C’est ce matin que plusieurs entreprises publiques en transformation vont se retrouver afin de réfléchir sur leurs dettes croisées et trouver ainsi des solutions adéquates. A ce jour, la REGIDESO est débitrice de la SNEL, vice-versa.
De fois, ce sont des montants qui ne sont jamais payés, faute d’un mécanisme sérieux de paiement ou de compensation. Avec l’aide du Comité de pilotage de la réforme des entreprises publiques (Copirep), organe technique du Gouvernement mais relevant du ministère du Portefeuille, ces entreprises qui sont toutes en transformation vont soit faire la compensation, soit payer des factures qui ne font que s’accumuler.
Ceci, dans la perspective d’assurer un redressement de ces entreprises qui sont appelées à revêtir des nouvelles formes.
En effet, si ces entreprises ont dans le temps pu assurer tant bien que mal la couverture des besoins de la population en biens et services divers, force est de reconnaître quelles sont devenues, à la faveur des multiples perturbations politiques, sociales et économiques qu’a connu le pays, un poids et une entrave majeure à la poursuite de la prospérité recherchée.
C’est pour mettre fin à cette dégradation constante et se donner les moyens de conduire la politique axée sur l’efficacité et la compétitivité que le Gouvernement a entrepris la libéralisation de son économie accompagnée notamment d’une révision du rôle de l’Etat dans les mécanismes économiques.
Dans ce contexte, l’Etat a décidé de se désengager de la plupart des entreprises publiques composant son portefeuille et de revoir les modalités de son intervention dans le secteur productif dans son ensemble.
Le traitement des dettes croisées interentreprises publiques constitue une priorité dans le cadre du processus de transformation des entreprises du portefeuille de l’Etat. Il est donc impérieux d’évaluer tous les montants que certaines doivent aux autres, afin de leur permettre de faire face aux différentes difficultés.
Après avoir évalué les dettes sociales dont le montant peut atteindre le 1 millions de dollars Us, il était temps d’évaluer les dettes croisées pour permettre à certaines entreprises d’écarter dans leurs plans de trésorerie certains montants devenus encombrant pour elles.
Cela, lorsqu’on sait que le passif social des six entreprises du portefeuille, dont la SNCC, la RVA, l’ONATRA, la SNEL, la GECAMINES et la REGIDESO a atteint les 410 millions Usd, dont près de 95% sont des dettes directes aux personnes parmi lesquelles 11.000 ne sont plus des actifs (retraités, décédés, licenciés, démissionnaires, sans affectation, etc.).
L’Avenir
(CL/PKF)