Attendu de pied fer­me par des manifestants qui étaient plus à l’extérieur que dans leurs bureaux, le numéro un des Lac a brillé par son absence. Selon des travailleurs en colère, la compagnie aérienne nationale, bien que souffrant d’un grave déficit de flotte, engrange tout des mêmes des recettes à travers des activités connexes. L’on fait état, dans le lot, des travaux d’assistance au sol des avions des compagnies aériennes con­golaises et étrangères, de l’exploitation conjointe des droits de trafic découlant d’accords commerciaux d’Etat à Etat (cas des par­tenariats Lac-Brussels Airlines, Lac-Ethiopian Airltines, Lac-Kenya Airways, Lac-South Africa Airways), de la location à Sep-Congo des installations pétrolières implantées dans la plupart d’aéroports du pays, de la mise en location des immeubles de la société, etc.


Selon les informations en circulation à Air Terminus et à Ndjili-Aéro, les recet­tes mensuelles générées par les activités connexes tournent autour de 600.000 dollars Américains. D’où la question de savoir pour­quoi l’ADG Kyambale, qui fait cavalier seul au sein du Comité de Direction, ne pose-t-il des gestes de solidarité avec le personnel, sur base de cette cagnotte.

Alors que les Lac sont en panne, le Comité de Direction a cessé de se réunir régulièrement. L’incriminé est accusé d’entretenir un climat de suspicion généralisé, au point que plusieurs dossiers pouvant sortir sa compagnie du tunnel sont en veilleuse.

Tel est le cas de celui de « Salena », une firme néerlandaise prête à conclure un partenariat avec Lac, avec un apport de 14 avions de nouvelle génération et une importante enveloppe financière. Les investisseurs néerlandais se déclarent disposés à régler la question de la mise à la retraite honorable des agents et cadres de Lac qui remplissent les critères requis en la matière.

L’on parle aussi  des Congolais de la diaspora installés en France,  qui désirent travailler avec  Lac en version cargo, sur l’axe Paris-Kinshasa, en  mettant en ligne un DC8- 62 F (40 tonnes), avec un  soubassement financier conséquent. Des partenaires chinois sont également signalés au portillon  des Lac. L’homme qui tient les rênes de la compagnie aérienne nationale donne l’impression de bloquer  toutes les opportunités de sa relance. Tout ceci arrive, dit-on, à cause de la politisation des critères de nomination des mandataires publics.

Kimp./Le Phare


(Tkm/GM/PKF)