Les notabilités du territoire de Walikale au Nord-Kivu auxquels s’est joint leur député élu Gilbert Kalinda ont organisé récemment une sorte de table-ronde pour rechercher les voies de développement de leur patelin en s’imprégnant du message présidentiel de la paix présentée comme le nouveau signe du progrès et du bien-être
Si jusqu’ici le territoire de Walikale au Nord-Kivu ne figure qu’au palmarès des fiefs de guerre pour les groupes armés qui infestent la contrée, désormais la pacification du pays par le président Joseph Kabila est saluée par la population de ce terroir comme une précieuse opportunité de tourner le dos au sombre passé pour s’engager sur les voies de la paix que le chef de l’Etat proclame, dans un véritable message de salut, nouvelle appellation de la sécurité, du progrès, du développement et du bien-être.
Il s’agit là d’une nouvelle approche dont s’imprègnent particulièrement les notabilités de Walikale pour résoudre les problèmes qui se posent dans leur territoire comme vient de le démontrer la concertation de ces responsables locaux dans une sorte de conférence territoriale expressément dénommée table-ronde qu’ils viennent de tenir avec leur élu provincial, le ci-devant député et avocat de son état, Me Gilbert Kalinda. Les échos de la dite rencontre tels que rapportés par ce dernier en témoignent.
La Table Ronde de Walikale n’a pas eu droit à l’échec
C’est, en fait, dans la foulée des ses vacances parlementaires avant l’actuelle session que l’Honorable Gilbert KALINDA est allé au rendez-vous de son Walikale profond. Ses retrouvailles avec son électorat ont servi particulièrement à sa participation à une Table-Ronde de Walikale ayant réuni ses notabilités. Pour la petite histoire, l’idée de la tenue d’une réunion des fils et filles de Walikale autour de l’idée de paix, de sécurité et de développement vient de l’ingéniosité de Son Excellence Charles Mwando Nsimba, ministre de la Défense de la R.D. Congo, porteur alors d’un message du Chef de l’Etat au peuple de Walikale.
L’idée maitresse du message présidentiel de salut est la compréhension que la paix est le nouveau nom du progrès, du développement et du mieux-être. Aussi, sans tergiverser, les fils et filles de Walikale se sont réunis dans un contexte de convivialité et d’amitié. Des grandes décisions et options tant de paix que de développement ont été prises.
Ce forum spécial a réuni ainsi tous les chefs de Groupements du Territoire de Walikale, les deux chefs de Collectivité-secteur, les forces vives venues des tous les coins de Walikale, les intellectuels, les femmes pour le développement…, la Table-ronde ne pouvait nullement se permettre d’échouer. Elle a donc bien vécu et constitue une réussite pour tous les enfants de Walikale.
« Même si l’autorité de la province, en sa qualité de Gouverneur et chef de l’administration provinciale, n’a pas appuyé le processus de la Table ronde pour des raisons non diffusées, les fils et filles de Walikale se refusent toute attitude de lamentations, de pleurs et de murmures, la paix est avant tout un fruit qu’on ne peut ni étouffer ni bloquer », clamera haut et fort, le Député-avocat Gilbert Kalinda qui place toute sa confiance dans les orientations et options issues de la Table Ronde. Toutes les personnalités de Walikale aux diverses compétences et éparpillées aux quatre coins du monde avaient leurs cœurs qui battaient au rythme de cette réunion de concertation des notabilités de leur patelin.
Admirable administrateur de Territoire du Cinquantenaire
A coté de la belle ambiance de la Table Ronde, Me Kalinda s’est activé à rechercher les contenues des prochaines pages de son rapport des vacances. Sa visite au Bureau de l’administrateur du territoire, Sieur Dieudonné Tshishiku, lui confirmera l’appréciation que la population de Walikale a toujours placée dans ce fils du Kasai, ce qui témoigne de la bonne expérience donnant des ailes à l’idée d’une territoriale des non originaires. Dieudonné Tshishiku se fait affectueusement désigner « Maendeleo » !
Cependant, l’entité « Territoire » ayant légalement perdu sa qualité d’entité décentralisée ne dispose pas d’assez de ressources et vit difficilement. Les députés devraient tenir compte de cette situation dans leur production législative future.
Un autre drame dans le territoire de Walikale vient de la négligence de certains services pourtant générateurs des recettes. Des services riches tels que la SAESCAM et la Direction des Recettes du Nord-Kivu sont locataires dans des bicoques de fortune. Pourquoi ne se construisent-ils pas leurs propres bureaux et participer ainsi, au niveau provincial, au chantier infrastructure ? Pourquoi travailler à Walikale comme en mercenaire dans sa propre province ? De quoi traîner la SAESCAM et la DGR-NK sur le banc des accusés !
Des chantiers dont on ne parle pas !
Face à ce tableau apparaissent les meilleurs signaux, ceux des chantiers que l’on oublie ou dont on ne parle pas et que voici.
1) Le centre de négoce de Walikale
Ce centre est une promesse du Chef de l’Etat que réalise le Gouvernement dans la perspective d’assurer un cadre propice aux affaires minières, de surveiller la traçabilité des minerais, de donner un plus aux entités minières… Il s’agit d’un
haut lieu des affaires appelé à servir de cadre de consommation pour tous les produits agricoles et halieutiques de Walikale, incontestable territoire minier.
Le centre en question sera un espace qui va booster l’économie générale du territoire. Le chantier évolue bien au grand avantage des operateurs miniers. On espère que ceux qui ont la charge de ce chantier ne vont pas s’arrêter à mi parcours en profitant de la localisation cachée de leur ouvrage. Les forces vives de Walikale ne pardonneront jamais toute tentative d’abandon de cet ouvrage. Elles s’en référeront au Chef de l’Etat pour dénoncer ceux qui tenteront d’étouffer ce chantier, a tenu à faire observer l’élu provincial de Walikale, Gilbert Kalinda.
2) La Route Walikale-Kisangani-Beni
Lorsque le Chef de l’Etat disait que le Gouvernement s’attellerait au chantier « infrastructure routière », certains compatriotes congolais n’avaient plus de tradition de route depuis des décennies et pouvaient asseoir sur cette promesse un doute bien fondé. Pourtant aujourd’hui, c’est une vraie réalité.
La route existe et relie plusieurs coins des provinces du Nord Kivu, du Maniema et l’Orientale, tout en ayant une vocation réelle d’en rapprocher encore davantage. En effet, il suffit de mettre sur le chantier les machines que le Chef de l’Etat a déjà rendues disponibles dans nos provinces et travailler l’axe Walikale-Hombo pour mettre, dans la chaine bénéficiaire, les Provinces du Sud-Kivu et même du Katanga.
Ainsi, pour ceux qui ont la géographie en tête, on partirait en toute simplicité de Kalemie à Uvira, de Uvira à Bukavu, de Bukavu à Hombo, de Hombo à Walikale, de Walikale à Lubutu, de Lubutu à Ubundu, de Ubundu à Kisangani, de Kisangani à Komanda, de Komanda à Beni……Qui aurait cru si possible un tel pèlerinage que Joseph Kabila rend facile !
Cette route a deux difficultés majeures qui handicapent son effectivité. Près de 100 Km impraticables et séparant Walikale à Hombo. Les brigades de l’Office de Route sont à pieds d’œuvre déjà dans la partie du Sud-Kivu et il y a à espérer que les mêmes brigades de machines se trouvant au Nord-Kivu ne resteront pas encore longtemps dans les parkings huppés de Goma, la ville chef-lieu de province.
Le Président de la République pourrait être sans pardon si l’on venait à récidiver le comportement de ces hommes dont parle la Bible et qui, après avoir reçu de leur maitre des pièces d’argent, ont choisi de les enterrer plutôt que de les fructifier. Le Député Kalinda affirme qu’il n’est pas prêt à jouer ce jeu macabre qui cache au peuple ce que son Chef lui a donné…
Il y a également un pont formidable, long de presque 100 mètres sur la rivière Maiko en Territoire de Ubundu et qui est en phase de délabrement. Ne peut-on pas espérer que les Gouverneurs des Provinces bénéficiaires de cette route, les députés tant nationaux que provinciaux, les sénateurs ainsi que toute la corporation des entrepreneurs s’approprient cette route et l’élèvent au rang privilégié de priorité des priorités ?
Le FONER invité à ne pas distraire !
Le Fond National d’Entretien Routier (FONER) ne devrait pas chercher loin des routes à entretenir. Depuis sa création, cette struture vise la réalisation des objectifs clairs et précis qui sortent même de son intitulé : entretenir les routes avec l’argent des contribuables, des citoyens consommateurs directs ou indirects des produits pétroliers.
Face à cette attitude de l’oubli des vrais chantiers, n’est-il pas important de mettre en place au sein des coalitions politiques des cercles de mise en exergue des chantiers dont on ne parle pas assez, des chantiers dans la RDCongo profonde, villageoise mais vivante ! En tous cas l’honorable Gilbert Kalinda, lui, reste formel face à l’existence des chantiers dont on ne parle pas.
Texte présenté par Daniel Nzuzi/MMC
(DN/Yes)