Les perspectives des relations entre le Royaume de Belgique et la République démocratique du Congo sont bonnes, a soutenu l’ambassadeur de la Belgique Dominique Struye. C’était au cours d’une conférence de presse que le diplomate belge a tenue, lundi 19 juillet 2010, dans les installations de l’ambassade de Belgique à Kinshasa.

En effet, à la veille du 21 juillet 2010, date commémorant les 180ème anniversaires de l’indépendance de la Belgique mais surtout la joyeuse entrée du roi Léopold II à Bruxelles, Dominique Struye a tenu à respecter la tradition en recevant la presse pour brosser le tableau des relations entre la Belgique et la Rdc.

Après avoir fait le tour complet de ces relations, M. Struye, qui a refusé d’être pris en otage par les pécheurs en eau trouble dont la dernière trouvaille est le gonflement exagéré d’un geste de générosité,  a déduit que les liens d’amitié et de coopération entre les deux pays  sont au beau fixe.


Un retour en arrière était indispensable pour le diplomate belge en vue de faire comprendre à son auditoire le progrès réalisé depuis 2008, année de la crise entre Bruxelles et Kinshasa.

Dès janvier 2009, a-t-il rappelé, les deux Etats avaient procédé, à travers la signature de leurs Premiers ministres respectifs, à la normalisation de ces relations dont les mots-clés, selon la déclaration finale rendue publique à cette occasion sont : le dialogue franc à travers les institutions démocratiques et légitimes, les relations sur pied d’égalité et de souveraineté.

Preuve de ce vent du renouveau qui souffle sur les relations belgo-congolaises, la visite en Rdc en février et mars 2010, respectivement du Vice premier ministre et ministre des Affaires étrangères belge, du ministre de l’Emploi et enfin celle de son collègue de la Défense. Pour M. Struye, ces visites ont contribué à réaffirmer les liens qui existent entre les deux pays.

Le clou dans la normalisation des relations belgo-congolaises demeure sans conteste la visite effectuée à Kinshasa par le roi Albert II à l’occasion des festivités du cinquantenaire. Faisant la lecture de cette visite, le diplomate belge la décortique sur trois angles.

Primo, c’est un geste de reconnaissance du passé, « passé commun dont la Belgique et La Rdc assument ensemble les zones sombres et les points positifs », comme si l’a si bien déclaré J. Kabila à l’occasion du toast organisé à l’honneur du couple royal belge.

Secundo, la visite du roi Albert II est la confirmation de l’excellence des relations actuelles enfin tertio, c’est un signe d’espoir que dans les prochains cinquante ans, ces relations seront encore meilleures.

Dominique Struye, qui a affirmé que cette visite a connu un franc succès, a félicité les autorités congolaises pour la parfaite organisation des festivités du cinquantenaire.

Bref, les perspectives des relations entre la Belgique et la Rdc sont bonnes, a souligné le diplomate belge qui n’a pas voulu prêter le flanc aux agitateurs qui veulent diminuer le succès qu’a connu la visite du roi des Belges au Congo.         

Pour illustrer davantage ce succès, M. Struye a indiqué que le couple royal aussitôt arrivé en Belgique a adressé une lettre de remerciement au président J. Kabila. Par ailleurs, le gouvernement belge a dépêché in petto une équipe médicale pour voler au secours des victimes de la tragédie de Sange au Sud-Kivu. Le ministre Charles Michel a aussi décidé d’augmenter l’enveloppe de l’aide humanitaire destinée aux déplacés de guerre dans les Kivu.

Les principaux axes de la coopération belge

Trois piliers fondent la coopération belge en Rdc, à savoir l’axe politique, celui de la coopération au développement et la coopération financière, commerciale et économique.

L’ambassadeur belge, qui s’est réjoui de l’excellence des relations dans ces différents domaines, a indiqué que sur le plan politique, le souhait est de multiplier les rencontres politiques au sommet. Ainsi, le président J. Kabila est attendu en Belgique comme c’est le cas pour le Premier ministre. Quant au ministre congolais des Affaires étrangères, il jouit d’une invitation permanente de son collègue belge chaque fois qu’il se déplace pour l’occident.

Toujours dans le volet politique, la Belgique entend accompagner la Rdc dans le processus démocratique, l’organisation des élections, la consolidation de la paix et l’unité à travers, notamment, la Monusco.

En ce qui concerne la coopération au développement, elle se structure autour de trois secteurs : le désenclavement rural, l’agriculture et l’éducation.

Dans le chapitre de la coopération financière, commerciale et économique, Dominique Struye a évoqué le soutien de la Belgique à la Rdc pour son admission au point d’achèvement, l’arrivée prochaine d’une mission d’investisseurs belges en Rdc, le séjour d’une délégation des fermiers congolais en Belgique où des contacts ont été entrepris avec les éleveurs belges.

Théodore Ngangu/MMC


(TN/Yes)