Beaucoup de personnes ont péri le week-end dernier dans un éboulement dans un site d’exploitation artisanale de diamant, à côté de la centrale hydroélectrique de Lungudi, dans le territoire de Tshikapa.
Les creuseurs de diamant et leurs dépendants sont parmi les victimes. Toutefois, le bilan reste encore mitigé.
Plusieurs sources indiquent que la société sud-africaine « Namakwa diamant » avait abandonné une carrière à ciel ouvert de plus de 30 mètres de profondeur après l’avoir exploitée. Mais depuis plus de deux mois, des dizaines de creuseurs artisanaux de diamant l’ont envahie.
Vendredi passé, à la tombée de la nuit, les murs de cette carrière ont cédé à la suite d’un glissement, engloutissant plusieurs personnes.
D’après des témoins sur place, quatre-vingts personnes seraient mortes englouties dans le sol. Cependant, les officiels du territoire de Tshikapa parlent de trois morts. Ils justifient ce nombre par le nombre de familles endeuillées sur place à Lungudi.
Pour l’instant, aucun effort n’est fourni pour déterrer les corps. A la dernière minute, des sources affirment que l’entreprise Namakwa diamant refuserait de céder ses engins pour cette besogne. Nos efforts pour rejoindre les responsables de cette société sont restés vains.
Il convient de noter que toujours dans la province du Kasaï Occidental, Trois personnes avaient été tuées dans un éboulement de terre à Mutshima. La recherche de la population ont permis d’extraire des corps des victimes, au moins trois personnes sont mortes dans la Carrière d’exploitation artisanale de diamant de Mutshimba dans le Kasaï Occidental.
Trois personnes au moins sont mortes dernièrement à la Carrière d’exploitation artisanale de diamant de Mutshimba, localité située le long de la rivière Kasaï, dans le territoire de Tshikapa, au Kasaï Occidental, ont rapporté, mardi, à l’ACP, des voyageurs en provenance de la contrée.
Ces derniers ont indiqué que le manque criant de précautions occasionne de nombreux cas de morts dans ce type d’exploitation. D’intenses recherches menées avec la population ont permis d’extraire des corps des victimes.
Le comité local des creuseurs de diamant a pris en charge les frais des funérailles, renseigne-t-on. Il convient aussi de rappeler que dans la même province, des clandestins ont été victimes d’un éboulement de terrain dans la mine de diamant de Kalombela à Dimbelenge.
Un jeune homme est mort dans une mine souterraine de wolframite (abandonnée et dont l’exploitation était, en principe, interdite) à Kailo, à 72 km de Kindu. A Kisela, village fréquenté par des exploitants miniers, une drague travaillant sur la rivière Tshikapa s’est renversée et trois plongeurs ont disparu (deux corps ont été découverts en aval du lieu de l’accident mais le corps du troisième plongeur est demeuré introuvable).
Quatre autres creuseurs sont décédés dans une mine d’or à Mabanga (à 30 km au nord de Bunia), asphyxiés par la fumée de quinze motos pompes servant à évacuer l’eau (au fond d’un puits de soixante mètres de profondeur).
Une femme, la trentaine révolue et mère de trois enfants, a été tuée dans un éboulement survenu alors qu’elle extrayait du sable et des cailloux a proximité de la rivière Ngonza, dans le quartier Plateaux, communément appelé Kananga II.
Trois creuseurs sont morts dans la mine de Kalukuluku, anciennement appelée carrière de l’Etoile, dans la banlieue Est de Lubumbashi, coincés dans des galeries souterraines à la suite d’un éboulement. Puis quatre autres encore. Treize creuseurs ont Pu être sauvés par leurs camarades. D’autres creuseurs seraient encore coincés dans les galeries souterraines.
Le Palmarès
(CL/TH/GW/Yes)