En effet, tout le peuple Mukongo est en tout temps et en tout lieu, tenu d’aller s’abreuver à son intarissable source en vu d’éviter toute incompréhension.
Pour une fois à l’heure de la démocratie, les « Ne Kongo » des districts de la Lukaya et des Cataractes dans la province du Bas-Congo, très prochainement Kongo Central, en application des dispositifs de la décentralisation, sont dans la tourmente pour une bêtise criante qui n’apportera ni aux uns ni aux autres aucun plus qui puisse les enchanter.
A tout dire, tout développement dont les racines tirent ses origines dans le district de la Lukaya ou dans celui des Cataractes constituera sincèrement une avance pour les deux entités administratives à même de débaucher du reste, sur l’ensemble de la province portuaire du Bas-Congo.
En ce qui concerne le cas de la cité de la N’Sele et même d’Inkisi, la rivière Nzadi Malawu qui deviendra plus tard Nzadi Inkisi n’est, sans la moindre peine que la frontière naturelle. A l’exemple, à Kinshasa, de la rivière N’Djili pour les communes de Matete et N’Djili. La même rivière pour Masina et Limete. De même également pour la rivière Bitshaku-Tshaku entre Kinshasa et Barumbu.
Abordé pour la circonstance, André Kilesi Ntimasumu Ngamba Nsompa, chef coutumier du secteur de Kivulu, territoire de Mbanza-Ngungu, district des Cataractes, n’a pas hésité de déclarer que cette affaire de la cité N’Sele fait la honte des Ne-Kongo car, aussitôt après la traversée de la rivière Inkisi, la page est totalement tournée sur le district de la Lukaya. Il y a explicitement nécessité de retenir qu’avant, aucune considération mathématique n’était faite là-dessus du fait que de Mitendi (en frontière avec Kinshasa) jusqu’à Songololo, c’était tout bonnement le grand district des Cataractes lequel trouve actuellement ses frontières naturelles sur la rivière Inkisi grâce à la volonté politique manifestée par l’Abako/Muinda de M. Zola Emile.
Pour l’ayant droit coutumier de Mawunzi Mansende dans le secteur de Kivulu, cette question fait, dans l’opinion tant des Ne-Kongo eux-mêmes que des observateurs qui attendent une diversion quelconque de la part de cette province foncièrement unie par le « Luvila » (la lignée) et une langue unique (le Kikongo), constitue une monstrueuse honte. André Kilesi Ntimasumu est d’ailleurs très surpris de constater qu’avec ces deux moyens ci-dessus soulevés, que l’on puisse assister scandaleusement à un quelconque néfaste tiraillement.
Pour cela, le chef coutumier de Mawunzi Mansende exhorte tous les Ne-Kongo à s’aligner solidement dans les « Mika » qui constitue pour eux l’incontournable creuset de la sagesse Kongo grâce à laquelle toute divergence s’arrange toujours sous un arbre un gros arbre au milieu du village.
C’est pourquoi d’ailleurs, il devient une nette obligation pour chacun d’entre eux, tout âge et toute appartenance confondue, à s’en tenir sur le fondement qui sied sur le « Luvila », la lignée, qui est la voie obligée du peuple Kongo dans son identité. N’est-ce pas que c’est grâce à elle que le Mukongo est vite parvenu à instaurer autour de lui une ceinture de sécurité qui a gardé intact ses frontière en la gardant une et indivisible fait d’ailleurs qui étonne plus d’un ressortissant congolais. « Ntuka Kongo » prenant facilement le dessus sur tout. C’est la raison pour laquelle, le peuple Mukongo est, en tout temps et en tout lieu, tenu d’aller s’abreuver à son intarissable source.
Puisque cette version est la meilleure, l’arbre à palabre est là afin de permettre à tous les Ne-Kongo, chacun dans son « Luvila », d’enterrer rapidement cette honteuse hache de guerre afin de déjà s’apprêter en droite ligne aux prochaines échéances électorales.
Marcel Masani Selo/Le Palmarès
(GM/Tkm/Yes)