Félix Wazekwa : C’est une fausse affaire. Tout juste comme Hérode qui demande qu’on tue le fils de Dieu qui vient de naître. Ne sachant pas où diligenter ses sales intentions, il a ordonné la tuerie de tous les enfants mâles nés en cette période dans la contrée.
Depuis deux semaines, la nouvelle de la condamnation du chanteur Félix Wazekwa, dit « Le Monstre d’amour », patron de l’orchestre Cultur’A Pays Vie, à deux ans de prison ferme par la justice belge est sur toutes les lèvres tant à Kinshasa, à Brazzaville, à Libreville que partout dans le continent où S’Grave compte de nombreux fans.
Le compositeur de « Que demande le peuple ? » serait poursuivi pour une affaire de trafic des êtres humains dont il serait le cerveau moteur. Le fait se serait déroulé en 2003.
Il a un mois, à dater de la publication de ce verdict, pour interjeter appel. En séjour à Kinshasa où, il s’adonne au montage des clips de son nouvel album « Mémoire ya Nzambe », lancé sur le marché du disque depuis la fin de la semaine dernière, Félix Wazekwa a bien voulu nous accorder l’interview que nous publions ci-dessous afin d’éclairer la lanterne de nos lecteurs disséminés à travers le monde. Suivez-le dans ce jeu des questions-réponses intéressantes :
Avenir Détente : Bonjour, êtes-vous au courant de votre condamnation par la justice belge pour une affaire des « ngulu » dont vous êtes l’acteur principal ?
Félix Wazekwa : C’est une fausse affaire. Tout juste comme Hérode qui demande qu’on tue le fils de Dieu qui vient de naître. Ne sachant pas où diligenter ses sales intentions, il a ordonné la tuerie de tous les enfants mâles nés en cette période dans la contrée.
A.D. : Et pourtant la justice belge et les médias internationaux en font la manchette !
F.W. : Je vous dis qu’il n’y a rien. S’il y en avait quelque chose, on aurait dû publier un extrait de cette condamnation pour élucider le monde.
A.D. : Comme il n’y a pas de fumée sans feu, pouvons-nous conclure au fond que quelque chose est en train de se passer quelque part ?
F.W. : Comme vous voulez, mais je vous le dis, en réalité, il n’y a rien.
A.D. : Que faites-vous aujourd’hui à Kinshasa ?
F.W. : C’est ici où se trouve basé mon groupe et c’est ici aussi où j’avais décidé de terminer le montage des clips de mon nouvel opus intitulé « Mémoire ya Nzambe » qui se trouve sur le marché kinois depuis le samedi 17 juillet 2010. Comme vous savez, c’est un travail qui va nous prendre un bon bout de temps puisque nous voulons être pragmatique avec nos fans. Nous les avons habitué à goûter aux bons plats, raison pour laquelle, cette fois-ci, ils sont aussi obligés de nous faire confiance et d’attendre se régaler avec une sauce succulente.
A.D. : A quand alors votre départ pour l’Europe.
F.W. : Après les travaux de montage de nos clips, nous allons nous atteler à préparer le spectacle que nous allons présenter au mois d’octobre au Zénith à Paris. Cette fois-ci, nous voudrions que cette production soit différente de celle de la fois dernière dans la ville lumière.
A.D. : Qu’est-ce qui fait qu’aujourd’hui, sans résigner, vous donnez la date de votre passage au Zénith alors qu’il y a quelques jours vous ne vouliez pas décliner cette date. Est-ce par stratégie ?
F.W. : Je ne vous en dirais pas plus. C’était justement pour éviter le genre des situations que je suis en train de vivre actuellement. On a toujours tendance ici à nous mettre les bâtons dans les roues. Pour éviter ce genre de comportement il faut opter pour le principe « motus et bouche cousue ».
A.D. : Un mot sur la santé de Cultur’APays Vie ?
F.W. : L’orchestre Cultur’A Pays Vie se porte bien. Il n y’a rien de grave à vous dire de ce coté là. Tout se déroule dans le respect du calendrier élaboré par le chef d’orchestre Pitshou Concorde.
A.D. : Un dernier mot ?
F.W. : Que tous les fans de Félix Wazekwa ne prêtent pas foi aux racontars. Nous préparons un spectacle digne des profs pour le mois d’octobre au Zénith. Pour l’heure l’attention doit être accordée à l’album « Mémoire ya Nzambe » qui est dans les bacs. Voilà !
Kingunza Kikim Afri/L’Avenir
(TH/BT/PKF)