Le Fonds monétaire international (FMI) a appelé le gou­vernement à plus de rigueur dans la tenue des finances publiques pour garantir ses chances d’at­teindre le point d’achèvement de l’initiative d’allégement de la dette en faveur des pays pauvres très endettés (I-PTTE).

En séjour à Kinshasa à la tête d’une mission du départe­ment Afrique du FMI, Robert York, nouveau chef de mission pour la RDC, a estimé qu’il n’y a plus d’obstacles pour la Répu­blique démocratique du Congo d’atteindre le point d’achèvement de l’Initiative Pays Pauvres Très Endettés (PPTE) et béné­ficier de l’effacement de sa dette extérieure d’environ 10 milliards de dollars.

« Nous ne pensons pas qu’il y ait un autre obsta­cle pour soumettre au conseil d’administration fin juin 2010 le dossier RDC pour le point d’achèvement, a déclaré Ro­bert York, à l’issue d’une réunion qu’a dirigée le Premier ministre et chef du gouvernement Congo­lais, Adolphe Muzito, le vendredi 11 juin 2010 à Kinshasa. A la­quelle ont pris part les représen­tants du FMI et de la Banque mondiale à Kinshasa ainsi que les ministres des Finances, du budget et le gouverneur de la Ban­que centrale congolaise.

Même si, selon lui, la voie est largement ouverte dans la course engagée depuis juillet 2003 date d’accès au point de décision de l’I-PPTE- le gouver­nement doit redoubler d’efforts dans certains domaines clés pour garantir ses chances. A cet effet, le FMI insiste sur la nécessité de consolider d’ici fin juin les efforts pour la stabilisation du cadre macroéconomique. C’est particu­lièrement dans le domaine des fi­nances par un net ajustement des dépenses et une maximisation des recettes que le FMI attend voir le gouvernement à l’oeuvre. Le 30 juin est la date - encore probable - l’examen du dossier de la RDC pour parvenir à l’annulation de sa dette.

Que reste-t-il de l’étude sur la viabilité de la dette ?

Car, de retour des assem­blées de printemps en avril der­nier, le ministre des Finances, Matata Ponyo Mapon, avait déclare que le dossier RDC ne pou­vait pas passer au Conseil d’ad­ministration de juin en attendant les conclusion d’une étude diligentée par le FMI et la Ban­que mondiale sur la viabilité de la dette de la RDC.

A ce propos, avait indiqué le ministre des Finances, le FMI et la Banque mondiale s’étaient donnés au moins six semaines pour boucler cette étude. Ce qui rendait, estimait-il, difficile de voir le dossier être transmis au Con­seil du FMI avant fin juin 2010. Toutefois, le ministre des Finan­ces n’excluait pas une telle pos­sibilité, espérant que les experts du FMI et de la Banque mon­diale, commis à cette étude, s’ac­tivent pour la boucler avant fin juin. Du côté de la Banque cen­trale du Congo, le FMI a exprimé la nécessité d’apporter des corrections en vue d’augmenter les avoirs en devises.

Actuellement, la dette totale de la RDC est estimée à 13,1 milliards de dollars. Pour attein­dre le point d’achèvement de l’Initiative PPTE et bénéficier de l’effacement de sa dette exté­rieure, la RDC a été appelée à prouver aux institutions de Bret­ton Woods qu’elle a réussi à mettre en oeuvre les sept (7) dé­clencheurs que sont le Document de stratégique de croissance et de réduction de la pauvreté (DSCRP), la stabilité macroéco­nomique, l’utilisation de l’épargne budgétaire, la gestion des dépenses publiques, la bonne gouvernance et la prestation des services dans les secteurs prioritaires, les secteurs sociaux de base et la gestion de la dette.

Pendant quatre jours, soit du 9 au 12 juin 2010, la déléga­tion conduite par Robert York a conféré avec différents officiels congolais impliqués d’une part, dans la mise en oeuvre du pro­gramme conclu en décembre 2009 avec les FMI au titre de La Facilité élargie de crédit, et d’autre part, dans la réalisation des préalables inscrits dans le calendrier pour atteindre le point d’achèvement de l’I-PPTE.

Aux dernières nouvelles, la Banque mondiale et le FMI tien­dront leurs réunions des conseils d’administration respectivement le 29 juin et le 30 juin 2010. Le dossier RDC est-il à l’ordre du jour ? L’incertitude demeure. Car, lots de son passage à Kins­hasa, la délégation du FMI est restée muette sur les conclusions de l’étude sur la viabilité de la dette, dernier contrôle impose par le FMI pour rendre son verdict.

Pour rappel, en mars der­nier, le FMI avait passé en re­vue, en collaboration avec les services de la Banque mondiale, le statut des déclencheurs PPTE, dont l’observance est une condi­tion pour l’atteinte du point d’achèvement et recevoir une réduction substantielle d’un allé­gement de la dette de la part des créanciers extérieurs.

Dans sa déclaration de tin de mission, le FMI avait note de «  hon progrès sur tous les fronts », faisant remarquer que l’observance des sept déclen­cheurs exigera des actions rapi­des de la part du gouvernement. Ceci, pensait-il, devait être faci­lité par le Comité de surveillance qui a été créé sous l’autorité du Premier ministre. «  Si tout va bien au niveau des autorités, annonçait-il, les services de la Banque mondiale et du FMI comptaient soumettre la de­mande d’allégement de la dette dans le cadre de l’Initiative PPTE et de l’Initiative de l’allégement de la dette multilatérale à leurs Conseils d’administration respec­tifs avant fin juin.

PPTE : réunions décisives au FMI et à la Banque mondiale les 29 et 30 juin 2010

La République démocratique du Congo est en train de parcourir son dernier virage pour atteindre le Point d’achement de l’initiative PPTE. La mission du Fonds monétaire international (FMI), qui a séjourné dernièrement à Kinshasa, pense qu’il n’y a presque plus aucun obstacle pour soumettre au conseil d’administration, fin juin, le dossier de la RDC pour le point d’achement. « Le gouvernement suivi de très prés le programme », a déclaré le chef de la mission, Robert York à l’issue d’Une réunion qui a regroupe vendredi dernier les représentants du FMI et de la BM à Kinshasa.

Le gouvernement est appelé, d’ici la fin du mois en cours, à consolider ses efforts pour a stabilité macroéconomique, par l’ajustement des dépenses et la maximisation des recettes. La Banque centrale du Congo devrait, pour sa part, porter des corrections nécessaires pour augmenter les avoirs en devises.

Selon l’APA, un protocole a été signé par les partis dans lequel le gouvernement s’engage, entre autres, à maintenir le rythme et assurer la bonne tenue de la stabilité macroéconomique (maintien de l’équilibre entre les dépenses et les recettes). Le Représentant résident du FMI à Kinshasa a révélé que  « presque tous les sept déclencheurs sont atteints ».

La Bm et le Fmi tiendront les réunions de leurs conseils d’administration respectivement le 29 et le 30 juin prochain. Forum des As publie les sept déclencheurs qui sont pratiquement accomplis comme la souligné M Samir Jhaja.

D.B/Forum des As


(TN/Milor/GW/Yes)