30 juin 1960-30 juin 2010, la république dé­mocratique du Congo a célébré le 50ème anni­versaire de son acces­sion à la souveraineté nationale et internatio­nale. Dans le cadre des festivités marquant cet événement jubilaire, le gouverneur de la Ban­que centrale du Congo, Jean-Claude Masangu Mulongo, a présenté hier soir, au Palais de la nation, le nouveau billet de 500F et offert le bloc du numéro 001, au pré­sident de la république, Joseph Kabila Kabange.

Dans son allocution de circonstance, le gouver­neur de la Banque centrale s’est réjoui de présenter cette nouvelle coupure qui vient enrichir la gamme de billets de banque en circu­lation en RDC. Précaution oblige, il a prévenu que ce billet a la couleur verte pour marquer d’un sceau spécial l’année du Cinquantenaire de l’indépendance de notre pays, allait circuler conco­mitamment avec celui de couleur bleue actuellement utilisé. Après avoir épinglé quelques caractéristiques techniques qui garantissent ses particularités es­thétiques et son caractère infalsifiable, il a indiqué que ce billet commémoratif du Cinquantenaire met en relief notre patrimoine cul­turel et l’on y apercevra le Pont maréchal Mobutu qui symbolise la relance de l’économie congolaise et la reconstruction de notre pays.

Au verso de cette nouvelle coupure de 500 F, Jean-Claude Masangu note qu’elle arbore les cou­leurs nationales et présen­te les chutes de Kinsuka, un autre élément important du patrimoine national. Il a souligné par ailleurs que 30 juin 1960 et 30 juin 2010 sont les deux grandes périodes de l’histoire de la RDC. En effet, 30 juin 1960 marque un temps d’arrêt entre l’ère coloniale et l’accession de notre pays à la souveraine­té nationale et internatio­nale. 30 juin 2010 marque par contre l’année qui con­crétise la volonté des filles et des fils de la RDC, unis dans un seul élan autour de l’action gouvernemen­tale et tous résolument tournés vers la reconstruc­tion du Congo.

A cette occasion, le patron de l’Institut d’émis­sion a rendu un hommage mérité aux experts de l’Hô­tel des monnaies, ainsi qu’aux responsables du Commissariat général du Cinquantenaire, qui ont conçu un billet de haute qualité, et a terminé par remercier particulièrement tout le personnel de la Banque centrale. La projection d’un film do­cumentaire sur le nouveau billet de 500F a dévoilé les principales caractéristiques techniques et holographi­ques de cette nouvelle coupure à qui l’on souhaite un bon accueil auprès des consommateurs.

Nouvelle coupure de 500 FC lancée par la banque centrale du Congo

Le Conseil d’adminis­tration du Fonds monétaire international (FMI) a achevé aujourd’hui la première revue des résultats économiques obtenus par la République démocratique du Congo (RDC) dans le cadre de l’ac­cord au titre de la facilité élar­gie de crédit (FEC). L’achève­ment de la revue permet à la RDC de tirer immédiatement 49,493 millions de DTS (envi­ron 73,20 millions de dollars EU), ce qui porte le total des décaissements au titre de l’accord à 98,986 millions de DTS (environ 146,39 millions de dollars EU).

Le Conseil d’adminis­tration a approuvé l’accord FEC triennal en faveur de la RDC en décembre 2009 (voir communiqué de presse n° 09/455) pour un montant de 346,45 millions de DTS (envi­ron 51 2,36 millions de dollars EU, soit 65 % de la quote-part du pays au FM I). Le Conseil d’admi­nistration a convenu aussi, en principe, que la RDC a pris les mesures nécessai­res pour atteindre le point d’achèvement au titre de l’ini­tiative renforcée en faveur des pays pauvres très endet­tés (PPTE)…

Cette décision sur le point d’achèvement est subordonnée à une décision similaire du Conseil des ad­ministrateurs de la Banque mondiale; un communiqué de presse conjoint sera pu­blié ensuite. Après les débats du Conseil d’administration sur la RDC, M. John Lipsky, Premier Di­recteur général adjoint et Pré­sident par intérim, a prononcé la déclaration ci-après: « Les autorités de la Ré­publique démocratique du Congo (RDC) ont exécuté de manière satisfaisante leur programme économique en dépit d’une situation économique, sociale et sécuritaire difficile. La RDC a rempli les conditions pour atteindre le point d’achèvement au ti­tre de l’initiative renforcée en faveur des pays pauvres très endettés (PPTE) et est admise à bénéficier d’un alertement de la dette supplé­mentaire au titre de l’initiative d’allégement de la dette mul­tilatérale (IADM).

Cet allège­ment réduira considérable­ment la charge de la dette du pays et permettra de dégager la marge de manoeuvre budgétaire nécessaire pour des programmes de lutte contre  la pauvreté. « Il sera essentiel de mener une politique bud­gétaire prudente et crédible pour consolider la stabilité macroéconomique et assu­rer la viabilité des finances publiques. La politique bud­gétaire des autorités pour 2010 vise à continuer, de ré­duire le recours de l’Etat au financement de la banque centrale. Il sera essentiel de bien appliquer les mesures de mobilisation de recettes et de s’en tenir strictement aux engagements de dépenses et aux plans de trésorerie afin d’atteindre les objectifs bud­gétaires.

« Pour préserver la viabilité de la dette après l’allègement de la dette au titre de l’initiative PPTE renforcée et de l’IADM, il faudra gérer la dette prudemment. Les autorités sont déterminées à satisfaire leurs besoins de fi­nancement extérieur à l’aide de dons et de prêts très con­cessionnels. « La politique monétaire res­tera axée sur la maîtrise de » l’inflation. Le taux d’intérêt directeur restera largement positif en termes réels afin d’éviter la réapparition de ten­sions sur le taux de change et l’inflation. Les mesures prises récemment pour améliorer la coordination entre la banque centrale et le Trésor en ce qui concerne la gestion des liquidités devraient contribuer à bien maîtriser les agrégats monétaires.

« Les autorités ont l’intention d’accélérer les ré­formes structurelles visant à renforcer la gestion économi­que et la réaction de l’offre. Il s’agit d’améliorer l’adminis­tration des recettes et la ges­tion des finances publiques, et de s’attaquer aux déficien­ces du secteur financier. Les autorités sont fermement dé­terminées à améliorer la gou­vernance et la transparence, et à faire respecter l’état de droit dans les activités éco­nomiques, en particulier dans les secteurs du pétrole et des mines, ce qui est essentiel pour les investissements di­rects étrangers et l’aide des donateurs à l’appui de leurs objectifs de développement.

Le Phare


(DN/TH/GW/Yes/PKF)