A la veille de la célébration du Cinquantenaire de l’indépendance de la RD­.Congo, les mélomanes de Kinshasa ont eu l’insigne honneur, de déguster en primeur, la musique nipponne à travers trois groupes d’artistes Ondeko-­Za, Aga-Shio et Bamboo Orchestra, venus du Japon avec des instruments traditionnels et performants.

Le jeudi 24 juin 2010, le premier acte de cet événement musical a été vécu au stadium des Martyrs -terrain de basket­ball- où les mélomanes et certains étrangers venus à Kinshasa pour la fête du 30 juin ont, pour la première fois, eu l’occasion d’assister d’affilée à trois grands concerts des artistes musiciens japonais.

 Il y avait également deux groupes RD­.congolais, Nsumueno et Jaffro’zz, réputés pour leur penchant pour la musique traditionnelle Ils ont montre de quoi ils étaient capables.

Le grand public qui a envahi ce stadium des 15 heures, s’est régale avec satisfaction. Le vendredi 25 juin, les mêmes artistes japonais se sont encore produits, à partir de 15 heures, au studio Maman Angebi de la Rtnc, avec autant d’ardeur et de prouesse que lors de leur précédente production.

La boucle a été, bouclée dans la salle des fêtes du Palais du peuple, le samedi 26 juin 2010. Les tambours japonais, instruments de base du groupe Ondeko-Za, la philosophie naturaliste qui constitue l’option fondamentale de la formation Bamboo Orchestra et la guitare à trois cordes, appelée Shamisen en Chine et qui s’impose comme instrument principal de l’orchestre Aga-Shio, ont conféré à cette soirée musicale une exceptionnelle ambiance aux couleurs nipponnes. Du jamais vécue dans la capitale.

Souvenirs inoubliables...

La coopération entre le Japon et la RD-Congo, reposant sur l’excellence des relations dans les domaines diplomatique, politique, économique et autres, vient d’ajouter un nouveau marquage plus précisément dans le secteur culturel, à travers ces trois productions musicales historiques magnifiquement livrées par les groupes d’artistes japonais.

Bamboo Orchestra est un groupe bien connu au Japon où il occupe une place de choix dans l’espace des musiques innovatrices. Cette formation musicale évolue sous la philosophie naturaliste qui la guide dans son implication environnementale afin de bien réaliser sa mission socioculturelle.

Il est indéniable, qu’au delà des circonscriptions stylistiques avec sa touche particulière, Bambou Altitude, ce groupe offre une multitude de résonances naturelles évoquant, a coup sûr, des traditions du monde. Ondeko-Za a, quant à lui, une particularité remarquable: les tambours japonais appelés Taiko. Sur les scènes mondiales, Ondeko-Za fait ses preuves notamment par son teint thématique qui est le reflet du drame et de l’énergie de la vie.

Ondeko-Za, un groupe vivant au pied du Mont Fuji, existe depuis 1975, juste après sa participation au marathon de Boston. Il est sans cesse réclamé par son public à travers le monde.Aga-Shio est le groupe qui a attire plus de la curiosité dans le chef des mélomanes kinois. Cette formation musicale se distingue par son instrument de prédilection, le Shamisen.

Cette guitare à trois cordes qui fait une extraordinaire symbiose de sons avec le jazz piano. Aga-Shio, pour bon nombre de connaisseurs qui ont eu l’opportunité de l’admirer sur scène, représente un nouveau son japonais. Il apporte un aspect novateur qui dégage le feeling de la tradition nipponne. Le Shamisen, tel que vanté par les Japonais eux-mêmes, représente le cœur et l’âme de leur pays. Il serait indiscutablement le plus beau de tous les sons indigènes au Japon, disent­-ils.

Zenga Ve/AfricaNews


(Ern./BT/TH)