La Monuc est en pourparlers avec le gouvernent congolais sur le retrait de 2.000 Casques bleus de la République démocratique du Congo. La déclaration est du représentant spécial du secrétaire général de l’Onu en RDC.
 
Après avoir assisté au départ, le mercredi 16 juin, de 230 Casques bleus sénégalais à partir de Kisangani conformément à la résolution 1925 du Conseil de sécurité, le représentant spécial du secrétaire général de l’Onu en RDC, Alan Doss, a déclaré que la Monuc est en pourparlers avec le gouvernement congolais pour le retrait de 2.000 Casques bleus avant le 30 juin 2010.


La cérémonie du départ des Casques bleus sénégalais constitue le premier pas vers la réalisation de la mise en œuvre du mandat de la Monuc conformément à la résolution 1925 du Conseil de sécurité de l’Onu qui conviait la Mission onusienne à procéder au retrait de 2.000 éléments de la force de la Monuc de la RDC au plus tard le 30 juin 2010.
 
Selon Alan Doss, actuellement, la Monuc et le gouvernement congolais sont en dialogue pour évaluer les possibilités d’opérer ce retrait sans mettre en péril le processus sécuritaire déjà en place et fragiliser la paix, notamment dans la partie Est de la RDC ; notamment dans le Nord-Kivu, le Sud-Kivu et la Province Orientale où les éléments résiduels des FDLR et les poches de la LRA mènent des incursions de temps en temps.

Quoique la Monuc ait réalisé des progrès significatifs en RDC, a déclaré Alan Doss, son travail n’est cependant pas achevé totalement.
 
Compte tenu des réalités observées sur le terrain, la Monuc qui a entamé le retrait des Casques bleus a engagé des consultations approfondies avec le gouvernement congolais sur les orientations à donner, afin de s’accorder sur les tâches essentielles qui devront êtres exécutées par les quelque 18.000 Casques bleus, observateurs militaires et agents après le retrait de 2.000 éléments de la forces de la Monuc.
 
Le chef de la Monuc a souligné que son organisme s’entretient avec la délégation du gouvernement congolais pour soutenir l’effort conjugué afin de restaurer l’autorité de l’Etat, d’améliorer la sécurité à travers la protection de la population civile et de venir en aide au gouvernement selon les axes prioritaires qu’il a identifiés.
 
« Avant de quitter la RDC, j’ai le sentiment de satisfaction du fait que les 10 ans de la présence de la Monuc en RDC ont ainsi permis à la communauté internationale d’aider les Congolais à réunifier leur pays qui est redevenu un et indivisible avec des institutions démocratiques », a conclu Alan Doss.
 
Louis-Paul Eyenga Sana/Le Potentiel


(GTM/Ern./GW/Yes)