La République Démocratique du Congo a émis à l’adresse de Ca­prikat Limited et de Foxwhelp Limited un décret à la suite d’un contrat signé relative­ment aux blocs I et II; ces blocs se trouvent dans le bassin du Lac Albert, dans la Vallée du grand rift occiden­tal de l’Afrique Orientale, sur la rive con­golaise du Lac Albert. Le décret permettra à Caprikat et Foxwhelp de commencer leur prospection des lieux, qui, selon des données géologiques per­tinentes, présentent un énorme potentiel de vastes quantités de pétrole ont été trou­vées et localisées sur la rive adjacente du Lac Albert, en Ougan­da.

Caprikat et Foxwhelp appartiennent à l’homme d’affaires sud-africain Khulubusa Zuma, qui s’est associé à l’entre­prise de développement du projet de pétrole et de gaz Medea, basée en Afrique du Sud et en europe.

Dans des déclara­tions publiées au cours du week-end dernier par des fonctionnaires de la RDC et de la RSA, ces derniers réagissent aux accusations proférées par des hommes politiques au nom de Tul­low - une compagnie pé­trolière qui souhaite avoir le monopole de prospec­tion et d’exploitation sur les deux rives du Lac Albert.

Les relations éco­nomiques entre les deux républiques sont sur le point de devenir stratégi­ques. L’Afrique du Sud, qui a un grand besoin de garantir la durabilité de ses importations pétrolières, et la RDC, qui est sur le point de devenir un méga acteur du secteur du gaz et du pétrole, portent leur regard sur l’avenir du continent et luttent pour assurer leur autonomie énergétique.

La décision de la RDC d’empêcher le mo­nopole de prospection et d’exploitation du Lac Albert se tourne elle aussi vers les besoins futurs en infrastructures et en déve­loppement. Les relations stratégiques avec les sec­teurs privé et gouverne­mental de l’Afrique du Sud vont permettre à la RDC d’avoir une plus grande influence en Afrique, à l’approche de sa nouvelle ère économique. La rencontre de Mi Zuma avec le Chef de l’Etat aura été certaine­ment plus qu’une simple séance de photographie. Il s’en est agi plutôt d’un chaînon qui va sceller l’alliance stratégique du Cen­tre et du Sud africain.

La République Dé­mocratique du Congo s’est fixée comme point essen­tiel de sa politique nationa­le de ne pas accepter les diktats de pays étrangers. L’attaque de Tullow, dégui­sée en critique politique in­terne, ne fera pas ombrage à cette nouvelle alliance. C’est un signe de l’inten­tion de la RDC de développer l’épine dorsale de son économie nationale, non seulement sur la base d’un partenariat avec le secteur public, mais aussi sur celui du véritable intérêt national du peuple Congolais.

Le Phare


(DN/Ern./GW/Yes)