D’après des sources crédibles, les Chefs des Partis Politiques s’apprêteraient à positionner leurs pions dans la gestion des entreprises, pendant que l’opinion s’attendait à une nomination en fonction des tests organisés par le Copirep.
Il s’observe depuis un certain temps, une agitation qui n’a ni tête ni queue dans les Etats-majors des Partis Politiques, au sujet de la nomination des nouveaux mandataires dans les Entreprises du Portefeuille de l’Etat. Ceci fait suite à la rumeur qui aurait circulé, faisant état d’un chambardement au sein des entreprises du Portefeuille. Mais plusieurs analystes s’interrogent sur l’opportunité de la nomination de ces nouveaux mandataires, pendant que ceux qui sont en fonction se trouvent en phase finale de la restructuration.
Quelle est l’urgence qui aurait motivé les décideurs de procéder à la nomination des nouveaux mandataires au crépuscule de cette législature ? Une évaluation impartiale a-t-elle été faite ? Voilà autant de questions que se pose l’opinion qui estime que l’urgence aurait été de procéder à une évaluation objective de la mutation opérée dans ces entreprises publiques.
L’objectif visé : les prochaines élections Par ailleurs, avec les échéances électorales qui pointent à l’horizon, l’opinion pense que, la nomination de ces mandataires seraient en faveur des décideurs qui tiennent de se maintenir au pouvoir.
Alors que, la lecture de la gestion des Entreprises du Portefeuille de l’Etat renseigne que les mandataires publics issus des Partis Politiques ont toujours fait piètre prestation dans leur management, très préoccupés plus à servir leurs formations politiques que les entreprises qu’ils dirigent et en premier lieu l’Etat propriétaire de ces dernières. L’option de nomination se justifierait dans le seul souci de la part des décideurs, de vouloir placer leurs Jockers dans les sociétés étatiques les plus juteuses. Ce qui n’est bon pour un pays qui prône la démocratie au premier plan.
Et d’ailleurs, l’expérience a démontré que la nomination des mandataires issus des partis politiques n’a toujours pas été bénéfique aux entreprises. Et pour cause, les personnalités nommées au terme des quotas politiques, empochent beaucoup d’argent en faveur de leur famille politique, et l’Etat n’en trouve nullement son compte.
Mais par contre, la nomination de quelqu’un qui n’a pas de couleur politique travaillerait sur et certain pour l’Etat congolais, son employeur. D’où, les auteurs de cette soit disante nomination devraient se remettre en cause, avant de poser un tel acte, qui plongerait l’opinion tant nationale qu’internationale dans la confusion. Affaire à suivre.
La Prospérité
(CL/TH)