Trésor Lualua Lomana a entretenu la presse hier au Grand Hôtel Kinshasa sur deux points essentiels. Le premier est en rapport avec sa carrière sportive et le second concerne une opinion qu’il a lancée à propos de l’entraîneur qui doit encadrer l’équipe nationale des Léopards eu égard au démarrage dans un mois et demi, des éliminatoires de la Can 2012.

Le premier match opposera les Léopards aux Lions de la Teranga du Sénégal le 5 septembre 2010. Trésor Lualua Lomana évolue, comme on le sait à Olympiacos, un club grec. Il y avait signé un contrat de 6 mois avec option d’y rester deux ans. Ce club a été vendu à 100 millions de dollars américains à une société arabe. La question posée à Lualua est de savoir s’il y resterait ou pas.

Trésor a répondu en ces termes : « Tout dépend des nouveaux joueurs qui seront recrutés pour constituer l’ossature de ce club qui change de propriétaire. C’est en juillet que je serai fixé. Si ces joueurs sont d’une bonne valeur intrinsèque, je vais y rester.

Dans le cas contraire, je vais examiner toutes les offres que je reçois de la France, de l’Angleterre et de l’Italie. » Lualua se réserve de citer ces clubs, discrétion oblige.

Lualua propose de reconduire Patrick Neveu, vu l’urgence

Dans un mois et demi, la Rdc fait son entrée aux éliminatoires de la Can 2012 dont la finale a lieu au Gabon et en Guinée équatoriale. Trente-cinq candidats (ils étaient trente-trois il y a deux semaines) ont postulé à ce poste. Jusqu’ici, la Fédération ne s’est pas encore prononcée sur l’oiseau rare qui devra encadrer les Léopards. Et cela donne du frisson à Lualua.

Voici ce qu’il propose : « A un mois et demi des éliminatoires, l’équipe nationale n’a pas encore d’encadreur technique. Celui qui sera désigné va d’abord chercher à connaître les joueurs à fond. A mon avis, nous pouvons continuer à faire confiance à celui qui était là et ce, pour des raisons d’urgence. Au moins celui-là connaît déjà les automatismes de tous les joueurs et leur valeur intrinsèque. A deux reprises, nous venons de rater la Coupe d’Afrique des Nations et la Coupe du Monde qui se joue actuellement en Afrique du Sud. Il ne faut pas croire que les équipes africaines qui sont au Mundial (Cameroun, Côte d’Ivoire,…) sont meilleures que nous. Je vous apprends qu’elles ont toujours eu peur de nous. Nous, ce qui nous manque, c’est l’organisation. »

« Quand ç ne marche pas, on crie toujours sur les joueurs. Et moi, j’en ai marre des injures à mon endroit. Cela fait mal à moi et à ma famille qui, parfois, me demande si je ne peux pas arrêter. Mais, je ne peux le faire puisque j’aime mon pays. J’arrêterai de jouer probablement dans 5 ans. »

« Soyons tolérants et aimons-nous les uns les autres »

Trésor Lualua a fustigé les critiques qui fusent à l’endroit des professionnels comme quoi ils sont des « faux joueurs » et que les locaux valent mieux que eux. Pourtant, dit-il, sur le terrain professionnels et locaux se fraternisent et luttent pour le même idéal : gagner.

Lorsqu’un joueur local de talent signe dans un club européen et devient professionnel, dit Lualua, en quoi devient-il un faux joueur ? Il conseille aux sportifs congolais d’être tolérants et de s’aimer les uns les autres si l’on veut que l’équipe des Léopards aille de l’avant.

Denis Lubindi/L’Avenir


(HM/PKF)