L’opinion ne comprend plus rien. Elle a appris la semaine dernière par la voie des ondes que les délégués syndicaux des agents et fonctionnaires de l’Etat avaient signé à la Primature avec quelques membres du gouvernement un protocole d’accord mettant fin à la grève. Aux termes de ce protocole d’accord, les fonctionnaires se voyaient accorder une prime de transport de 8.000 francs congolais.

Mais quand ces délégués syndicaux ont fait la restitution à la base, celle-ci a catégoriquement rejeté ce protocole d’accord arguant que le gouvernement s’est moqué d’eux. Ce qui a fait dire à un agent que nous avons trouvé que « 8.000 Fc c’est insignifiant, nous voulons seulement le premier palier de Mbudi qu’on a accordé aux Secrétaires généraux. Nous ne sommes pas moins fonctionnaires qu’eux ».

Les conséquences de cette grève qui s’est radicalisée sont préjudiciables à l’Administration publique. Dans pratiquement tous les ministères et autres services publics, la paralysie est totale. Et l’on y voit des branches de rameaux qui signifient le deuil. Dans quelques uns d’entre eux, un service minimum y est organisé.

On se demande si ceux qui ont soutiré 1.500 passeports des coffres du ministère des Affaires étrangères n’ont pas profité de cet absentéisme général pour commettre leur forfait. S’agissant de ce vol assez mystérieux, le ministère des Affaires étrangères ferait mieux de mener une enquête approfondie pour dénicher les présumés voleurs. Entre-temps, les gens désireux d’en avoir sont priés d’être vigilants pour ne pas se faire délivrer un passeport de cette série volée.

Revenons à nos moutons. S’agissant de la grève, une source syndicale nous a appris hier que les délégués syndicaux auraient été reçus à la présidence de la République, plus précisément par le conseiller socio-culturel. Ils lui auraient transmis un dossier comprenant toutes les revendications des agents et fonctionnaires de l’Etat, lequel sera transmis à qui de droit.

Le Fureteur/L’Avenir


(DN/TH/GW/Yes)