La célébration samedi dernier de la journée de la justice internationale a été placée en RDC sous le signe de la « tolérance zéro » et d’une « justice égale pour tous », ainsi que l’a indiqué le ministre de la Justice et Droits humains dans un message adressé à la Nation.
La République Démocratique du Congo (RDC) qui, à l’instar d’autres nations du monde, a célébré samedi, la journée de la justice internationale, l’a placée sous le signe de la « tolérance zéro » et d’une « justice égale pour tous ». Le ministre de la Justice et Droits humains, Pr. Luzolo Bambi Lessa, l’a affirmé samedi, dans un message à la nation qu’il a rassurée de la détermination du gouvernement d’instaurer une même justice pour tous les pauvres et les riches, une justice qui donne confiance au peuple par des procès équitables.
Dans ce même message, le ministre Luzolo a rappelé l’importance que revêt la commémoration de cette journée pour la RDC qui a connu une décennie des guerres et des conflits armés à l’occasion desquels des atrocités constitutives de crimes internationaux ont été commises. C’est pour cette raison que le gouvernement a ratifié en 2002 le Statut de Roma instituant la Cour pénale internationale (CPI) en déférant, sa situation devant ladite cour en 2004, a souligné Luzolo Bambi.
Quant aux crimes antérieurs commis entre 1998-2002, notamment ceux de Makobola, Kasika, Mwenga, Ituri, Beni, Butembo, Gemena, … le ministre Luzolo a indiqué que le gouvernement envisage l’institution des chambres spécialisées au sein des juridictions pénales congolaises car, a-t-il fait remarquer, l’institution d’un tribunal pénal international pour la RDC est non seulement coûteuse mais aussi irréaliste.
Au sujet de la Cour internationale de justice (CIJ), il a rappelé que le gouvernement a déposé, il y a quelques mois, une requête de plus ou moins vingt milliards de dollars américains dans le cadre de l’exécution de l’arrêt du 19 décembre 2005, cela en vue de réparer le préjudice subi par la population congolaise dans les affrontements armés perpétrés par les armées rwandaise et ougandaise à Kisangani, dans la province Orientale. Au plan national, le ministre de la Justice et des droits humains a, dans son message, souligné que la justice congolaise reste préoccupée notamment par la lutte contre l’impunité, la corruption, le détournement des deniers publics, les assassinats, le phénomène kuluna et plus particulièrement les « kuluna en cravate », la consolidation de l’indépendance de la magistrature ainsi que la réforme du secteur de la justice.
Les nouveaux magistrats dotés du code pénal actualisé
Le ministre de la Justice et Droits humains, Emmanuel Luzolo Bambi Lesa, a procédé le vendredi 16 juillet dernier à l’Université protestante au Congo (UPC), à la remise du code pénal actualisé aux nouveaux magistrats recrutés par le Conseil supérieur de la magistrature (CSM). A l’en croire le gouvernement est convaincu que à travers cette nouvelle vague des magistrats, les congolais seront disciplinés. Il a également saisi cette occasion pour exhorter ces nouveaux praticiens du droit à lire tous les jours le nouveau code actualisé afin d’être instruit sur les nouvelles lois.
La version actualisée du code pénal n’est pas un nouvel outil, mais plutôt un instrument qui actualise le dernier code mis en place depuis 2004.
En clair ce document a été remis à 14 chefs de groupes de magistrats recrutés qui viennent de parachever leur formation à l’UPC.
Le directeur du Projet Pro justice, à son tour, a déclaré : « pour ces magistrats, nous avons constaté un manque de documentation qui est un problème qui touche la justice congolaise dans son ensemble. Raison pour laquelle nous, avons jugé bon de lui venir en aide. C’est un code actualisé qui contient beaucoup de lois, a-t-il dit, avant d’ajouter : « la distribution de ce code par l’USAID était déjà effective dans toutes les provinces sauf à la ville de Kinshasa qui vient d’en bénéficier ».
Acp/Forum des As
(Milor)