Le ministre congolais de la Coopération reçu en audience à Paris par le Secrétaire général a la Francophonie a reçu de ce dernier la confirmation de la candidature de la RDC comme pays organisateur du prochain sommet de l’Organisation internationale de la Francophonie en 2012
La candidature de la RDC pour l'organisation du sommet de la Francophonie en 2012 a été retenue et approuvée. La confirmation en a été donnée le 15 juillet dernier à Paris par le Secrétaire général à la Francophonie, Abdou Diouf, lors d'une audience qu'il avait accordée au Ministre congolais de la Coopération, Raymond Tshibanda Tunga Mulongo, qu'accompagnait, notamment, le Directeur général de la Délégation à la Francophonie/RDC, Didier Mwewa wa Mwewa.
Raymond Tshibanda a assuré à son interlocuteur que Kinshasa a déjà lancé les préparatifs de cette grande rencontre des Chefs d'Etat et de Gouvernement de l'espace francophone dans le monde. C'est dans le cadre de ces préparatifs que le chef de la Coopération congolaise doit rencontrer prochainement son homologue suisse, Mme Calmy Rey. Cet échange s'impose par les conclusions du dernier séjour, l'année dernière à Kinshasa, de la ministre suisse, puisque c'est l'Etat helvétique qui va passer le flambeau de la Francophonie à la RDC.
La candidature de la RDC pour l'organisation de ce sommet avait été retenue lors du sommet de l'OIF tenu à Québec (Canada). A deux ans donc des assises de Kinshasa, Raymond Tshibanda se devait, a-t-il expliqué à la presse à Paris, d'entamer des discussions avec le Secrétariat Général de la Francophonie afin de dégager une convergence des vues sur une démarche commune afin qu'en 2012, le sommet de Kinshasa contribue à faire avancer la cause de la Francophonie dans le monde. La rencontre a également permis aux deux parties d'examiner ce que comporte la tenue de telles assises en termes matériels et surtout sur le plan thématique.
Le Ministre congolais de la Coopération s'est réjoui d'avoir pu échanger à ce propos avec le Président Diouf et surtout d'avoir obtenu de lui des conseils avisés pour la réussite du Sommet et sur les problèmes qui préoccupent les Etats. "
Le monde aujourd'hui est un village planétaire dans lequel nous sommes complémentaires les uns des autres et où il est important de renforcer tout ce que nous avons en commun parce que c'est dans la solidarité et la compréhension mutuelle que nous pourrions efficacement relever les défis qui sont les nôtres, à savoir, les défis de la croissance, de la sécurité alimentaire, de l'avenir de l'humanité notamment ceux liés à la crise énergétique et au réchauffement climatique", a expliqué Raymond Tshibanda pour qui les défis démocratiques figurent parmi les principales préoccupations " parce que ce n'est que dans ces conditions que les Etats du Monde seraient stables et respectueux des droits humains ".
Raymond Tshibanda pense qu'en acceptant d'accueillir ce Sommet et de prendre la présidence de l'OIF, la RDC ne voudrait pas seulement s'assurer une visibilité internationale, mais surtout renforcer les liens de solidarité pour le développement des Etats membres et le bien-être des populations, renseigne, pour sa part, le service de presse du ministère sous sa tutelle.
Pour l'instant, a-t-il renchéri, le Sommet de l'OIF qui retient l'attention de tous est celui de Montreux, sommet auquel la RDC entend prendre une part active avant de se tourner vers le Sommet de Kinshasa. Il n'est jamais trop tôt pour préparer un événement d'une si grande importance qui mobilisera 70 chefs d'Etats et de Gouvernements, a dit le Ministre.
A la question de savoir si la RDC est capable d'assurer la sécurité d'un événement d'une telle importance, Raymond Tshibanda s'est dit heureux de rappeler que la RDC vit aujourd'hui en paix non seulement à l'intérieur de ses frontières, mais aussi en paix avec tous ses voisins.
Il a martelé en disant que ceux qui savent d'où vient la RDC soutiendraient également que l'on peut aujourd'hui parler de sa renaissance en tant qu'Etat et que ce pays est désormais engagé dans le processus de reconstruction. Le pays cher à Joseph Kabila a retrouvé tous ses repères et est devenu un acteur important sur la scène régionale et internationale, a-t-il encore souligné.
Kinshasa doit abriter, à la fin de cette année, un autre sommet régional après ceux de la SADC et de la CEEAC. Il s'agit du sommet extraordinaire des Chefs d'Etats et des Gouvernements de la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs, essentiellement consacrée à l'exploitation illégale des ressources naturelles.
Jonas Eugène Kota/Forum des As
(DN/TH/GW/Yes)