Selon l’OMS, la moitié des ménages du monde doit encore fournir des efforts pour apporter l’eau au domicile. L’accès à l’eau potable ne cesse d’être un casse pour la population congolaise en général et kinoise en particulier.
Jour pour jour, s’approvisionner à l’eau potable devient presque un luxe pour bon nombre des RD-Congolais. Les demandes viennent de toutes parts. Dans les médias, aucun jour qui passe sans que l’on aborde le manque criant en eau potable qui sévit dans l’une des provinces du pays. Si les populations de l’intérieur du pays se considèrent comme des laissés pour compte pour ce qui concerne l’approvisionnement en eau potable, il est également curieux de constater que la même situation se vit avec acuité dans certains quartiers de la capitale.
Cette situation est remarquable dans les quartiers périphériques de la capitale et parmi les plus connus, dix sept quartiers de la commune de Kisenso sont les plus en vue.
Ailleurs Mbala et Camping dans la commune de Selembao n’ont pas de pareils : Nsumabwa, Nkamba Mulumba, Kikimi, Mfumu-Nketo, Biyela et Mokali dans la commune de Kimbanseke se signalent dans le lot : Pigeon, Manenga, Sanga Mamba, Malueka et Camp Luka, dans la commune de Ngaliema présentent le fugue de parents pauvres : Kitidele et le Plateau des professeurs de l’Université de Kinshasa-UNIKIN.... ne sont pas en reste.
Pour ce dernier quartier, on se rappelle que lors de sa rencontre avec les recteurs et directeurs généraux des instituts supérieurs le 13 juillet 2010. Léonard Mashako Mamba, ministre RD-congolais de l’ESU, avait reconnu sans mâcher les mots que le Plateau des professeurs de L’UNIKIN est confronté au problème lié à l’accès à l’eau potable.
Corvée pour femmes et jeunes filles
Vu que les robinets sont absents de plusieurs ménages, il s’ensuit que dans 72% des cas dans le monde, ce sont les femmes et les jeunes filles qui ont la charge de constituer suffisamment des réserves en eau pour tous les membres de leurs familles, à en croire un rapport de l’OMS. Ceci est une réalité qui s’observe au quotidien dans plusieurs coins de la RDCongo avec en tête, la capitale Kinshasa.
Chaque jour, les femmes et les jeunes filles sont réveillées par le premier chant de coq et s’en vont à la recherche d’un lieu hypothétique pour s’approvisionner en eau, peu importe la qualité. Ces ménagères effectuent parfois des très longs trajets pour un résultat minime. L’exercice est tellement fastidieux que les plus faibles s’abstiennent.
Dans la catégorisation des sources d’approvisionnement en eau, souvent, des puits aménagés de mille manières se placent en ordre utile. Rarement, on constate qu’un seul robinet public peut servir à plusieurs milliers de personnes.
A titre d’illustration, à Kisenso, un robinet installé dans l’enceinte de la paroisse saint Etienne sert presque à toute la commune ainsi qu’au Camp Luka où le robinet de la paroisse alimente plusieurs parcelles à la ronde. Matins et soirs, les bidons et autre récipients s’alignent à perle de vie chacun attendant son tour. Peu importe le temps que le manège peut prendre.
Beaucoup de quartiers de la capitale vivent ce martyr d’un genre nouveau. Dans son bulletin du 5juillet 2010. L’OMS affirme que le manque d’accès à l’eau contribue à la mauvaise santé des femmes et des enfants âgés de procréer, cette catégorie des personnes dépendent de nombreux facteurs dont les plus estimés soft l’accès à l’hygiène ajoute la source.
A Kinshasa une femme enceinte dans la phase de préparation de son accouchement est obligée d’aller puiser de l’eau manuellement loin de son domicile action qui est souvent posée sur fond du manque d’hygiène particulièrement néfaste au moment du servage de l’enfant, préciser que la diarrhée qui peut être et contaminée par la mauvaise qualité de l’eau tue 1,5 million d’enfants par an et il existe un lien évident entre diarrhée et malnutrition.
Les parasites tels que l’ankylostome freinent la croissance et le développement intellectuel. Les jeunes filles, affaiblies par une perle d’énergie, par des vers intestinaux et par des infections à répétition, sont prédisposées aux anémies particulièrement graves à partir de l’âge de puberté, moment que marque aussi la fin d’une courte scolarisation, conclut l’OMS.
Guylain Makusei/AfricaNews
(Milor/GMM/PKF)