Les agents et cadres de la Banque centrale du Congo (BCC) ont réservé vendredi dernier un accueil digne de son rang au Gouverneur de la Banque centrale du Congo, Jean-Claude Masangu Mulongo. C’était à l’occasion de l’atteinte du Point d’Achèvement de l’initiative PPTE dont il a été l’un des grands artisans.

Le premier à prendre la parole, le Directeur des ressources humaines qui a félicité le Gouverneur pour la simple raison qu’il a fallu beaucoup de sacrifices et d’efforts personnels pour atteindre le Point d’Achèvement.

« Vous venez de marquer l’histoire de la Rdc et vous nous avez donné une leçon », a-t-il dit, avant d’ajouter qu’en ce jour, nous vous accueillons comme un soldat qui revient de la guerre après une glorieuse victoire. Par la suite, le Président de la Délégation syndicale nationale de la BCC a à cette occasion sollicité une prime conséquente pour ceux qui se sont donné corps et âmes pour l’atteinte du Point d’Achèvement.

Dans sa réponse, Jean-Claude Masangu s’est dit très touché. « Je bénis Dieu qui a permis qu’on puisse en arriver là. Merci au Président de la République qui a été inspiré et qui nous a facilité la tâche », indique-t-il, avant de reconnaitre que c’est une victoire pour tous les agents de la BCC. Pour finir, il a noté que la patience, la rigueur dans le travail, la persévérance ont un prix : l’atteinte du Point d’Achèvement. Et tous les sacrifices n’ont pas été vains.

La Rdc empoche 73,20 millions de dollars Us

Suite à l’atteinte du Point d’Achèvement, la Rdc empoche immédiatement 49,493 millions de DTS (environ 73,20 millions de dollars EU), ce qui porte le total des décaissements au titre de l’accord à 98,986 millions de DTS (environ 146,39 millions de dollars EU). Pour y arriver, le Conseil d’administration a convenu aussi, en principe, que la Rdc a pris les mesures nécessaires pour atteindre le point d’achèvement au titre de l’initiative renforcée en faveur des pays pauvres très endettés (PPTE).

Après les débats du Conseil d’administration sur la Rdc, M. John Lipsky, Premier Directeur général adjoint et Président par intérim, a indiqué que les autorités de la Rdc ont exécuté de manière satisfaisante leur programme économique en dépit d’une situation économique, sociale et sécuritaire difficile.

« La Rdc a rempli les conditions pour atteindre le point d’achèvement au titre de l’initiative renforcée en faveur des pays pauvres très endettés (PPTE) et est admise à bénéficier d’un allégement de la dette supplémentaire au titre de l’initiative d’allégement de la dette multilatérale (IADM).

Cet allégement réduira considérablement la charge de la dette du pays et permettra de dégager la marge de manœuvre budgétaire nécessaire pour des programmes de lutte contre la pauvreté », indique un communiqué du FMI qui ajoute qu’il sera essentiel de mener une politique budgétaire prudente et crédible pour consolider la stabilité macroéconomique et assurer la viabilité des finances publiques.

La politique budgétaire des autorités pour 2010 vise à continuer de réduire le recours de l’État au financement de la banque centrale. Il sera essentiel de bien appliquer les mesures de mobilisation de recettes et de s’en tenir strictement aux engagements de dépenses et aux plans de trésorerie afin d’atteindre les objectifs budgétaires.

Pour une gestion prudente de la dette

Pour préserver la viabilité de la dette après l’allégement de la dette au titre de l’initiative PPTE renforcée et de l’IADM, le FMI oblige la Rdc de gérer la dette d’une façon prudente. Et les autorités sont déterminées à satisfaire leurs besoins de financement extérieur à l’aide de dons et de prêts très concessionnels. « La politique monétaire restera axée sur la maîtrise de l’inflation. Le taux d’intérêt directeur restera largement positif en termes réels afin d’éviter la réapparition de tensions sur le taux de change et l’inflation.

Les mesures prises récemment pour améliorer la coordination entre la banque centrale et le Trésor en ce qui concerne la gestion des liquidités devraient contribuer à bien maîtriser les agrégats monétaires », mentionne le communiqué de presse.

Le même communiqué donne l’intention des autorités congolaises qui disent prêtes d’accélérer les réformes structurelles visant à renforcer la gestion économique et la réaction de l’offre. « Il s’agit d’améliorer l’administration des recettes et la gestion des finances publiques, et de s’attaquer aux déficiences du secteur financier ».

Les autorités sont fermement déterminées à améliorer la gouvernance et la transparence, et à faire respecter l’état de droit dans les activités économiques, en particulier dans les secteurs du pétrole et des mines, ce qui est essentiel pour les investissements directs étrangers et l’aide des donateurs à l’appui de leurs objectifs de développement ».

L’Avenir


(CL/Yes)