Parmi les retombés observés après le fameux incendie au Sud-Kivu, certaines victimes indirectes ont commencé à présenter des troubles de comportement selon des sources provenant de l’hôpital général de référence de Sange.
L’incident survenu dans la nuit du 02 au 03 juillet 2010 dans la cité de Sange à 30Km de Uvira, dans la province du Sud Kivu commence à prendre de proportions inquiétantes. L’hôpital général de référence de Sange vient d’enregistrer des victimes indirectes présentant des troubles de comportement. A ce jour, trois de ces cas sont des troubles francs marqués par des agitations et des syndromes de répétition traumatique.
Toutes ces précisions émanent du rapport de la mission d’évaluation de la coordination provinciale du Programme nationale de santé mentale (PNSM) appuyée par l’ONG Malteser International.
D’après la source, ces victimes sont principalement les personnes qui avaient accouru pour recueillir l’essence qui coulait et celles qui étaient dans une salle de projection vidéo pour suivre la transmission de la coupe du monde.
Pour ce faire, la communauté humanitaire, en étroite collaboration avec les autorités publiques, continue d’apporter une grande assistance aux personnes blessées, notamment en termes de la prise en charge médicale. Le Gouvernement ainsi que des structures étatiques ont assisté les victimes en articles non alimentaires dont des matelas. Après l’évaluation de la situation, un plan de riposte multisectorielle impliquant tous les acteurs a été arrêté. A signaler que le président de la Rd, Congo, Joseph Kabila a apporté un premier important apport en médicaments, tous les ministres réunis autour du premier ministre, ont apporté leur contribution à une campagne de solidarité avec les sinistrés de Sange en versant quelque chose dans les comptes de la Banque Congolaise dont le guichet a été ouvert à la primature.
Selon la même source, 36 ambulances des différents partenaires et quatre hélicoptères de la Mission de l’ONU pour la stabilisation du Congo (Monusco) ont été déployés. A cela s’ajoute du matériel pour creuser des fosses communes ainsi que des produits de désinfection du lieu de l’accident ont également été fournis. Il nous revient aussi qu’un renfort en personnel médical médecins et infirmiers a été apporté aux centres de santé Médecins sans Frontières (MSF) a fait des donations importantes en médicaments à différents centres de santé et le Programme alimentaire mondial (Pam) a fourni une ration alimentaire de deux semaines d’une valeur énergétique de 2.100 kilocalories par personne par jour aux malades et leurs accompagnateurs. Quant aux ongs internationales humanitaires Oxfam GB et La Croix-Rouge congolaise, en collaboration avec les autorités sanitaires de la Plaine de Ruzizi, elles travaillent à nettoyer des débris et les cendres laissés par le feu. Ils s’emploient également à bâtir des latrines d’urgence.
Cependant la coordination provinciale du PNSM estime que le nombre de personnes nécessitant des soins mentaux doit être plus important que des cas rapportés. Selon la même source, les brûlés hospitalisés à Sange ont également besoin d’une prise en charge psychologique surtout que le bilan de la catastrophe de Sange continue à s’alourdir. Selon un dernier bilan, on est à 261 morts et 79 blessés, dont 30 cas graves. Pour rappel, un camion citerne contenant quelque 60.000 litres de carburant avait explosé le 2 juillet à Sange sur la route Kamanyola - Uvira après s’être renversé sur le bas-côté.
Doudou Esungi/L’Avenir
(GTM/TH/GW/Yes)