Contacté hier jeudi 15 juillet par Le Potentiel, le commandant du sous-commissariat de police/Regina, situé à quelques mètres du lieu où l’acte a été commis, a fait savoir que les trois blessés, dont une jeune fille, sont internés à l’hôpital général de référence de Kinshasa. Il s’agit de Serge Tshilumba (âge de 39 ans et domicilié au n° 113 de l’avenue Kabalo, commune de Barumbu), Bakutu Boliya (39 ans, domicilié au n° 10 de l’avenue Kishitu, quartier Salongo, dans la commune de Lemba) et Naomie Futi (domiciliée sur l’avenue du Marché dans la commune de Barumbu).

Si les deux premiers ont été blessés au niveau de la jambe gauche, la jeune fille a été, quant à elle, touchée à la cuisse droite. Pour sa part, l’auteur de ces coups de feu serait toujours incarcéré au cachot du camp Lufungula, dans la commune de Lingwala.

Selon la source, le brigadier Masangana Kambuji, appartenant à la brigade Alpha et en détachement à l’Usaid, aurait reçu l’ordre de déguerpir les cireurs de souliers et les vendeurs du marchand de fortune érigé devant le siège de l’Usaid. Bousculé et menacé par un groupe de vendeurs, dont Serge Tshilumba, le policier s’est résolu de tirer des coups de feu en l’air pour disperser la foule.

A cause sans doute du mauvais maniement de l’arme, les balles ont ricoché contre une pierre avant d’atteindre au niveau des jambes Tshilumba Serge et deux passants. Aussitôt informé, le commandant du district de Lukunga, Dieudonné Kaniama, s’est rendu personnellement sur le lieu du drame et a ordonné l’arrestation, pour raison d’enquête, du brigadier Masangana Kambuji.

Dans un communiqué parvenu au journal Le Potentiel hier jeudi l5 juillet 2010, l’ambassade des Etats-Unis près la République démocratique du Congo renseigne « qu’aucun employé du gouvernement des Etats-Unis n’a été blessé et aucun bien appartenant à celui-ci n’a été endommagé ».

L’ambassade signale que, contrairement à certaines versions rapportées par les médias, le policier soupçonné d’avoir tiré des coups de feu ne s’est pas réfugié dans ses locaux après avoir fui ceux qui le poursuivaient. Peu après l’incident, l’accès à l’ambassade et à l’Usaid a été fermé. Il n’y a eu aucun contact, à quelque moment que ce soit, entre le personnel de l’ambassade, l’agresseur et les forces de sécurité congolaises. Enfin, elle a recommandé avec insistance aux autorités locales de mener une enquête approfondie pour établir les faits et punir ceux dont la culpabilité sera avérée.

Le Potentiel


(CL/TH/GW/Yes)