilité en revient au Rwanda. Il demande également à ce que le Rwanda fournisse le nombre total de réfugiés qui reviennent en RDC.
« Il est important que nous ayons des chiffres clairs, car si le nombre de réfugiés était supérieur aux chiffres officiels, cela susciterait des suspicions », a-t-il dit. « Les gens ne comprendront pas. Ils penseront qu’il s’agit de Rwandais », a-t-il conclu.
En plus, il y a le conflit foncier que les chefs coutumiers tentent de régler, mais les tensions sont devenues si fortes que les analystes pensent que d’autres mécanismes doivent être mis en place.
C’est pourquoi, la tripartite RDC-Rwanda-HCR de Goma devrait apporter des réponses objectives à toutes ces préoccupations. D’autant que des opérations conjointes des armées congolaise et rwandaise, en février 2010, au Nord-Kivu, ont jeté les bases d’une normalisation des relations bilatérales entre les deux pays après plusieurs années de brouille sur fond de l’éternelle question des réfugiés.
C.L/MMC/NK
(CL/Yes)
Last edited: 30/07/2010 17:33:15