Le Premier ministre Adolphe Muzito a longuement échangé mercredi, dans le jardin de la Primature, avec les autorités traditionnelles venues à Kinshasa à l’invitation du Chef de l’Etat, à l’occasion des festivités du Cinquantenaire, sur plusieurs sujets d’actualité, notamment sur la décentralisation, les Décrets portant création de nouvelles agglomérations et  le point d’achèvement de l’initiative PPTE.

Concernant la décentralisation, le chef du gouvernement s’est attardé sur les nombreuses difficultés qui retardent sa mise en œuvre au regard de la Constitution. Il     a épinglé à ce sujet la faible capacité de certaines provinces de mobiliser des recettes pour leur fonctionnement. C’est pour répondre à cette difficulté que le gouvernement a mis en place la caisse de solidarité nationale qui permet aux provinces riches de contribuer pour les moins nanties.

Toutefois, a-t-il précisé, l’objectif final est de voir chaque province s’auto-suffire. Abordant le second sujet, Adolphe Muzito a fait savoir que sur les nombreux Décrets pris portant création de nouvelles entités, certains sont à retirer et d’autres à revisiter par la Commission technique ad hoc mise en place. Il a conclu par le point relatif a l’atteinte du point d’achèvement de l’Initiative Pays Pauvres Très Endettés (PPTE) qui est le point final du travail fait par le gouvernement et l’ensemble des Congolais qui ont consenti des sacrifices.

Il s’agit, a-t-il expliqué, de l’effacement d’une dette de 11 milliards USD cumulée pendant beaucoup d’années. Il a ajouté que les fonds  destinés à payer cette dette devraient être consacrés à investir dans les secteurs sociaux de base avant de reconnaître que le succès pour atteindre ce point d’achèvement revient au système politique du pays, au régime Kabila. En effet, a-t-il indiqué, les régimes précédents ont connu de nombreux problèmes pour parvenir à ce couronnement à cause d’une trilogie à savoir : l’oligarchie tribale, politique et militaire.

Auparavant, le secrétaire général de l’Alliance nationale des autorités traditionnelles de la RDC (ANATC), le chef Dimfumu Bois, avait promis au Premier ministre la  collaboration de ses pairs au gouvernement pour qu’il remplisse totalement sa mission. Il a également transmis au chef du gouvernement le memo de l’ANATC reprenant de nombreuses doléances dont la prise en compte du pouvoir coutumier dans le budget de l’Etat et la considération de l’autorité coutumière dans toutes les manifestations publiques. Les 110 autorités coutumières présentes à Kinshasa étaient déjà reçues par les présidents des deux Chambres du Parlement, rappelle-t-on.

La société civile dénonce l’assassinat des chefs coutumiers à Idiofa

La société civile du territoire d’Idiofa dans le Bandundu a dénoncé l’assassinat de deux chefs de groupements tués en l’espace de quatre mois dans ce territoire, des suites de divers conflits. La société civile de ce territoire attribue ces assassinats à la lenteur judiciaire et à l’impunité.

Le dernier cas en date est celui du chef Mukasa du groupement de Kayemba, dans le secteur de Mayimbi, tue à coups de bâton, à la veille de la fête de l’indépendance par ses propres neveux. Ces derniers l’accusaient d’avoir été à l’origine de la mort d’un garçon de 18 ans, membre de sa famille, décédé des suites de la morsure d’un serpent.

La population se fait justice, à cause de l’impunité et de la lenteur judiciaire, a indiqué Pascal Kasanda, président de la société civile. Il a précisé qu’aussitôt arrêtés, les auteurs des crimes sont libérés et rentrent « victorieux » au village. Ils brandissent toujours l’attestation de mise en liberté provisoire, a ajouté Pas­cal Kasanda qui a accuse la justice de favoriser, par ce fait, les assassinats et la justice populaire. Souvent, a-t-il dit, les assassins se volatilisent dans la nature.

Dix recommandations aux 11 provinces pour le développement de la RDC

Dix recommandations ont été faites aux onze provinces que compte présentement la République Démocratique du Congo (RDC) pour le développement et la stabilité de ce pays. Le prince Kaumba Lofund, recteur honoraire de l’Université de Lubumbashi et ancien conseiller spécial du Chef de l’Etat en matière de sécurité, l’a fait savoir mardi au Grand Hôtel Kinshasa, au cours de son expose sur le sous-thème : RDC : vers une société d’espoir, dans le cadre des conférences thématiques du Cinquantenaire ».

A la ville de Kinshasa, il a été recommandé la bonne gouvernance, l’unité nationale au Sud-Kivu ; la justice aux deux Kasaï; le travail et la richesse au Katanga; la paix et la solidarité à la  province Orientale ; la protection de l’environnement au Bas-Congo; l’éthique et la culture à l’Equateur; la grandeur et l’honneur, au Bandundu ; la sécurité globale au Sud-Kivu et la société d’espoir au Maniema.

Le prince Kaumba a ensuite expliqué le    sens des symboles de la RDC notamment les couleurs du drapeau, les armoiries, l’hymne national, l’emblème, avant de mettre  un accent particulier sur les fondements de notre unité et l’engagement pris à travers l’hymne national de bâtir un pays plus beau qu’avant, de peupler le sol congolais et d’assurer sa    croissance économique. Evoquant les Aspects qui peuvent fonder l’espoir d’un peuple, le prince Kaumba a souligné, la main sur le cœur, que la RDC est bel et bien une terre d’espoir, mais qu’elle est soumise à la théorie universelle de partage des richesses, à l’origine des convoitises des puissances étrangères.

Auparavant, deux orateurs, Charles Manzinga, recteur honoraire de l’université Cardinal Malula, et Richard Ngub’Sim, professeur à    l’université de Kinshasa, avaient planché respectivement sur la justice et paix entre rêves et réalité et « Travail et politique  de l’emploi ». Pour le 2ème intervenant Charles Mazinga, la RDC est toujours considérée comme une République festive, un pays de consommation et de consumation, décrivant toutes les étapes traversées par le secteur de l’emploi depuis l’indépendance consumation, décrivant toutes les étapes traversées par le secteur de l’emploi depuis l’indépendance jusqu’à la 2ème République caractérisée par exemple le militantisme sans  faille aux idéaux du parti était le critère par excellence d’embauche. De nos jours, il n’existe aucune politique d’emploi.

Pour Richard Ngub’Sim, en matière de l’emploi, la RDC souffre de manque de vision et de culture de travail. Les Congolais s’illustrent dans l’enrichissement sans cause, des inégalités sociales, source de pauvreté. La 7ème grande conférence thématique du CGC a choisi pour thème central ; le Travail et progrès », à  « justice, paix et travail », indique-t-on.

ACP


(DN/TH/GW/Yes)