Des trafiquants de la cassitérite auraient réussi à tisser un fil, pour frauder. L’alerte parvenue ce week-end à La Prospérité fait état d’un danger qui pèse sur l’avenir du secteur minier en RD. Congo.
Tout se passe au Manono, dans le District de Tanganyika, au Katanga, où ces réseaux opèrent sans titre, ni qualité. Ils alimentent et gèrent l’exploitation artisanale, au mépris de l’arrêté n°2009/0035/ du 9 octobre 2009 fixant les modalités de transfert de la cassitérite vers les autres provinces au terme duquel Moïse Katumbi, Gouverneur de Province, interdit formellement toute sortie, sans paiement de 5 USD par kilo.
Au comble de tout, ces réseaux jugés maffieux bénéficieraient de la complicité de certains services de l’Etat. La Police, les Ministres et Hydrocarbures, les services des Mines et du Saesscam seraient, par leur laxisme, indexés.
Fuite des capitaux… Et, pourtant, à Manono, il y a une entreprise qui a légalement installé son comptoir. Pour l’année 2009, Mining Mineral Ressources (MMR) a pu faire une exportation en bonne et due forme par Lubumbashi.
Et, cette société contribue efficacement à des actions sociales à grand impact dans cette partie du territoire national. Nous citons la réhabilitation des écoles de Manono et de la route Luambo-Mituaba-Manono longue de plus de 400 kms (fluidité du trafic), l’assistance en médicaments et les forages des puits d’eau potable (lutte contre le choléra).
Tout récemment, MMR vient de signer un contrat portant sur la traçabilité des flux des matières avec le Gouvernement provincial dont la politique exige que tous les trafiquants passent par les comptoirs afin de favoriser le contrôle.
Une logique que les maffieux n’entendent pas cautionner. Ils la contournent purement et simplement pour ne pas payer les taxes à l’exportation.
Ils échappent, du coup, au circuit reconnu. Cette pratique, arrêtée il y a quelques temps, refait surface au détriment de la plus value que recherche le Ministère des Mines et des efforts du Gouvernement Congolais d’assurer la traçabilité des flux des minerais.
De l’avis de plus d’un observateur averti, cette situation nécessite que les autorités compétentes prennent des mesures coercitives afin de mettre un terme à l’impunité pour ceux qui participent à l’exploitation et au commerce illicites des minerais. Il y a lieu de renforcer le contrôle du point d’extraction au point d’exportation.
La Prospérité
(CL/Yes)