Durant la période de la courtoisie routière, les conducteurs de véhicules et motos ont savouré la liberté qui a pu leur procurer de la joie. Les embouteillages qui se déclaraient avant cette période de courtoisie avaient tout de même diminué d’autant plus que la police de roulage à qui l’on a donné le pouvoir de régulation de la circulation ne parvient pas à se mettre à la hauteur de leur tâche. Malgré l’absence de la police de roulage sur la route, la fluidité des engins roulants s’est faite sans bavure. Les chauffeurs, tant des véhicules de transport en commun et privés se sont sentis à l’aise chaque fois qu’ils se sont trouvés sans contrainte dans les rues de Kinshasa. Si les chauffeurs et tous les autres conducteurs des engins roulants et même les autres utilisateurs de la route pour le déplacement se sont sentis à l’aise, c’est comme qui dirait : « le chat part, la souris danse ».

Le constat désagréable est qu’aujourd’hui, les hommes en uniforme jaune bleu, pour ne pas dire la police de roulage, habilités de faciliter la bonne fluidité des véhicules et des hommes, réapparaissent dans les rues de Kinshasa et du coup les embouteillages remontent. Ils font mal et causent beaucoup de désagrément aux usagers. Les embouteillages réapparaissent, cette fois là, avec plus de virulences que cela n’avait jamais été le cas même à la période où toutes les routes de Kinshasa étaient fermées et interdites à la circulation suite aux travaux de la réhabilitation lancés par le chef de l’Etat dans les 5 chantiers de la RDC.

Ces travaux ont pris l’option de la modernisation des infrastructures routières et même du développement des tous les autres domaines de la vie du Congolais. Ne pas accepter d’aller dans la même direction avec le chef de l’Etat pour la reconstruction de notre pays, c’est accepter de ne pas quitter les anciennes habitudes, habitudes des siècles passés ; siècles pendant lesquels la culture des antivaleurs avait pris le dessus sur la vertu qui demeure, en fait, la culture du vrai, du bien, de bon et de tout ce qui est positif c’est-à-dire faire la culture de l’essor de la mentalité de l’homme qui amène certainement le développement dans sa globalité dans notre pays.

Est-ce la présence de la police de roulage qui rend la vie désagréable et difficile aux chauffeurs ou c’est la mauvaise pratique des règles du code de la route, ou encore même c’est le manque des agents qualifiés qui crée ce désagrément qui donne naissance à des embouteillages sans nom. Ou encore, faudrait-il que tous les policiers de roulage de la capitale puissent passer au recyclage pour pouvoir faire face à cette situation qui ne fait que s’aggraver ? Ou encore le recyclage est réclamé pour que cette courtoisie routière lancée par l’autorité de la ville puisse être de mise afin de créer le sentiment de convivialité entre tous les utilisateurs de la route.

Hubert Ntambwe Nsapo/L’Avenir


(Tkm/GM/PKF)