Gêné par l’ampleur de la polémique avec Jeannine Mabunda autour du lotissement du Quartier des Sénateurs à Mbuji-Mayi, le gouv’ du Kasaï oriental s’explique via son cabinet tout en accusant la ministre du Portefeuille d’avoir menti le Premier ministre. Face à ce que son cabinet qualifie d’allégations mensongères et injustes de la ministre du Portefeuille Jeannine Mabunda dans l’affaire du lotissement du Quartier des sénateurs à Mbuji-Mayi, Alphonse Ngoy Kasanji, gouverneur du Kasaï oriental, a la réplique abondante.

Près de quarante-huit heures après la divulgation par la presse de ce succulent dossier susceptible de ternir son image et de souiller son honneur, Ngoy Kasanji a entrepris de se blanchir. Il joue désormais gros en contre-attaquant directement la ministre du Portefeuille présentée, pour reprendre les termes d’une note de son cabinet transmise à AfricaNews, pour celle qui croyait prendre, mais qui a été finalement prise dans ses allégations à caractère mensonger et injuste reportées au Premier ministre dans son courrier daté le 13 juin 2010. Résumé: l’autorité provinciale du Kasaï oriental n’a jamais spolié le terrain de la MIBA, indique-t-on au cabinet du gouverneur.

Il y a plutôt eu une rétrocession, avec preuves tangibles, de la portion de terrain S.U4046, d’une superficie de 4 hectares 85 ares 76 centiares au domaine de l’Etat, notamment à la Province, par la haute direction de la MIBA à laquelle Tusse appartenait. «Il faut noter en passant qu’en aucun moment l’autorité provinciale n’a eu à solliciter la rétrocession d’un quelconque terrain appartenant à la MIBA et que celle-ci se fait toujours pour des projets communautaires depuis plusieurs années», renseigne encore le cabinet.

Les rédacteurs de la mise au point sont catégoriques: Mabunda s’est laissée piéger par l’actuel PAD de la MIBA, Christine Tusse, dans un dossier où celle-ci est clairement impliquée depuis la distribution des parcelles dans ce lotissement en obtenant la parcelle n°SU11283 avant de la revendre à USD 10.000. Le cabinet Ngoy Kasanji brandit les pièces à conviction, la liste des bénéficiaires de la MIBA établie le 3 avril 2009, sur laquelle Tusse figure en deuxième position, juste après Paul Kabongo Fuila, l’ex-PAD initiateur du projet de lotissement qui s’est, lui, attribué deux parcelles, la copie de la demande de terre faite le 26 juillet 2009 par Tusse, la copie du contrat de location signé par le conservateur des titres immobiliers de Mbuji-Mayi et celle de l’acte de vente signé le 11 septembre 2009 par Robert Tshisense, un collaborateur mandaté par la PAD -voir fac-similés en page 3.

Le cabinet estime que même si Kabongo a été limogé le 10 avril, tous les actes commis avant cette date demeurent légaux et ne peuvent être contestés par l’actuel comité de gestion. Comme il n’est pas non plus permis de confondre la date de la signature de l’arrêté de Ngoy Kasanji portant création du lotissement Quartiers des sénateurs, signé le 8 juin sous n°1/0571/CAB.PROGOU/K.OR/2009. Ci-dessous, la note du Cabinet Ngoy Kasanji.
Dénonciation faite pâr le cabinet du gouv’ contre Mabunda

Quelque soit la longueur de la nuit, le jour finit toujours par apparaître, dit-on!
Mme Mabunda qui croyait prendre est prise au grand jour dans ses allégations à caractère mensonger et injuste transmises dans sa correspondance adressée au Premier ministre en date du 16 juin 2010, faisant état du contentieux foncier entre la province et la MIBA, n° Réf.0735/ MINPF/BIP/OOD/ML/2010.

Informé de cette situation entretenue par Mme le ministre du Portefeuille et qui risquait d’induire en erreur les instances de la République, Ngoyi Kasanji a démontré d’une manière limpide lors de sa rencontre avec le Premier ministre Adolphe Muzito que la Province n’avait jamais spolié le patrimoine foncier de la MIBA dans la création d’un lotissement dénommé Quartier des Sénateurs.

A cette occasion, toutes les preuves tangibles de la rétrocession par la MIBA de la portion de terrain S.U4046 au domaine de l’État c’est-à-dire à la province d’une superficie de 4Ha 85a 76ca faisant partie intégrante de la parcelle inscrite au plan cadastral de la ville de Mbujimayi sous le n°8.U4046, ont été fournies par l’autorité provinciale. Une rétrocession qui s’est faite d’une manière légale et régulière, la haute direction de la MIBA au sein de laquelle Mme Christine Tusse occupait le poste important de l’ADGA, n’a jamais été contestée.

Paul Kabongo Fuila, ancien Administrateur délégué de la MIBA, a signé la lettre de la rétrocession de ce terrain conformément à l’accord obtenu du conseil d’administration tel qu’il le décrit dans sa lettre adressée au gouverneur de province en date du 03 avril 2009 n°130/2009 pendant qu’il était en fonction et non le 17 avril 2009 comme prétendent le dire certains syndicalistes dans les journaux parus à Kinshasa.

L’histoire retiendra que l’ancien PAD de la MIBA, Paul Kabongo Fuila, a été déchargé de ses fonctions le 10 avril 2009, et que tous les actes commis avant cette date demeurent légaux et ne peuvent être contestés par l’actuel comité de gestion. Il faut noter en passant qu’en aucun moment l’autorité provinciale n’a eu à solliciter la rétrocession d’un quelconque terrain appartenant à la MIBA et que celle-ci se fait toujours pour des projets communautaires depuis plusieurs années.

Dans le même ordre d’idée, piqués par on ne sait quelle mouche, les mêmes détracteurs confondent la date de la signature de l’arrêté de l’autorité provinciale portant création du lotissement, dit Quartier des Sénateurs. Nous les informons que celui-ci a été signé en date du 08 juin 2009 et porte le n°l/0571/CAB.PROGOU/K.OR/2009. Encore un mensonge de la part de ceux-là qui ont la charge de conduire la MIBA au bon port.

Au lieu de se taire, faute d’arguments, Mme Tusse va jusqu’à mal interpréter le contenu de la correspondance du directeur de cabinet du chef de l’Etat adressée au gouverneur du Kasaï oriental, par laquelle il lui demandait de rapporter les arrêtés du lotissement en question si l’information lui transmise par Mme le ministre du Portefeuille, faisant état de la spoliation du patrimoine foncier de MIBA par la province est avérée et qu’un rapport circonstancié sur la question lui devrait être transmis.

A la lumière de ce qui précède, il y a lieu de se poser des questions pertinentes suivantes:
1.Comment expliquer que Mme le ministre du Portefeuille se laisse facilement piéger par l’actuel PAD de la MIBA dans un dossier où Mme Tusse est clairement impliquée depuis la distribution des parcelles dans ce lotissement en obtenant une parcelle n°SU11283 qu’elle va revendre au prix de 10.000 US à Monsieur Ngandu Nkongolo comme le témoigne l’acte de vente en annexe.

La  même  personne qui  prétend  aujourd’hui  protéger le patrimoine foncier de la MIBA est la première à avoir formulé la demande de terre par sa note n° cadastral SU11283 d’une superficie de 10 ares en date du 26/07/2009 et dont le contrat de location n°38 211 lui a été délivré par la division urbaine des Affaires foncières en date du 27 juillet 2009 c’est-à-dire après la soit-disante contestation de l’arrêté de l’autorité provinciale sur ce lotissement sachant bien que  celui-ci n’était pas rétrocédé à la Province.

2. Mme le ministre du Portefeuille qui prétend défendre le patrimoine de la MIBA, pourquoi n’a-t-elle pas eu suffisamment le temps d’avoir toute la lumière sur ce dossier et découvrir que Mme Tusse avait siégé, en sa qualité de n° deux de la MIBA à la répartition des parcelles et obtenu une parcelle sur ce fameux lotissement ensemble avec d’autres cadres de la Haute
direction de la MIBA. Ne s’agit-il pas là d’un acte consenti par l’actuel PAD et sa complicité dans la distribution des parcelles? Cfr photocopies en annexe.

3. Mme Tusse, hier ADGA et aujourd’hui PAD/MIBA sachant en toute conscience que sa parcelle était litigieuse parce que se trouvant sur un terrain spolié, pourquoi avoir accepté de la vendre? Ne s’agit-il pas là d’une pure escroquerie des paisibles citoyens de la province?

4. Dans la logique où c’est le seul conseil d’administration de la MIBA qui est habileté à prendre une mesure de rétrocession et que celui-ci ne s’est jamais tenu faute de quorum comme le déclare le comité de gestion dans sa protestation ; Pourquoi alors Mme le ministre du Portefeuille n’a-t-elle pas attendu la tenue de ce conseil d’administration pour se prononcer au lieu de s’agiter dans la précipitation en saisissant les instances nationales supérieures? N’est-ce-pas là une manière de diaboliser l’autorité provinciale pour des intérêts inavoués?

Les réponses à toutes ces questions et les révélations accablantes et convaincantes fournies dans ce dossier foncier prouvent à suffisance le caractère légal de l’arrêté du gouverneur à qui toutes les forces vives de la province apportent leur soutien en lui demandant de poursuivre les travaux de construction de l’hôtel du gouvernement sur ce site dans le cadre de l’exécution des 5 chantiers prônés par le chef de l’Etat, volet infrastructures et de ne pas se laisser distraire par les ennemis du développement de la province?

Aujourd’hui, l’unique préoccupation majeure des fils et filles du Kasaï oriental reste de voir le gouvernement réaliser ses promesses de relancer les activités de la MIBA. Seul salut pour le bien-être des cadres et travailleurs de cette entreprise. Au lieu de se lancer dans le contentieux foncier, tout prétendu avocat de la MIBA doit faire pression sur les décideurs politiques afin d’obtenir les moyens financiers dont elle a besoin et prouver ainsi sa bonne foi de la sauver dans la situation catastrophique où elle est plongée depuis quelques années.


Cabinet du Gouverneur


AfricaNews


(TN/TH/GW/Yes)