Les présidents sud-africain Jacob Zuma et congolais Joseph Kabila scellent une alliance stratégique du Centre et de l’Afrique australe autour de l’exploitation du stratégique secteur énergétique en appuyant le projet d’une entreprise commune continentale en matière de pétrole et de gaz
La République Démocratique du Congo a émis à l’adresse de Caprikat Limited et de Foxwhelp Limited un décret à la suite d’un contrat signé relativement aux blocs I et II; ces blocs se trouvent dans le bassin du Lac Albert, dans la Vallée du grand rift occidental de l’Afrique Orientale, sur la rive congolaise du Lac Albert. Le décret permettra à Caprikat et Foxwhelp de commencer leur prospection des lieux, qui, selon des données géologiques pertinentes, présentent un énorme potentiel de vastes quantités de pétrole ont été trouvées et localisées sur la rive adjacente du Lac Albert, en Ouganda.
Caprikat et Foxwhelp appartiennent à l’homme d’affaires sud-africain Khulubusa Zuma, qui s’est associé à l’entreprise de développement du projet de pétrole et de gaz Medea, basée en Afrique du Sud et en europe.
Dans des déclarations publiées au cours du week-end dernier par des fonctionnaires de la RDC et de la RSA, ces derniers réagissent aux accusations proférées par des hommes politiques au nom de Tullow - une compagnie pétrolière qui souhaite avoir le monopole de prospection et d’exploitation sur les deux rives du Lac Albert.
Les relations économiques entre les deux républiques sont sur le point de devenir stratégiques. L’Afrique du Sud, qui a un grand besoin de garantir la durabilité de ses importations pétrolières, et la RDC, qui est sur le point de devenir un méga acteur du secteur du gaz et du pétrole, portent leur regard sur l’avenir du continent et luttent pour assurer leur autonomie énergétique.
La décision de la RDC d’empêcher le monopole de prospection et d’exploitation du Lac Albert se tourne elle aussi vers les besoins futurs en infrastructures et en développement. Les relations stratégiques avec les secteurs privé et gouvernemental de l’Afrique du Sud vont permettre à la RDC d’avoir une plus grande influence en Afrique, à l’approche de sa nouvelle ère économique. La rencontre de Mi Zuma avec le Chef de l’Etat aura été certainement plus qu’une simple séance de photographie. Il s’en est agi plutôt d’un chaînon qui va sceller l’alliance stratégique du Centre et du Sud africain.
La République Démocratique du Congo s’est fixée comme point essentiel de sa politique nationale de ne pas accepter les diktats de pays étrangers. L’attaque de Tullow, déguisée en critique politique interne, ne fera pas ombrage à cette nouvelle alliance. C’est un signe de l’intention de la RDC de développer l’épine dorsale de son économie nationale, non seulement sur la base d’un partenariat avec le secteur public, mais aussi sur celui du véritable intérêt national du peuple Congolais.
Le Phare
(DN/Ern./GW/Yes)