Signe de coopération bilatérale agissante dans le secteur de la préservation de l’Environnement, honneur vient d’être fait à la RDC par la France dont l’ambassadeur à Kinshasa a procédé à la remise des insignes de commandeur de l’Ordre agricole au ministre RD-congolais de l’Environnement, Conservation de la Nature et Tourisme
La France, par l’entremise de son ambassade en RDC, a remis des insignes de commandeur de l’ordre agricole au ministre de l’Environnement, Conservation de la nature et Tourisme, José Endundo Bononge. Pour motif qu’il a, entre autres, défendu l’Afrique, ses forêts et ses bassins, lors du Sommet de Copenhague sur les changements climatiques.
L’ambassadeur de la France en RDC, Pierre Jacquemot, a remis, le dimanche 25 juillet 2010, des insignes de commandeur de l’ordre du mérite agricole à José Endundo Bononge, ministre congolais de l’Environnement, Conservation de la nature et Tourisme. Témoins de l’événement : des amis du ministre et tant d’autres personnalités politiques, dont Olivier Kamitatu et Antoine Ghonda, respectivement ministre du Plan et député national.
Dans son mot de circonstance, l’ambassadeur de France a évoqué les raisons qui ont poussé son pays à remettre les insignes de mérite agricole à José Endundo. En raison de son implication dans la réhabilitation du parc de Kahuzi-Biega et la défense de l’Afrique, de sa forêt et de ses bassins, lors du Sommet de Copenhague sur le changement climatique. Sans oublier son apport à la relance du Jardin botanique de Kinshasa. Et d’ajouter : « Vos mérites que la France veut saluer aujourd’hui sont grands. Je ne ferai pas la chronologie d’une vie si dense ».
A ce sujet, il a indiqué qu’ « il n’est pas curieux pour un pharmacien de travailler chez Hoechst-Zaïre, mais il est plus curieux de vous retrouver à la Société des chemins de fer. Et ensuite, le monde de l’entreprise vous a absorbé: le domaine de l’agro-pastorale, l’exportation de café, le transport fluvial, le transport aérien avec Congo Airlines, la fabrication de peinture et de plastique...
Avec un tel éventail, il est normal que l’on vous confie en 1988 l’Office zaïrois de contrôle (OZAC), avant de vous donner à gérer trois ans après celui des routes. Est-ce le moment de votre rencontre avec le monde des affaires français? Certainement puisque vous devenez en 1991 le président de la Chambre de commerce franco-zaïroise, puis président de la FEC ».
Avant de déclarer : « Votre carrière politique suit les méandres de la vie politique des années 1990, des méandres autrement plus tortueux que ceux du grand Fleuve Congo. Vous êtes amené un moment à séjourner à Luanda et Bruxelles, avant de participer, quand le processus de paix se met en place en 2002 aux travaux du Dialogue intercongolais ».
Historique de la distinction française
Pourquoi donc le mérite agricole français, s’est interrogé le diplomate français. Et de surcroît au plus haut de sa hiérarchie. Sachez que sur les 23.000 titulaires, vous n’êtes que 400 commandeurs.
Pour ce qui est de la distinction française, Pierre Jacquemot a rappelé qu’elle a été créée en 1883 par Jules Méline, un célèbre ministre de l’Agriculture de la République qui disait : « Je ne doute pas que cette institution qui est conçue dans l’esprit démocratique le plus large, sera accueillie avec reconnaissance par l’agriculture française ».
Il faut y voir, ajoutait-il « une nouvelle preuve de la sollicitude du Gouvernement de la République et un encouragement à redoubler d’efforts pour conserver le rang qu’elle doit occuper dans un pays dont elle fait la richesse et la force ». Et il précisait, « Il suffira pour en indiquer la valeur de dire qu’elle n’est pas seulement sollicité par le cultivateur ou le viticulteur exploitant, mais aussi par le grand propriétaire foncier, par le publiciste, l’administrateur ou le savant, qui tous, à des titres divers, concourent à la prospérité de notre production rurale ».
Parlant du ministre Endundo, l’ambassadeur de France en RDC a fait remarquer que depuis 4 ans, l’action de ce dernier est saluée par tous les Congolais et par tous les partenaires, notamment par son pays. Et de souligner : « Je crois que de votre première rencontre à Kinshasa avec Jean-Louis Borloo, le ministre d’Etat français de l’Environnement, est née une solide amitié, fondée sur une reconnaissance mutuelle ». Vitalité, intelligence, engagement, goût pour l’explication simple des choses compliquées comme celles qui touchent l’environnement, sont bien des qualités que l’on vous attribue à tous les deux, dans nos pays respectifs.
Dans sa réplique, José Endundo Bononge n’a pas caché sa joie. « Je suis heureux d’être honoré ce jour. C’est un moment intense parce que je me retrouve avec mes amis les plus proches et une partie de ma famille », a-t-il dit. Avant de remercier l’ambassade de France en RDC pour la surprise lui réservée.
Saisissant cette opportunité, José Endundo a apprécié le soutien de la France dans les négociations ayant trait à la reconstruction de la RDC. Il a, par ailleurs, émis le vœu de voir Kinshasa et Paris travailler en toute transparence et responsabilité.
Albert Tshiambi/Le Potentiel
(DN/Milor/GW/Yes)