L’atteinte du point d’achèvement exige de la Rdc des mesures appropriées pour garder le cap et éviter le moindre dérapage, ce qui va améliorer la crédibilité de la RDC sur les marchés financiers internationaux.
Des questions de grande actualité en République démocratique du Congo (RDC), l’atteinte du point d’achèvement à l’Initiative pays pauvres très endettés (I-Pptt) résultant des réunions des 29 et 30 juin 2010 des Institutions de Bretton Woods dont la Banque mondiale (Bm) et le Fonds monétaire international (Fmi).
L’effacement d’une très grande partie de la dette extérieure de la RDC par ces institutions en était la conséquence, ce qui exige à la RDC des mesures conséquentes pour garder le cap. Pour rappel, la RDC a bénéficié d’un allégement de 10,8 milliards $ Us sur une dette nominale de 13,7 milliards $ Us arrêtée à la fin décembre 2009. Le Gouvernement a consacré 125% du Pib de la RDC et, grâce à cet allègement, ce poids est ramené à 25% du Pib.
Aussi, sans point d’achèvement, le service de la dette hors Fmi devait passer de 591 millions $ Us en 2010 à 146 millions $ Us en 2015. Grace au point d’achèvement, ledit service est ramené à 146 millions $ Us en 2010 et il est réduit à 116 millions $ Us en 2015. Le point d’achèvement va permettre d’élargir l’espace budgétaire de la RDC et de dégager progressivement des ressources supplémentaires pour le financement des dépenses prioritaires de développement dans le cadre des Cinq chantiers, d’accéder à des appuis budgétaires des partenaires au développement et d’améliorer sa crédibilité sur les marchés financiers internationaux.
Ce rappel explique l’essence des efforts d’assainissement du cadre macro-économique. C’est, notre entendement, tout de l’exigence impérative qui explique la tenue, hier jeudi 22 juillet 2010 au cabinet du ministre des Finances à Kin/Gombe, de la réunion de la Commission de suivi des accords conclus entre le Gouvernement congolais et les institutions financières internationales. La Commission que préside le ministre des Finances Matata Ponyo, en ses qualités de président de ladite structure de coordination.
Membres de cette commission, les ministres Emmanuel Janvier Luzolo Bambi de la Justice & Droits Humains et Olivier Kamitatu du Plan ont eu des mots indiqués pour situer les contours réels de l’importance de cette concertation qui prouve à suffisance que le Gouvernement tient compte des enjeux socio-économiques et politiques présentes à prendre absolument en compte, Si non les déclencheurs à soigner au quotidien risquent de trahir...
La Tolérance zéro, voilà qui trouve sa place dans le contexte actuel de la gestion de l’après-atteinte du point d’achèvement. L’après-atteinte du point d’achèvement, le ministre Matata Ponyo a présidé la réunion de la Commission de suivi des programmes entre le Gouvernement et les bailleurs des fonds Des défis à relever, cette rencontre d’hier en valait la peine!
Simon Kinsangala/Le Palmarès
(TN/TH/GW/Yes)