Les besoins en médicaments du genre antibiotiques à large spectre injectables et autres pour venir à la rescousse des victimes de l’incendie provoqué par l’explosion du camion-citerne à Senga, dans le Sud-Kivu, se font sentir au point que le ministre de la Santé publique en appelle à la solidarité internationale.
Le ministre de la santé, Dr Victor Makweng Kaput vient de lancer un appel à la solidarité locale et internationale pour venir en aide aux victimes de l’incendie provoqué par l’explosion du camion citerne à Sange dans la province du Sud-Kivu le vendredi 2 juillet dernier. Cet appel à la mobilisation a été lancé hier au cours d’un point de presse tenu au ministère de la santé.
Dr Victor Makweng qui revient du lieu de drame dans le cadre d’une mission d’évaluation a reconnu devant la presse que le gouvernement a pu prendre en charge les victimes. Les premiers dispositifs de médicaments étaient acheminés à Sange et à Uvira. Toutefois, il a reconnu que la situation est grave. « Les besoins en médicaments antibiotiques à large spectre injectables, en pansements, en analgésiques et en poches de sang sécurisées sont énormes ».
Les dernières informations notent que le nombre de décès connaît une augmentation. On déplore déjà 242 décès dont 235 à Uvira et à Sange, 5 à Bukavu. Au moment où je vous parle, explique le ministre de la santé, la situation s’est aggravée. On a enregistré 6 morts à Bukavu dont 4 à l’hôpital général de référence et 3 à l’hôpital de Panzi. En moyenne, sur les deux sites à Uvira et à Bukavu, on assure une prise en charge d’au moins 93 malades qui sont encore en vie mais dont l’état est encore très critique.
Il y a plus ou moins 66 malades dont 23 à Sange et 43 à Uvira. Il ya plus ou moins 27 blessés à Bukavu dont 13 à l’hôpital général de Bukavu et 14 à Panzi. « Des chiffres peuvent encore s’alourdir », indique le ministre de la santé, car les équipes sanitaires qui viennent d’arriver a Uvira ont constaté que la situation est aussi grave qu’à Bukavu. Ce qui fait que de façon générale, le chiffre de Uvira risque d’être revus à la hausse. Ils peuvent passer de 43 à 45 brûlés.
A Sange, les cas risquent aussi d’augmenter. Kinshasa a également dépêché une équipe de 20 médecins parmi lesquels des chirurgiens et des anesthésistes pour assurer une prise en charge adéquate des survivants. Le président de la République, Joseph Kabila qui a décrété deux jours de deuil national s’est rendu hier 5 juillet dans la matinée à Bukavu pour réconforter les blessés de Sange.
Sur place, ml a visité les victimes internées à l’hôpital de Panzi. Une délégation gouvernementale de six ministres ainsi que le gouverneur de la province du Sud-Kivu avait précédé la délégation présidentielle.
Blandine Lusimana T./L’Observateur
(TH/SM/PKF)