Isso a commencé par remercier l’assistance et tous ceux qui ont voté pour lui. Car, dit-il, c’est premièrement aux Congolais à qui revient cette fierté. Il a aussi révélé que la musique qui constitue depuis des années sa passion n’a pas pu briser sa carrière estudiantine.
Le vendredi dernier dans la salle polyvalente de l’hôtel Ixoras sis 7ème Limete s’est tenue une conférence de presse à l’occasion du retour de l’artiste- musicien congolais Isso Bolie, le représentant la Rdc au dernier concours de musique dénommé Africa stars.
Prévue pour 14 heures, cette conférence n’a débuté réellement que vers 17 heures. Et pour cause, un décalage de vol intervenu indépendamment de la bonne foi de l’organisateur.
Isso rentre fraîchement de Yamoussoukro en Côte d’Ivoire après une brillante prestation qui l’avait propulsé jusqu’aux quarts de finale. Cette compétition s’est tenue du 5 juin au 26 juin 2010. Les fans devaient voter par sms. Isso était la star numéro 12.
Hormis la presse, les collègues, amis, membres de famille et autres fans ont répondu présents à cette cérémonie afin d’accueillir ce jeune talentueux qui a porté, au-dela des nos frontières, les couleurs nationales à travers ses prestations à Africa Stars.
Il faut le rappeler, Isso n’a pas démérité. L’artiste pousse loin sa pensée jusqu’à avouer que cette élimination n’est pas pour lui un échec. Mais que gagner à tout prix n’est pas l’idéal, a-t-il poursuivi.
C’est en ces termes qu’Isso dit comprendre aujourd’hui le sens de sa vocation :" Je réalise aujourd’hui ce qu’est le fardeau de représenter son peuple. Lorsqu’on réalise que sa victoire écrasera à jamais les espoirs des autres, même si l’on a des prouesses incontestées, mieux vaut perdre que de briser l’espoir de plusieurs vies si l’on a en soi cette force de se surpasser ".
Isso n’a pas tort. Car, il nous revient des sources sûres que cet artiste a été bel et bien au-dessus de la moyenne au point que le chorégraphe attitré de l’événement lui a laissé le loisir de se confectionner ses propres présentations scéniques, contrairement à d’autres candidats.
Le modérateur Jules Molaso a demandé à l’assistance d’écouter, non seulement avec les oreilles la musique de Isso mais aussi et surtout avec le cœur.
Isso a commencé par remercier l’assistance et tous ceux qui ont voté pour lui. Car, dit-il, c’est premièrement aux Congolais à qui revient cette fierté. Il a aussi révélé que la musique qui constitue depuis des années sa passion n’a pas pu briser sa carrière estudiantine et cela grâce notamment aux efforts de son père qui a accepté son choix tout en l’encourageant à élargir son horizon intellectuel.
Pour la petite histoire, Isso avait amené avec lui ses notes de cours à Africa Stars. Avec une voix d’or, Isso est actuellement en première licence en Droit à l’Université de Kinshasa (Unikin). Son assistant des travaux, présent à la cérémonie, n’a pas manqué de témoigner les performances de cet artiste-juriste.
A plusieurs reprises, la joie emballait le public qui interrompait spontanément la cérémonie pour entonner des refrains à l’honneur de Isso. Etaient également de la partie, l’honorable Tantu Mey, opérateur culturel, le représentant du Bourgmestre de Limete, les artistes musiciens Monik Tenday et Montana Kamenga ainsi que d’autres personnalités dont le Dr. Bolie, son père biologique.
Il nous revient que cet accueil spontané a été l’idée de Montana Kamenga qui, dans son mot de circonstance, a invité Isso à prendre à bras le corps le destin de sa carrière musicale sans crainte. Pour lui, Isso figure déjà dans le répertoire de grands artistes musiciens de la Rdc.
Car, conclu-t-il, Isso a porté haut l’étendard du pays à travers ce concours continental et a déjà un public qui le soutient. Nyoka longo, lui aussi artiste musicien, a été cité parmi ceux qui n’ont pas ménagé leurs efforts afin de soutenir cette étoile montante de la musique congolaise. Sur cette liste, le Gouvernement y figure aussi, selon les propos de Papa Bolie.
A la question de savoir si l’artiste n’aura pas l’embarras de choix entre la carrière musicale et juridique, Isso est resté serein. " Je vous assure que jamais je n’abandonnerai le droit. Bien au contraire, cela me permet de savoir lire mes contrats. ", a-t-il renchéri.
D’ailleurs, Isso traite de la problématique de droit d’auteur dans son travail de mémoire, a-t-on appris de son assistant. A l’entendre parler, Isso se veut de cette nouvelle génération qui innove et resplendit sans oublier l’aspect moral et humain.
Il dit prendre en compte cet aspect de choses maintenant et même lorsque sa carrière lui sourira de plus belle. Raison pour la quelle il a créé déjà son style musical protégé à la Soneca qui s’appele " Rumba-Rnb ".
Il sied de signaler que le jeune artiste Isso a déjà un producteur en la personne de David Monsoh, qu’il appelle affectueusement " Papa David ". Et pour boucler la boucle, l’assistance a réclamé un " akapela " (refrain) que ce dernier a exécuté avec de l’habilité qu’on lui reconnaît.
Reste à voir ce que l’avenir réserve à cette nouvelle coqueluche de la musique congolaise. Isso devient de plus en plus une voix superbe et un talent de compositeur particulier faisant de lui un artiste qui s’affirme et qui s’affermit.
Patou Kanzi/L’Avenir
(Milor/BT/PKF)