Les populations congolaises reconnaissent les mérites du président Joseph Kabila et du Premier ministre Adolphe Muzito dans leur ténacité qui vient d’amener le pays à se libérer du lourd fardeau de sa dette extérieure ainsi que cela se traduit dans le sondage « Les Points » propulsant ce tandem au top de popularité
A la mi-mai 2010, très peu d’observateurs donnaient encore une chance au Gouvernement Muzito pour atteindre le Point d’Achèvement de l’Initiative P.P.T.E., tant les forces de l’opposition dénonçaient par une cascade d’interpellations, des questions orales et des motions de censure, une mauvaise gestion, une mauvaise affectation des ressources et la corruption généralisée. Un peu plus tard, la contestation contre le Gouvernement avait même gagné les rangs, de la majorité où la fronde anti-Muzito était menée par certains ténors.
L’on se souviendra du fameux Courant des Libéraux Patriotes (CLP), dont la déclaration dénonçait l’absence des réformes, le déficit de gouvernance et l’incapacité du gouvernement à améliorer les conditions de vie de la population. Cependant, le 1er juillet 2010, à la surprise générale et malgré le pessimisme ambiant, la République démocratique du Congo voyait sa dette extérieure réduite de 12 milliards soit 90% de son encours. Preuve s’il en était encore, que le Gouvernement Muzito, sous la houlette du Président Joseph Kabila, a fini par gagner la bataille, plantant ainsi les décors d’un décollage socio-économique de la République.
Ces efforts sont reconnus par une large majorité de la population congolaise. Elle reconnaît au Gouvernement et au Chef de l’Etat le mérite de la bonne gestion du cadre macroéconomique, des efforts pour la maximisation des recettes publiques, de l’amélioration progressive du climat des affaires et de la promotion des investissements.
Il ressort de ce sondage effectué dans la ville de Kinshasa du 14 au 15 juillet 2010 que deux personnalités sont pointées comme principaux artisans de cette performance à savoir le Président Joseph Kabila et le Premier Ministre Adolphe Muzito. Ils voient ainsi leur côte d’amour monter en flèche. Une montée qui s’explique aussi par les effets consécutifs de l’embellissement de la ville de Kinshasa et la réussite des festivités du cinquantenaire de l’indépendance. Sauf pour une large partie de l’opinion, le point d’achèvement est comme le phantasme sur l’indépendance en 1960. Il doit immédiatement se traduire en espèces sonnantes et trébuchantes dans la poche du fonctionnaire- salarié. Pour le Kinois moyen, dépenses sociales riment avec augmentation des salaires, baisse des prix des produits de première nécessité et non avec construction des écoles, des centres médicaux ou amélioration de la desserte en eau.
En effet, rendu prudent peut être par les désillusions du passé et par les promesses non tenues des acteurs politiques, le Kinois ne voit et ne croit que ce qui est palpable et vérifiable. C’est ce qui explique, comme le démontre ce sondage, le record de popularité que battent le Président Joseph Kabila et son Premier Ministre Adolphe Muzito.
Il leur est reconnu notamment d’avoir changer l’image de la ville de Kinshasa par la transformation de grands carrefours comme le boulevard du 30 Juin, le boulevard Triomphal ou la Place de la Gare. Ainsi, Joseph Kabila culmine à 83% de bonnes intentions, contre 78% en mai dernier, et Adolphe Muzito réalise de son côté 62% de bonnes intentions, contre 41% en mai dernier. Reste à gérer tout cela dans la durée. Le baromètre de l’exécutif Quant au baromètre de l’exécutif du mois de juillet, il présente un tableau non différent du passé.
Le manque de visibilité des membres du gouvernement reste décrié par la population. La quasi-totalité des membres du gouvernement ne font plus parler d’eux et se sont ainsi effacés dans l’opinion. Cependant, neuf ministres franchissent la barre de 1% alors que le reste stagne en dessous de 0,5%. Au premier plan, le Ministre des affaires foncières maintient le cap suite au degré de pénétration des activités de son ministère. Boosté par la publication rapide des résultats de l’examen d’Etat, le ministre de l’Enseignement primaire et secondaire se pointe à la deuxième place avec 11%. La population voit en lui la volonté d’améliorer le secteur de l’éducation. Sa performance répétée semble lui avoir conféré un statut spécial vis-à-vis de la population, celui d’un homme d’Etat dont la parole vaut son pesant d’or. Le ministre des Finances se positionne à la troisième place avec 10%.
La population reconnaît l’important rôle qu’il a joué dans le cadre de l’atteinte du point d’achèvement. On lui attribue également le mérite de l’excédent budgétaire de 184 milliards de Francs congolais. Sa campagne sur le civisme fiscal et le partenariat CENCO-Ministère des Finances dans le cadre de la mobilisation des finances publiques sont salués par plus d’un Kinois. Il est au coude à coude avec le ministre de la Coopération internationale et régionale, Raymond Tshibanda. La liste se poursuit avec le ministre des Sports, Claude Nyamugabo (8%), le ministre de la Communication et des médias, Lambert Mende Omalanga (4%), le ministre de l’Intérieur, Adolphe Lumanu (3%), etc.
La Prospérité
(DN/Milor/GW/Yes)