La Direction des recettes de la Province Orientale, DRPO, a fermé lundi 26 juillet cinq stations services et des dépôts de carburant à Bunia. Les responsables de ces entreprises refusent de s’acquitter de ces taxes qu’ils jugent illégales,  parce qu’elles ne figurent pas dans la structure de prix fixés par le ministère de l’Economie.

Le montant que la Drpo exige aux stations et dépôts de carburant scellés varie entre 20 mille et 30 mille dollars américains.Selon Jean-Jacques Dambi, chef de division de la Drpo à Kisangani, la réouverture n’est conditionnée que par le paiement :

Les responsables des entreprises fermées sont catégoriques. Ils ne vont pas payer tant que la taxe exigée ne figurera pas dans la structure de prix du carburant à la pompe fixés par le ministère de l’Economie.Abordé par la Radio Okapi, Kabele Zaïre, gérant de la station Egirex laisse entendre que le prix du litre est fixé par le ministère de l’Economie, alors que la Drpo ne figure pas dans les structures de prix.


Les OPJ (Officiers de police judiciaire) venus de Kisangani  ont procédé au scellage de ces stations et dépôts. Une procédure que le parquet de grande instance de Bunia qualifie d’irrégulière.Jean-Claude Omduse, premier substitut du procureur de la République, dit quant à lui que cela n’est autre qu’une entorse.

«Un OPJ a une compétence territoriale limitée. Si les OPJ sont venus de Kisangani, ils n’ont pas qualité pour agir en Ituri sans avoir l’aval du procureur de la République. C’est irrégulier», a-t-il soutenu.

Radio Okapi


(CL/TH)