La publication des résultats de l’édition 2009-2010 des examens d’Etat continue d’exulter des finalistes du secondaire ayant réussi avec 50 pourcents des points au moins, et d’attrister ceux des élèves n’ayant pas satisfait à l’épreuve. La publication desdits résultats a commencé lundi 12 juillet avec la ville de Kinshasa pour s’étendre ensuite en provinces.

Outre cette exaltation des finalistes des annonce des résultats, des analystes ont plutôt eu un regard rivé vers le panorama de la société congolaise, en ce qui concerne la situation sociale marquant les cinquante années écoulées et le regard que les jeunes diplômés peuvent porter sur l’avenir.

Pour d’aucuns le chômage est le sujet qui inquiète le plus aujourd’hui les Congolais consciencieux. Déjà, le ministère de l’ESU renforce les dispositifs en ce qui concerne l’accès à l’université, conditionné dorénavant par un concours d’admission.

A Kinshasa comme dans l’arrière pays, le constat est amer. Le chômage ce grand fléau social et les prix des produits de première nécessité sont une gangrène enfoncée sous la plante des pieds lorsqu’on regarde la réalité en face. Le nombre de demandeurs d’emploi ne cesse d’augmenter chaque année et chaque jour, dont les diplômés du supérieur, alors que le taux de chômage est également en constante augmentation.

La problématique de l’emploi posée revient à se poser la question de savoir dans quelle mesure une économie, nationale ou locale peut créer plusieurs autres opportunités d’emploi. En d’autres termes, est-ce que la structure productive en RDC est capable de créer des opportunités d’emploi pour les diplômés qui représentent une bonne partie de la population active. Structurellement, l’économie congolaise ne crée plus d’opportunités d’emploi annuellement, en faveur de nouveaux diplômés.

Malgré des importantes réalisations, il reste de gros défis à relever, dans la mesure où, qu’actuellement, le monde traverse une crise économique financière puis économique, qui à des répercutions sur l’économie nationale appelée a être ouverte et intégrée au marché mondial. La crise d’abord financière, puis économique, touche tous les pays.

Or, cette crise pourra créer des opportunités de taille pour l’économie. Les investisseurs affirment que cette crise accentue encore plus la concurrence et renforcer des positions dans ces pays.

A ce niveau, la crise pourrait apporter des opportunités de diversification et de d’élargissement d’horizon à la RDC, sachant qu’elle aurait des répercutions sur les entreprises congolaises qui disposeraient d’un avantage concurrentiel, que M. le économistes congolais peuvent considérer comme un  « défi majeur ».

En dépit des mesures susceptibles de contrôler le taux de chômage notamment des jeunes diplômés. Ces cinq dernières années, on aurait essentiellement deux axes à gérer. Le premier axe concerne la pression lancinante des demandes sur le marché de l’emploi par an). Ce niveau de demande est trop élevé, comparativement à d’autres pays, comme la France et ses 60 millions d’habitants.

Cet axe est sous tendu par le facteur démographique, incontrôlable à moyen terme. Avec une croissance démographique dans les années 80 de 2,5%, (actuellement elle est passée à 1%), le marché de l’emploi va encore subir des pressions pour les 7 à 10 années à venir. Le second axe concerne la demande des diplômés du supérieur » qui représente un taux élevé de demandes supplémentaires annuelles sur le marché de l’emploi. Actuellement, il y a un nombre inestimable de nouveaux diplômés par an. Il faut repenser les stratégies.

Le Palmarès


(Milor/GMM/PKF)