« La Tolérance zéro renforcée ! ». L’AVENIR qui titre ainsi rappelle : « Le 6 décembre 2006, dans son discours d’intronisation devant la Cour Suprême de Justice, le Président de la République avait prononcé une petite phrase devenue célèbre : « Maintenant, la récréation est terminée… ».

Elle traduisait la volonté de réduire à néant les anti-valeurs qui parsèment les actes de gestion à différents niveaux de l’Etat, considère ce journal poursuit : « Pour l’opinion, la phrase ressemblait à un slogan même si certaines mesures punitives ont été prises, telle que la révocation des magistrats ou la mise en retraite forcée des administratifs pris la main dans le sac. Elle (opinion) aimerait plutôt voir les « Kuluna en cravate » être traqués et emprisonnés pour leur gestion calamiteuse (du moins pour certains d’entre eux) tant au niveau des ministères que des entreprises publiques ou autres services de l’Etat ».

« Le constat fait est que ce sont toujours les menus fretins qui font les frais alors que les grosses légumes présumés coupables se la coulent douce. C’est la raison d’être de l’importante réunion de vendredi dernier que le président de la République a tenue avec le Premier ministre, le Procureur de la République, le Premier Président de la Cour Suprême, l’Auditeur général des Fardc, l’Inspecteur général de la Police, l’Administrateur général de l’ANR et bien d’autres responsables », note L’ AVENIR.

Selon ce journal, le chef de l’Etat a tapé du poing sur la table et leur a transmis des consignes précises sur la tolérance zéro qui doit être renforcée à tous les niveaux.

« Tolérance zéro : Kabila relance la chasse aux kuluna ». Ce titre est du journal LE PHARE qui constate l’opération Tolérance zéro semble accuser des signes  d’essoufflement depuis un certain temps. En conséquence, « Les Kuluna » en culotte (professionnels du crime) comme en cravate (criminels économiques et auteurs d’abus de pouvoir) ont cru le moment venu de se croire intouchables et impunis ».

Et LE PHARE de poursuivre : « L’on apprend que lors de la réunion d’évaluation qu’il a présidée le vendredi 23 juillet, Joseph Kabila a rappelé la poursuite contre les anti-valeurs sur l’ensemble du territoire national.

Selon ce journal, le commun des mortels se réjouit d’apprendre que l’initiateur de la Tolérance zéro n’est pas distrait.

Le voeu de beaucoup est que la peur des prisons de Buluwo, Angenga, Makala, Kansanga, Muzenze et autres Ekafela fasse de nouveau trembler les kuluna de tous les bords, comme c’était le cas durant le second semestre de 209. Le relâchement constaté ce derniers mois a redonné de l’élan à l’industrie congolaise du crime, souligne LE PHARE.

« Entreprises et services publics : Les Kuluna en cravate menacés ! », titre La PROSPERITE pour aborder ce sujet.

L’épée de Damoclès est de nouveau suspendue sur les kuluna en cravate, prévient ce journal. « Dans la seule journée de vendredi 23 juillet dernier, deux réunions ont été tenues à Kinshasa. D’abord, le matin, à la Cité de l’Union Africaine, sous la présidence de Joseph Kabila. Puis, à la Primature, en fin d’après-midi, sous les soins de Muzito. L’une et l’autre visaient à mobiliser les responsables des services attitrés, pour arrêter un train de mesures susceptibles d’enrayer les détournements des deniers publics, la fraude, les tracasseries et crimes organisés à des fins personnelles », rapporte LA PROSPERITE.

A des degrés divers, les Kuluna en cravate sont désormais dans le viseur du gouvernement de la RD. Congo. La double volonté autrefois affichée au sommet de l’Etat par le Président Joseph Kabila et le Premier Ministre Adolphe Muzito a été réitérée ce vendredi 23 juillet, à Kinshasa, dit ce journal.

Il s’agissait, au fait, de relancer la machine « Tolérance zéro » qui, selon le Ministre de la Justice, a un contenu qui doit se marier avec l’action, pour éviter de sombrer dans le piège d’un simple slogan, juste bon peut-être, pour distraire les congolais et amuser la galerie.

Cette fois-ci, c’est la bonne, conclut LA PROSPERITE qui précise : « Kabila et Muzito veulent aller aux élections, les mains propres. Ils ont besoin, pour ce faire, de solliciter le suffrage, le moment venu, sans conscience chargée du fait des abus commis par des brebis galeuses dans l’appareil de l’Etat ».

Au sujet de la signature par la Rdc et la Chine d’un nouveau contrat de coopération, AFRICA NEWS titre : « 100 millions de yuans de la Chine à la Rdc ». Pour ce journal, les deux pays qui filent un parfait amour depuis la signature du siècle – des milliards de dollars de la Chine à verser dans la construction des infrastructures en contrepartie des minerais Rd- congolais – ont encore signé deux protocoles d’accord sur la coopération économique et financière, se réjouit notre confrère.

« Rdc – Chine : Adolphe Muzito et Dai Binguo signent deux nouveaux accords ».  Les deux nouveaux accords financier et économique ont une valeur de 100 millions de yuans, écrit pour sa part L’AVENIR qui propose ce titre.

Pour le Vice Premier ministre chinois, note ce journal, ces deux accords doivent développer de bonnes relations politiques afin d’assurer le développement économique. L’AVENIR qui considère par ailleurs que la coopération entre la Rdc et la Chine ne vient que de  commencer note par ailleurs : « chaque jour qui passe, les deux gouvernements posent des actes qui traduisent ;la ferveur de ces relations dans le cadre de la coopération « gagnant-gagnant ».

« Mines : Montée en flèche de la fraude minière à Manono ».  Selon AFRICA NEWS qui propose ce titre, un réseau maffieux a envahi e territoire du district de Tanganyika dans le Katanga. Où il est observé une fraude organisée de la Cassitérite depuis un certain temps. Des trafiquants en mal d’argent facile exploitent ce minerai sans pouvoir le déclarer, dénonce-t-il, en indiquant que le minerai est ainsi acheminé de manière frauduleuse vers Lubumbashi ou dans le Kivu.  De l’avis de plus d’un observateur, écrit notre confrère. Cette situation nécessite que les autorités compétentes prennent des mesures coercitives afin de  mettre un terme à l’impunité pour ceux participent  à l’exploitation et au commerce illicites des minerais. Il y a lieu de renforcer le contrôle du point d’extraction au point d’exportation, insiste AFRICA NEWS.

LA PROSPERITE qui s’intéresse également à cette information titre : « Manono : un réseau maffieux en action ! ».  Ce journal explique que des trafiquants de la cassitérite auraient réussi à tisser un fil, pour frauder. L’alerte nous parvenue fait état d’un danger qui pèse sur l’avenir du secteur minier en RD. Congo.

Tout se passe au Manono, dans le District de Tanganyika, au Katanga, où ces réseaux opèrent sans titre, ni qualité. Ils alimentent et gèrent l’exploitation artisanale, au mépris de l’arrêté n°2009/0035/ du 9 octobre 2009 fixant les modalités de transfert de la cassitérite vers les autres provinces au terme duquel Moïse Katumbi, Gouverneur de Province, interdit formellement toute sortie, sans paiement de 5 USD par kilo, note ce journal.

LA PROSPERITE va jusqu’à accuser : « Au comble de tout, ces réseaux jugés maffieux bénéficieraient de la complicité de certains services de l’Etat. La Police des Mines et Hydrocarbures, les services des Mines et du Saesscam seraient, par leur laxisme, indexés ».

Et, pourtant, dit-il, à Manono, il y a une entreprise qui a légalement installé son comptoir. Pour l’année 2009, elle a pu faire une exportation en bonne et due forme par Lubumbashi.

Boni Tsala/MMC


(BT/Yes)