Selon le patron de Delta Force, il a été sommé de revenir sur sa décision par ses fanatiques dont il n’avait pas encore conscience de leur nombre, alors qu’il était déterminé à maintenir sa décision.
L’artiste musicien, guitariste, l’un des pionniers de la guitare basse, arrangeur, programmeur, ingénieur de sons, Godé Lofombo Mbemba a annoncé, dernièrement, la dissolution de son orchestre Delta Force.
Un silence funèbre s’est fait sentir. Après s’être retiré de la vie musicale active, le bassiste Lofombo se voit obligé d’y retourner sur la demande de ses fans.
En tant qu’artiste, il est au studio pour réaliser son troisième album intitulé « Ca va bouger » après « Confirmation » et « Transition ». Question pour lui de relancer également son orchestre Delta Force.
Dans « Ca va bouger », cet ancien d’Empire Bakuba a fait intervenir une grande partie de musiciens faisant partie des « Léopards ».
L’album « Ca va bouger » contient onze chansons. Cet opus est bourré des featurings. Sauf changement de dernière minute, « Ca va bouger » sera sur le marché du disque avant la fin de cette année.
Godé Lofombo s’est confié à AfricaNews pour expliquer les raisons de son repli et de son come back.
Selon le patron de Delta Force, il a été sommé de revenir sur sa décision par ses fanatiques dont il n’avait pas encore conscience de leur nombre, alors qu’il était déterminé à maintenir sa décision.
Mais, nombreux bien que n’étant pas ses fans, exerçaient la pression sur lui au regard de ses qualités artistiques.
Ils ont réussi à ramollir son cœur. Dissoudre son orchestre à la télé est un acte que Lofombo ne regrette pas.
« Certains aînés de la musique RD-congolaise, animés de mauvaise foi et mal intentionnés, m’ont conseillé de mettre fin a ma carrière artistique. C’était pernicieux. Point n’est besoin de citer leurs noms.
Cela m’a permis de distinguer le vrai du faux conseiller et découvrir que j’ai aussi beaucoup de fans », a-t-il déclaré. Le retrait de ce guitariste de la scène musicale faisait suite à une série de déceptions dont il était victime, reconnaît-on.
Il aurait pris l’habitude de recruter de jeunes musiciens qu’il encadrait jusqu’en faire des produits prisés. Une fois mis sous les projecteurs, ces musiciens étaient piqués par d’autres, leaders ou rejoignent les orchestres ayant le vent en poupe et qui se déplacent facilement pour l’Occident.
Par exemple, cinq musiciens l’ont quitté pour rejoindre Zaïlko, trois danseuses ont intégré Wenge Maison Mère et trois musiciens ont été embauchés dans le Quartier Latin le même jour.
Financièrement, Lofombo n’était pas nanti et faisait montre d’un déficit d’expérience pour tenir un orchestre.
« Cette fois-ci, il n’y aura plus de faille. Maintenant, j’ai mes propres instruments, j’ai limité le nombre de musiciens. Certains postes sont suspendus aussi notamment celui de danseurs... », a-t-il affirmé.
Barick Buema/AfricaNews
(TH/BT/PKF)