Réuni autour d’un échange avec la presse congolaise dans l’enceinte de l’ambassade américaine, Samuel Brock, chargé d’affaires de l’ambassade des Etat-unis d’Amérique en Rdc a brossé différents sujets d’actualité dont la question des minerais de sang et l’affaire Chebeya.
Le chargé d’affaires de l’ambassade des Etats-Unis en RD Congo, Samuel Brock et Elisabeth Jaffe, conseillère économique, a échangé avec la presse vendredi 23 juillet dernier dans l’enceinte de l’ambassade américaine à Kinshasa. Cette rencontre qui entre dans le cadre des périodiques avec la presse a tourné autour des questions d’actualité brûlante à savoir la loi sur les minerais de conflit en RD Congo, la dernière rencontre avec la famille Chebeya, les attentats de Kampala, et en fin la conférence internationale de Kaboul sur l’Afghanistan.
Pour Samuel Brock, la loi approuvée dernièrement par le Congres des Etats-Unis à impulser une nouvelle culture au système financier des Etats-Unis. La loi sur les minerais des conflits sur la RDC, fait partie des dispositifs de ce bol. « Mme Clinton suit avec intérêt ce qui se passe ici au Congo », a dit Samuel Brock. Ce qui explique du reste la dernière déclaration de la secrétaire d’Etat, Mme Hilary Clinton en rapport avec les minerais de sang en République démocratique du Congo.
« L’année dernière, j’ai dénoncé le commerce des (minerais de sang) qui a finance le cycle de conflits qui s’est soldé par plus de 5 millions de morts depuis 1998, qui a déplacé davantage des personnes et a engendré une épidémie de violence basée sur le sexe », dit Mme Hilary Clinton.
Et d’ajouter « Le président Obama vient de signer une loi qui oblige les compagnies de dévoiler publiquement leurs activités afin de garantir que leurs produits ne contiennent pas ces minerais. Le gouvernement de la République démocratique du Congo a officiellement exprimé son soutien à cette loi et a remercié le gouvernement et le corps législatif américains à cet égard. C’est l’une des différentes approches que nous avons adoptées pour mettre fin à ce commerce illicite meurtrier ».
D’ailleurs a fait savoir Mme Hilarv Clinton, « Après cette visite au Congo, j’ai chargé le Département d’élaborer une stratégie globale sur cette question, dans le cadre d’un effort plus large visant à assurer l’efficacité de notre engagement pour mettre un frein à la corruption tant sur le plan bilatéral qu’à travers le groupe de contact des Grands Lacs... « Poursuit Mme Clinton dans la même déclaration.
Pourquoi avoir reçu la famille de Chebeya ?
Pour Samuel Brock, en promulguant cette loi, le gouvernement américain vise à améliorer la transparence, la bonne gouvernance... Il a reconnu en outre que ces guerres ont fait au bas mot 4,5 millions de morts lies aux minerais, aux groupes ethniques. Voilà pourquoi il faut terminer cette question (guerre financée par les minerais de sang). De sorte que les bénéfices ne tombent pas dam les mains des rebelles.
Car aujourd’hui, le commerce est global. Ces minerais peuvent être utilisés par des industriels américains ou par des industriels dont la production est utilisée les américains. A la question voir quel message voulait-il par à l’opinion en recevant la famille Chebeya, le chargé d’affaires a reconnu que cette rencontre a été une expérience très émouvante.
Ces échanges avec les enfants et leur maman certainement très éprouves par la perte de leur père et mari lui ont donné une image de la famille congolaise.
En le recevant, dira le chargé d’affaires. Il a voulu faire passer un message très important à savoir que les Etats-Unis n’ont pas oublié ce que leur père a fait pour la promotion et la défense des droits de l’homme. Pendant plus ou moins trois décennies, il a travaillé pour le suivi d’un processus démocratique afin que les droits de l’homme soient respectés.
Le chargé d’affaires a profité de cette rencontre pour transmettre à la famille la sympathie et la tristesse de nombreux Américains qui ont connu leur père. Je t’ai pane aussi de notre prophète - Martin Luther King, devenu symbole des droits de l’homme. Et j’ai eu l’impression que les enfants ont été quelque peu consoles dira encore Samuel Brock.
Mis à part ces questions liées à l’actualité nationale, le chargé d’affaires des Etats-Unis est revenu sur les derniers attentats de Kampala en Ouganda. Attentats qui ont fait plus d’une cinquantaine de morts et signés par les islamistes somaliens. Le chargé d’affaires des Etats-Unis a condamné vivement cet acte et a promis d’aider le gouvernement ougandais d’aider le gouvernement ougandais à retrouver les auteurs de ces attentats.
Dans son mot, le chargé d’affaires des Etats-Unis n’a pas oublié de mentionner le Burundi qui est aussi un des pays disposant d’un contingent en Somalie dans le cadre de l’Union africaine.
Abordant le dernier point de cette rencontre avec la presse, le chargé d’affaires américain est revenu sur la rencontre internationale sur l’Afghanistan qui s’est tenue à Kaboul. Pour le chargé d’affaires, les participants ont discuté et exploré l’état actuel de choses. Avec les Afghans, ils sont évalués les progrès réalisés sur le plan sécuritaire, de l’armée, de la promotion des femmes etc... Que Mme Clinton se soit rendue à Kaboul, cela symbolise a dit le chargé d’affaires un nouvel engagement.
Selon les conclusions de cette rencontre, les forces internationales pourraient se retirer du sol afghan dans les cinq années à venir. Mais que devront-elles faire pour que le passage du béton se fasse sans heurts.
Samuel Brock a laissé entendre qu’il n’avait pas le don de la divination pour prophétiser sur ce qui se passerait dans les cinq années à venir. Il a cependant réaffirmé que les Etats-Unis et les autres pays demeuraient fidèles à la promotion du progrès social, économique en Afghanistan. Emanciper, donner aux femmes des droits pour qu’elles fassent partie de la société proposer des réformes autant de sujets pouvant constituer tout un programme.
Philippe Mbayi Wete/L’Observateur
(GTM/Milor/GW/Yes)