Le Syndicat des enseignants du Congo (SYECO) donne un sursi d’un mois et demi, jusqu’au 31 août 2010 au gouvernement pour répondre aux attentes des enseignants étant entendu que l’éducation est l’un des chantiers prioritaires de la République, Indique un document de ce syndicat parvenu lundi à l’ACP. Selon la source, cette décision ressort de l’assemblée générale des enseignants affiliés à ce syndicat tenu le week-end dernier à Kinshasa.

Les enseignants exigent du gouvernement la convocation sans délai des concertations avec les syndicats de l’EPSP aux revendications légitimes des enseignants et personnels de l’éducation avant la rentrée scolaire 2010-2011, la révision à la hausse des salaires des enseignants et personnel de l’éducation avec respect de la tension conformément au barème des secrétaires généraux de 936.283.000 FC dès la paie du mois de juillet, en prenant en compte l’atteinte du point d’achèvement de l’initiative PPTE.

Il s’agira aussi pour le gouvernement de supprimer la prise en charge incontrôlée des enseignants par les parents sous toutes ses formes (FIP, transport, motivation ...) qui, selon le SYECO, tue lentement et sûrement l’enseignement congolais, d’uniformiser des salaires des enseignants de la RDC et de respecter les instructions ministérielles constamment violées.

Le SYECO rejette en bloc le protocole d’accord de l’Intersyndicale du 15 juillet 2010

Les enseignants et personnels de l’éducation, affiliés au SYECO, ont rejeté en bloc le protocole d’accord signé le 15 Juillet dernier entre l’Intersyndicale national du secteur public et le gouvernement, à l’occasion de leur assemblée générale.

Pour le SYECO, ce protocole d’accord qui n’est pas le premier du genre en RDC, n’engage que ses signataires, a indiqué son secrétaire général Jean-Pierre Kimbuya. Le SYECO a également constaté que les conditions de travail et de vie des enseignants se sont empirées à travers tout le pays, suivi d’une forte déperdition des élèves à cause de la Commercialisation de l’enseignement.

Le syndicat déplore le non respect de la paie et des revendications des enseignants non mécanisés, démécanisés la perception des frais scolaires et d’autres frais prohibés au grand silence des associations des parents, des églises et du Gouvernement ; le détournement des salaires et des primes des enseignants dans plusieurs écoles du pays le non paiement de la prime de l’indépendance dans certaines écoles de la capitale ainsi que la retenue de la somme de 200, voire 500 FC aux enseignants.

Il en appelle au Chef de l’Etat pour veiller à la matérialisation du social prôné par lui, par la réduction des frais de fonctionnement colossaux des institutions politiques en faveur des enseignants et personnels de l’éducation.

ACP


(BT/PKF/GW/Yes)