C’est à ce titre que la RDC a lancé un processus national sur la REDD lors d’une mission inter-agence d’exploration et planification en janvier 2009, avec la participation de 9 organisations internationales et d’un grand nombre de professionnels et partenaires.

Du 12 au 13 juillet 2010, le jardin Botanique de Kisantu, situé dans la province du Bas-Congo, abrite les travaux de l’atelier de lancement de l’activité-projet RED-A 023 Rev. 1(F) conclue entre l’Organisation Internationale des bois tropicaux (OIBT) et le gouvernement de la République démocratique du Congo, à travers le Ministère de l’Environnement, Conservation de la Nature et Tourisme.

Placée sous le thème : « Appui technique pour le développement d’un inventaire forestier national en RDC afin d’évaluer le stock de carbone et les changements dans le stock de carbone dans les terrains forestiers (REDDES) », cette activité-projet, selon M. Patrick Welby, coordonnateur de la cellule d’environnement, représentant le ministre de tutelle à la cérémonie d’ouverture, est confiée à la Direction des Inventaires et Aménagement forestiers (DIAF) que pilote M. Malele.

A travers cette activité-projet, a-t-il indiqué, le programme REDDES de l’OIBT a pour objectif principal de soutenir la première composante à travers le renforcement des capacités nationales en vue de sa mise en œuvre et fournir un soutien essentiel et une contribution au processus REDD+ en RDC tout en tenant compte de l’ensemble des objectifs nationaux.

La FAO prendra le relais pour poursuivre l’action amorcée afin de lancer effectivement l’inventaire forestier national et le suivi du couvert forestier proprement dit. Ainsi, d’ici fin 2010, a enchaîné Patrick Welby, la RDC, spécifiquement la DIAF, la DDD et l’Unikis, espère disposer du personnel technique formé et des capacités logistiques requises pour un déploiement à l’échelle nationale, pour exécuter l’inventaire forestier national dans le cadre du processus REDD+ et du système MRV (Système de mesure, rapportage et vérification).

A cet effet, un programme de formation du personnel doit être mis en place en vue d’entreprendre avec efficience cette activité avec l’accompagnement des experts internationaux et nationaux, notamment de la FAO, de WCS et de l’Unikis.

Cet atelier poursuit les objectifs suivants : discuter des approches et des modules de formation adaptés à la RDC dans l’inventaire national du carbone forestier ; discuter de l’organisation logistique des formations ainsi que des budgets requis ; identifier les formateurs , le personnel à former et leurs qualifications préalables requises, les lieux appropriés pour les formations et les durées nécessaires ; formuler des recommandations quant au développement d’un inventaire du carbone forestier et du MRV à l’échelle nationale ; établir une feuille de route pour les étapes à venir après les formations, notamment en ce qui concerne l’inventaire et le suivi des stock de carbone forestier en RDC.

Rappelons cependant qu’en abritant la plus grande partie de la deuxième grande forêt tropicale du monde, la RDC est appuyée par deux programmes internationaux : le Programme UN-REDD (partenariat FAO, PNUD et PNUE) et le Programme du FPCF (Fonds de Partenariat pour le carbone forestier) et la Banque mondiale.

La cérémonie d’ouverture a été rehaussée de la présence de l’Ir. Albert Likunde et M. Pierre Kamulete Mwamba Ngongo, respectivement secrétaire général au Ministère de l’Environnement, Conservation de la Nature et Tourisme et Commissaire de district de la Lukaya.

Le Potentiel


(CL/PKF)