Ironie du sort, cette affaire éclate quelques jours après la sortie de « Mémoire ya Nzambe », le dixième album de Wazekwa. Cette nouvelle vient alimenter la chronique judiciaire concernant la musique congolaise après l’affaire de viol présumé qui concernerait Koffi Olomide en instance au parquet de Nanterre en France.
Dans l’une de ses récentes éditions, le quotidien « La Dernière heure » paraissant à Bruxelles, annonce la condamnation du chanteur Félix Wazekwa à deux ans de prison ferme et 12.500 euro d’amende par le Tribunal correctionnel de Bruxelles.
Il s’agit là de l’épilogue d’une affaire de trafic d’êtres humains, communément appelée « Affaire Ngulu », qui remonte en 2004.
Selon le quotidien belge, Wazekwa a été reconnu « coupable de confection de faux passeports et d’avoir dirigé un réseau de traite des êtres humains, impliquant 20 personnes dans le cadre des activités d’une organisation criminelle internationale ».
Le quotidien belge précise que cet artiste congolais a été interpellé à Bruxelles le 22 novembre 2004 alors qu’il y séjournait avec plusieurs immigrés clandestins arrivés de la RDC.
Les enquêteurs auraient, en effet, pu établir qu’il se livrait à ce type d’activité depuis février 2003, au moins. Ces 20 clandestins avaient tous été identifiés.
À l’époque, la nouvelle de l’arrestation et du refoulement des membres de la délégation de Cultura Pays Vie qui était en route pour Stockholm, première étape d’une tournée européenne, avait d’ailleurs été évoquée par AEM.
À en croire « La Dernière Heure »,« l’intéressé avait alors reconnu que son réseau, connu sous le nom de Ngulu était spécialisé dans le trafic de travailleurs présentés comme des musiciens ou plus généralement comme des artistes ou encore comme des religieux. »
Félix Wazekwa, qui séjourne actuellement à Kinshasa, en RDC, a un mois pour interjeter appel qui aura un effet suspensif, ce qui lui permettrait de garder sa liberté de mouvement en attendant un nouveau jugement.
Ironie du sort, cette affaire éclate quelques jours après la sortie de « Mémoire ya Nzambe », le dixième album de Wazekwa. Cette nouvelle vient alimenter la chronique judiciaire concernant la musique congolaise après l’affaire de viol présumé qui concernerait Koffi Olomide en instance au parquet de Nanterre en France.
Jossart Muanza/AEM/MMC
(Tkm/BT/PKF)