Des chercheurs et universitaires africains, en un récent colloque international dans la capitale togolaise, se sont accordés qu’une Afrique unie serait mieux outillée pour faire face aux crises qui secouent régulièrement les pays de ce continent.
 
Le colloque, tenu du 7 au 9 juin 2010, sous le thème « l’impact de la crise financière sur les secteurs sociaux en Afrique et les recherches de solution d’amortissement de cet impact », a été organisé par le Club d’Afrique, un centre international de réflexion créé en octobre 1980. Il a débattu des secteurs sociaux comme l’éducation, la santé, l’habitat global, l’emploi, la communication et la culture.
 
« Une Afrique unie serait mieux outillée pour prévenir et contenir les crises qui secouent régulièrement nos pays », a annoncé, le colloque, dans une déclaration dite de Lomé qui relève, encore, la nécessité pour les Etats africains d’engager de « manière concrète » des projets communs en faveur de l’ensemble de la Communauté africaine.
 
Ces intellectuels, venus de divers pays du continent, ont appelé les Etats africains à être les régulateurs des différentes initiatives fructueuses issues de la société civile et de créer un climat qui rassure et favorise les investissements et l’aide extérieure, y compris, celle de la diaspora.
 
Ils se sont persuadés que l’un des moyens pour l’Afrique de sortir de la crise financière internationale consiste à « donner la priorité » à l’intégration sous-régionale et régionale en vue de la constitution de grands marchés économiques viables.
 
A leur avis, la crise financière internationale « peut et doit être une fenêtre d’opportunité» pour la Société civile africaine, surtout les femmes et les jeunes, afin d’aider à instaurer un renouveau démocratique susceptible de libérer les initiatives et les énergies créatrices de richesses.
 
La finalisation des réformes sur l’architecture et la gouvernance financières mondiales, en cours dans les pays, a été indiquée urgente, outre l’assurance qu’il faut de sa mise en oeuvre effective en s’inspirant des cultures endogènes.
 
Pour le Colloque de Lomé qui, s’est penché sur la problématique suivant des secteurs, il convient que le continent africain fasse montre d’un véritable engagement politique reflété dans l’élaboration des budgets en faveur des secteurs sociaux.

Ainsi, en matière d’éducation, il a été retenu que les pays fassent le point, développent de nouveaux axes adaptés aux politiques de développement de ce secteur et mettent l’accent sur le développement d’une éducation inclusive qui engendre l’environnement de l’apprentissage, l’accès et l’accessibilité financière, les droits et possibilités avec des mesures d’accompagnement adéquates.

Dans cette logique, les Etats africains se devront de « concevoir des programmes cadres pour les jeunes dans une adéquation formation emploi et développer l’esprit d’entreprenariat ».
 
En matière de la santé, l’accès aux soins pour tous est indiqué comme une priorité à favoriser, plus particulièrement, au profit des couches sociales les plus vulnérables, ceci accompagné d’une lutte contre l’importation, la prolifération et la vente des médicaments contrefaits.
 
La promotion de la culture passe, selon ce colloque, par le rétablissement du lien entre culture et développement à travers la promotion des industries culturelles dont le tourisme et l’artisanat comme contribution à l’intégration continentale. L’appel a été lancé à ce que les technologies endogènes soient inventoriées avec la mise des résultats, à la disposition des entrepreneurs culturels. La réactivation du processus de création d’un musée régional de l’Afrique de l’Ouest comme contribution à l’intégration régionale a été aussi indiquée.
 
Cependant, le développement des filières de formation à la culture vivrière et la promotion de la production, la consommation et la distribution des produits sur les marchés locaux et sous- régionaux sont relevés comme de vrais facteurs de relance du secteur de l’agriculture.
 
Ce secteur devant être influencé par les effets du changement climatique et la variation de l’environnement, le colloque de Lomé a préconisé l’introduction, dans les curricula, d’un programme d’éducation à la protection de l’environnement et aux effets du changement climatique et l’organisation des campagnes de reboisement.
 
Xinhuanet/Le Potentiel


(GTM/Tkm/Yes)